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Bamba Fall juge le « looser » Tanor

YERIMPOST.COM Bamba Fall, de passage ce week-end à Kaffrine, dans le cadre de la collecte de parrainages pour son candidat, n’a pris de gants pour cogner Ousmane Tanor Dieng: « J’ai mis en garde Ousmane Tanor Dieng ! Je lui ai dit que ce n’est pas à Nguéniène de nous choisir un maire. Je lui ai également dit que ce n’est pas à lui, depuis sa résidence de Fann, de nous choisir un maire. S’il était un tant soit peu capable de quelque chose, il n’aurait pas sabordé le Parti socialiste. Senghor est né dans la Petite-côte, Abdou Diouf n’a jamais perdu le département de Mbour jusqu’à son départ. Lui, Tanor, n’est même pas capable de gagner à Mbour. Sur 16 communes, il n’a pu remporter que deux. Il a été écrasé partout. Je l’ai dit à Macky Sall, s’il veut gagner quelque chose, ce n’est pas avec cet homme… A chaque fois que Tanor a été amené à cristalliser les espoirs, il a perdu. C’est un looser ! Tout ce qui lui a été confié lui a filé entre les doigts… »

Vidéo- Bamba Fall menace Macky Sall: « Il va remplacer Khalifa en prison si… »









Vidéo– Révocation de Khalifa Sall: Bamba Fall: «Ce n’est n’est pas un décret qui le fera sauter…»









Bamba Fall commente la décision du Parti socialiste de soutenir le candidat Macky Sall

YERIMPOST.COM La décision du Parti socialiste (Ps) de porter la candidature du président Macky Sall à la présidentielle de 2019 a fait réagir Bamba Fall. Le maire de la Médina, banni des instances dudit parti au même titre que Barthélémy Dias, Khalifa Sall et d’autres, a dit son appréciation sur les ondes de Zik FM. Bamba Fall se désole que le Parti socialiste se réduise en comité de soutien de l’Alliance pour la République. « Un petit comité des bénéficiaires des dons de Macky Sall qui se réunit en Secrétariat exécutif et qui parle au nom de tous les militants, ce n’est pas normal », assène-t-il. Avant de poursuivre: « Cela me fait très mal ! Le Parti socialiste que nous voyons aujourd’hui ne reflète plus les valeurs de Senghor. Ce parti est géré aujourd’hui par des chasseurs de primes, des gens qui émargent au palais et sur le budget de l’Etat. Donc, ces gens ne peuvent pas défendre le parti. Ils soutiennent la candidature de Macky Sall pour continuer à avoir leur gagne-pain. »


Libération de Khalifa Sall: Bamba Fall monte d’un cran

YERIMPOST.COM Ils avaient annoncé la couleur et le moins que l’on puisse dire est que la promesse était à la hauteur de l’attente. Les pro-Khalifa ont tenu leur sit-in ce vendredi devant les grilles de la Rts. Bamba Fall, maire de la Médina qui était de la partie, croit savoir que l’actuel locataire du palais de l’Avenue Léopold Sédar Senghor veut à tout prix éviter un face-à-face avec Khalifa Sall et Karim Wade. C’est pourquoi, dit Bamba Fall, il cherche à les liquider. Mais, selon lui, c’est peine perdue, car le maire de Dakar sera candidat à la présidentielle. « Le moment venu, des combattants exigeront sa libération! », menace le maire de la Médina qui promet une grande mobilisation des partisans de l’édile de la capitale sénégalaise ce lundi.



Bamba Fall se recentre sur Khalifa Sall et durcit le ton contre le pouvoir

YERIMPOST.COM Bamba Fall semble s’être ressaisi. Après des critiques de toutes parts sur son amitié subite avec le camp présidentiel, le maire de la Médina réapparaît plus soudé que jamais à Khalifa Sall. C’est ainsi qu’il a été aperçu, ce vendredi 8 juin, à une cérémonie de récital de Coran dédiée au maire de Dakar emprisonné dans le cadre de l’affaire dite de la caisse d’avance. Approché par nos confrères de VoxPopuli, Bamba Fall s’est exprimé sur l’accélération décriée du dossier de Khalifa Sall devant la Cour d’Appel. Selon lui, tout est fait à dessein. « Le dépôt des candidatures à la présidentielle va bientôt démarrer. Pour éliminer Khalifa Sall de la course, ils veulent accélérer son dossier afin qu’il soit condamné définitivement… Il y a des directeurs de sociétés, membres de l’Apr, qui ont été épinglés par des audits, ils vaquent tranquillement à leurs occupations. Pourquoi dans ce pays il n’y a que deux dossiers judiciaires ? Celui de Khalifa Sall et l’affaire Imam Ndao ? Et les autres dossiers ? »
A la question de savoir si, en cas de condamnation, Khalifa Sall bénéficiait d’une grâce présidentielle, Bamba Fall a apporté une réponse catégorique: « Khalifa Sall n’a pas besoin d’une grâce ! Il n’a rien fait… En cas de grâce, il n’aura plus la possibilité de briguer le suffrage des Sénégalais et il va même perdre la mairie… Le jeu de ces gens-là est un jeu de yoyo que tout le monde a compris. »


Audio- Le sous-préfet de Dakar-Plateau accuse Bamba Fall d’avoir voulu privatiser un espace scolaire





Bamba Fall fait taire les rumeurs

YERIMPOST.COM Bamba Fall ne laisse plus place au doute. Khalifa il a été, Khalifa il restera. Le maire de la Médina a profité du grand rassemblement qu’il tenait, dans le but de dénoncer les abus du sous-préfet de Dakar, pour réitérer son engagement aux côtés du maire de la capitale. Pour la présidentielle prochaine, Bamba Fall n’a qu’un candidat, et c’est bien Khalifa Sall. « Les politiciens qui mentent en soutenant que j’ai mangé l’argent d’une tierce personne ont tout faux… Je ne cours derrière personne », a déclaré Bamba Fall devant une foule acquise à sa cause. Le maire de la Médina a également répondu aux accusations disant qu’il avait encaissé 40 millions du pouvoir. « Je n’ai pas besoin de 40 millions », a-t-il rétorqué.



Attaque contre Macky Sall, le sous-préfet, Seydou Guéye et Mankoo… Bamba Fall ne connait plus ses adversaires

Bamba, le sous-préfet n’est pas votre adversaire.

On se rappelle que lors de la campagne des élections législatives, le maire de la Médina Bamba Fall ne cessait de tirer à boulets rouges sur les autorités administratives, en l’occurrence le Sous préfet Djiby Diallo qu’il accusait entre autres de vouloir frauder les élections à la Médina en faveur de Bby en y installant des bureaux fictifs. Malgré toutes ces accusations fallacieuses et infondées, il est sorti victorieux dans sa commune.




Sachant qu’il avait accusé à tord un honnête fonctionnaire de l’Etat, il s’est rectifié lorsqu’il  recevait une délégation du chef de l’Etat suite au décès de son oncle en tressant les lauriers au Sous- préfet Djiby Diallo et au commissaire de la Médina.

Quelques temps après, il revient à la charge  avec une sortie calamiteuse dans laquelle il tire encore sur M. Diallo  et le Sg du Gouvernement. Il doit comprendre que Djiby Diallo n’est pas son adversaire. C’est un fonctionnaire et non un politicien.  Ce monsieur  qui a abattu un travail remarquable dans la capitale mérite respect et considération.

Comment un sous-préfet  peut recruter des nervis pour attaquer la mairie de Médina comme le prétend Bamba?

  1. Fall jouit-il de toutes ses facultés mentales?

Pourtant dans la circonscription de Dakar-Plateau, il y a des maires appartenant à la mouvance comme Jean Baptiste et Ousmane Ndoye et des maires de l’opposition comme Palla Samb et Bamba Fall. Seul ce dernier s’acharne sur Jack Bauer dont le travail à la tête de Dakar-Plateau a été apprécié par tous ses administrés y compris l’incontournable avocat Me Bamba Cissé à travers sa page Facebook.

Ses sorties catastrophiques ne révèlent-elles pas que le maire de la Médina nourrit une haine contre Djiby Diallo et Seydou Gueye ?

Un ancien sous-préfet de Plateau disait que lorsqu’il débarquait à la tête de cet arrondissement si stratégique, il y avait trouvé des maires responsables  comme Abdoulaye Makhtar Diop  qui étaient conscients de leurs missions. Mais malheureusement sous Jack Bauer , il y a des maires analphabètes qui, sous d’autres cieux, ne pourraient même pas être  chef de quartier.

De toute façon, Dakar-Plateau se souviendra à jamais de Djiby Diallo, le sous-préfet le plus célèbre de cette circonscription depuis l’indépendance. Du procès de Habré au parrainage en passant par les procès de Khalifa sall, de Cheikh Bétio, de Karim Wade, il s’est fait remarqué en assurant les populations face aux menaces de troubles à l’ordre public.

Les étudiants de la promotion sortante 2017 du Département d’Odontologie avaient fait de lui leur parrain et ambassadeur. A la question de savoir pourquoi ils ont porté leur  choix sur la personne du sous-préfet, ils indiquent que c’est un homme soucieux de ses administrés et on leur a dit que c’est un homme intègre.

Au-delà même de la personne de Djiby Diallo, les autorités administratives doivent être respectées. Elles n’ont rien à voir avec la politique et elles sont souvent attaquées et diabolisées, pour la plupart, par les politiciens qui les accusent d’être de connivence avec le régime en place. Malheureusement, elles n’ont pas la possibilité de répliquer.

Le Gouverneur tout comme le préfet et le sous-préfet ne roulent jamais pour un parti politique. Ils sont des délégués du Chef de l’Etat, ils représentent le Premier ministre et chacun des membres du Gouvernement ; ils incarnent l’Etat partout où ils sont ; Ils ont eu ce statut  avant l’avènement de Macky Sall et ils le garderont au terme du mandat de ce dernier.

« Les grands esprits discutent des idées ; les esprits moyens discutent des événements et les petits esprits discutent des gens », nous enseigne Roosvelt. Si on s’en tient à cette assertion, on peut dire que le maire de Médina, l’ancien « Modou-Modou d’Italie » a un petit esprit car  il ne parle que de  Djiby Diallo,  de  Cheikh Bâ, de Seydou Gueye etc. Ce dernier qu’il a taxé récemment de fumeur de Yamba n’a jamais tenu des propos déplacés en son encontre. Qu’on l’aime ou pas, le porte-parole du Gouvernement fait parti des rares pontes du régime qui défendent leurs idées avec des arguments solides sans calomnier ou insulter qui que ce soit.

« Ignorance et arrogance ne riment pas seulement, ils vont souvent de pairs », disait l’autre.

Non seulement Bamba est arrogant mais il est ignorant et incohérent. Lors de sa fameuse déclaration, il a laissé entendre qu’avec l’acte III de la décentralisation les mairies ne sont plus sous la tutelle du commandement. Plus loin, il indique que le seul droit qui reste au sous-préfet de Dakar-Plateau, c’est le contrôle de la légalité des actes du maire. Quelle incohérence!

Le contrôle de légalité est la synthèse de toute l’action administrative dans la commune car tous les actes pris par le maire sont forcément approuvés  par l’autorité administrative. Mieux, si le Conseil Municipal  vote une délibération alors qu’elle n’est pas approuvée par le sous-préfet elle est nulle et non avenue ; elle ne pourra pas être exécutée. Il y va de même  pour les conventions qui lient les maires. Là aussi, sans l’approbation du sous-préfet, cette convention est nulle et non avenue. Et pour le cas d’espèce, si le maire Bamba Fall minimise le contrôle de légalité, cela démontre l’ignorance qu’il doit avoir pour la gestion d’une collectivité locale. C’est ce qui justifie d’ailleurs que toutes les réalisations qu’il a eu à faire n’ont pas fait l’objet  d’appel d’offre. Pire, il s’est autocréé « une régie» pour pouvoir, aujourd’hui, s’autopayer de toutes ces taches en utilisant ses propres ouvriers qui n’ont aucune qualification pour construire des salles de classes sans aucune norme légale. En s’attaquant aux autorités administratives, cela démonte encore une fois qu’il perd de cibles  et d’adversaires car s’il était «  un bon élève » il n’aurait jamais eu de problèmes avec le sous-préfet  qui est apprécié par ses autres collègues maires qui souhaiteraient l’avoir comme collaborateur.

Bamba Fall a détruit l’école Nago Samb qui était de 12 classes pour en construire seulement 6. L’école Médina 2 est raillée de la carte scolaire. Mon cher Bamba, dites-nous où est passé l’argent encaissé auprès d’Auchan, en plus des chinois. On a pas encore oublié le terrain qui était destiné aux Mourides qui aujourd’hui est mis en en location et une partie est en train d’être cédée frauduleusement  à une banque de la place. C’est ce qu’a compris la jeunesse de la Médina qui déplore les ruses et les mensonges de leur  maire pour détourner leur patrimoine. Mieux aujourd’hui, le maire devrait s’expliquer  sur le contrat qui le lie à l’usine de pavage qui constitue  un grand scandale au niveau de la ville de Dakar à cause de Bamba Fall.

N’est-il pas aujourd’hui temps pour que nos élus aient le minimum de niveaux intellectuels et de compétences pour pouvoir diriger des élites. Le maire Bamba Fall  ferait mieux d’apprendre et de savoir que la mairie de Médina ne peut pas être considérée comme un lieu où vivent seulement les marchands ambulants, le seul métier qu’il a de sa vie.  A force de vouloir tricher   tout le temps et oublier qu’il ya une fin à toute chose, on peut être gêné par un sous-préfet comme Djiby Diallo qui, depuis son arrivée à Dakar, est plus proche de ses populations que ses élus  eux mêmes.

Si on ose déclarer la guerre au Chef de l’Etat en exercice, un ministre de la République et le sous-préfet Djiby Diallo dont le seul tord est d’avoir demandé au maire de se conformer à la légalité.




La fin de règne de Bamba Fall a sonné à cause de son incompétence, de son incohérence, de son inconstance et surtout de son jeu mal calculé. Tantôt, il tire sur la coalition Mankoo Taxawu Sénégal parce qu’ils ne lui ont pas présenté leurs condoléances suite au rappel à Dieu de son oncle. Tantôt , il tire sur le pouvoir ; M . Fall a vraiment perdu ses repères.

Vous avez  intérêt à expliquer et justifier les couts de vos réalisations  et surtout des entreprises qui les ont réalisées.

N’est-il pas temps que les services de contrôle de l’Etat tapent à sa porte.

De qui se moque-t-on ?

Moudir Thiam FSJP-UCAD

moudir10000@gmail.com

Seydou Guéye répond à Bamba Fall qui, selon lui, a besoin d’un psychiatre

YERIMPOST.COM La déclaration de Bamba Fall n’a pas laissé le Secrétaire général du gouvernement de marbre. Seydou Guéye, interpellé par nos confrères de l’Observateur, a déclaré: « Je ne suis pas un lâche, je n’avance jamais masqué. » Le porte-parole du gouvernement est plutôt d’avis que ce sont les médinois, non contents du projet du maire d’installer un gazon synthétique dans la cour d’une école, qui sont sortis manifester leur courroux. A la question de savoir si oui ou non il a recruté des nervis pour saccager la mairie, Seydou Guéye a répondu qu’il ne trempe pas dans ce genre de pratique. « Maintenant, s’il (Bamba Fall) veut m’impliquer, je suis d’accord pour défendre les intérêts de la Médina… Il est angoissé par mon fantôme, il n’a qu’à aller se faire soigner chez un psychiatre ! » Sur les relations entre le maire de la Médina et le président de la République qui risquent de se dégrader par le fait de cette animosité qui l’oppose à Bamba Fall, Seydou Guéye a ajouté: « Bamba Fall n’a aucune conviction dans sa vie si ce n’est son propre intérêt. Il n’a qu’à déclarer la guerre à qui il veut, nous, nous allons nous occuper de défendre la Médina et pour la réélection du président Macky Sall. »



Bamba Fall taxe le sous-préfet de menteur et Seydou Guéye de fumeur de marijuana

YERIMPOST.COM La guerre est déclarée et que le meilleur gagne ! Telle est aujourd’hui la position du maire de la Médina face au président Macky Sall avec qui il affichait une amitié que d’aucuns avaient fini de qualifier d’indécente. Le 1er mai, alors que les travailleurs marchaient pour fêter cette journée qui leur est dédiée, des jeunes ont fait irruption dans les locaux de la mairie de Bamba Fall pour les saccager. Un acte qui, selon le maire socialiste, porte deux signatures: Seydou Guéye et Djiby Diallo, sous-préfet de Dakar. « Ces deux ont payé des nervis entre 3000 et 5000 francs pour faire la sale besogne. Ils savaient qu’en ce jour férié ils n’allaient pas trouver de résistance », a déclaré Bamba Fall. Le maire de la Médina ne s’est pas limité à ces déclarations puisqu’il a nommément cité le Secrétaire général de la présidence et le sous-préfet de la capitale à qui il a asséné: « Le sous-préfet est un affairiste, un politicien menteur! Je le dis et le redis, c’est un menteur ! Et un ministre qui consomme de la marijuana n’aura jamais aucune chance de gagner à la Médina. S’il faut que je retourne en prison, j’y retournerai. »



Vidéo- Révélations de Barth sur Khalifa Sall, Bamba Fall, le candidat de son camp, les juges…




Contribution: Et si Bamba Fall était au centre d’un deal politique orchestré entre Macky et Khalifa Sall

 

Depuis un mois, le plus proche lieutenant de Khalifa Sall, Bamba Fall est devant le feu des projecteurs des médias par ses accointances avec le pouvoir. Ces sorties répétées nous poussent à faire des analyses et à se poser des questions.

 

« Ce que disent les gens ne m’intéressent pas. Ce que je vais faire maintenant, c’est de libérer Khalifa Sall. Et au lendemain de sa libération, je saurai quoi faire. Pour le moment, je ne négocie rien ». à dit récemment Bamba FALL.

 

Pour le moment il négocie rien, et pour Demain ?

Cette question mérite une réponse toute particulière. D’où ma question Bamba est – il au centre d’un grand deal mise en place pour libérer Khalifa Sall, s’allier avec l’APR et ainsi anéantir les ambitions du tenace Idrissa Seck ? Je donne ma langue au chat !





La politique et la ruse ne vont-elles pas de concert ? En tout cas, Me Abdoulaye Wade surnommé « Ndiombor » ne va certainement pas nous démentir.

Ses dernières sorties récentes entrent dans le lot de la realpolitik sénégalaise. Toujours est il que Bamba Fall n’est pas n’importe qui dans l’entourage de Khalifa SALL. La preuve, ce dernier au lendemain de la sortie de Bamba Fall remerciant vivement Macky Sall devant le premier Ministre Boune Dionne, il avait sommé son équipe politique de ne jamais dire du mal de lui. Et dans une vidéo récente, Youssou Mbow, ex responsable des enseignants socialistes, affirmait que « jusqu’à preuve du contraire, il reste dans le combat pour la libération de Khalifa Ababacar Sall ».

 

En plein procès, Bamba avait dit que rien ne sera laissé en rade pour sortir leur leader des mains de Dame Justice. Nous sommes là et nous veillons au grain et Khalifa Sall ne sera jamais sacrifié.

 

L’autre équation à plusieurs sorties est Idrissa Seck qui est en train de faire son envolée sur les sondages politiques. Pour l’Etat, libérer Khalifa sans fond politique, amputé de ses lieutenants, Bamba Fall et … Barthélémy Diaz, causerait moins de dégâts en 2019 que le futé et imprévisible Idy ! Et nous parlons bien de Barth ! Et c’est Youssou Ndour qui a été choisi pour s’en charger. Qui ne se rappelle pas de la sortie teintée de You à l’émission « face to face » affirmant que  » Barthelemy Dias est mon pot » sic !

Sur les accusations portées contre Youssou Ndour à propos de la caisse d’avance, le maire de Mermoz –Sacré Cœur avait plaidé en sa faveur : « Youssou a bénéficié de soutiens non pas en tant nécessiteux, mais en tant qu’ambassadeur de la culture sénégalaise. Youssou Ndour, on l’aime ou pas, est un ambassadeur du Sénégal. Youssou Ndour est une référence pour le Sénégal »

 

Quid d’un deal sur le dos du PS et de Tanor

Au delà de toutes ces considérations, un point noir risque de capoter ce supposé deal politik ! C’est le PS et tout Benno dont l’APR et le PS sont membres fondateurs. En effet, un rapprochement entre pro-khalifa et l’APR sera perçu comme une trahison de la part du chef de l’Etat. Mais comme la politique a ses raisons que la raison ne percevra jamais, l’avenir nous édifiera !

Mais pour le moment tout ceci n’est que suppositions basées sur l’          analyse de l’actualité politique au pays de Senghor !

 

 

 

Mamy LEYE / SAMAREW Group

www.samarew.com

 



Vidéo: Bamba Fall et Aliou Sall: ambiance gaie… Bamba a fait son choix





Bamba Fall mi-figue mi-raisin au rassemblement des pro-Khalifa à la mairie de Dakar

YERIMPOST.COM Bamba Fall dans la cour de la mairie de Dakar. C’était hier, mercredi 7 mars marquant l’an 1 de la détention de l’édile de la capitale sénégalaise. Le maire de la Médina, qui a répondu présent, était l’attraction du jour. Dans son discours très attendu, Bamba Fall s’est défoulé sur le régime de Macky Sall. Il estime que si Khalifa Sall est en prison, c’est parce qu’il fait peur. «L’acharnement du régime actuel sur Khalifa Sall est pire que l’Apartheid… Mais le verdict des Sénégalais est déjà sorti et, après le 30 mars, nous n’accepterons plus son emprisonnement», a déclaré Bamba Fall tout en restant très évasif sur son potentiel ralliement à la cause de l’actuel locataire du palais. Le maire de la Médina promet d’aviser le moment venu. Mais, pour l’heure, il clame son khalifisme.

Exclusif! Bamba Fall et une poignée d’hommes de l’ombre pilotent une négociation entre Macky Sall et Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Que tous ceux qui, dans les entourages respectifs du chef de l’Etat, Macky Sall, et du maire de Dakar, Khalifa Sall, nient toute négociation entre les deux hommes, se ravisent. Ils se trompent peut-être de bonne foi mais la réalité est toute autre. Le locataire du palais de l’Avenue-Léopold-Sédar-Senghor et le pensionnaire le plus célèbre de la prison de Rebeuss se parlent par Mahammed Boun Abdallah Dionne, Bamba Fall et deux hommes de l’ombre interposés.

Pivot central de la négociation, Bamba Fall n’a jamais caché sa position depuis l’éclatement de cette affaire: il faut parler au pouvoir, trouver un compromis, faire libérer Khalifa Sall… C’est depuis sa cellule de prison que le maire de la Médina a entamé les pourparlers. Il a commencé par négocier sa propre libération par le biais de Mahammad Boun Abdallah Dionne. Puis, il s’est notoirement rapproché du pouvoir, rencontrant ostensiblement le président de la République et le Premier ministre.

Alors que certains supputent qu’il cherche à transhumer et que d’autres pensent qu’il joue, lui négocie avec les deux têtes de l’Exécutif les conditions de la libération du maire de Dakar. Au fil de l’avancée des pourparlers, il briefe des hommes de l’ombre qui, eux, se rendent souvent, sans crier gare, à la prison de Rebeuss, recueillent le point de vue de Khalifa Sall, ses points de désaccord, ses concessions sur d’autres, ses réserves, ses suggestions…

Les retours de ces hommes passent par Bamba Fall pour arriver au sommet de l’Etat. Voilà pourquoi l’édile de la Médina est aujourd’hui le seul politique de ce niveau à parler à la fois à Macky et à Khalifa. Le pouvoir le reçoit à bras ouverts. Khalifa Sall a interdit à ses hommes et à ses femmes de l’attaquer.

Yerimpost est en mesure d’écrire que Mahammed Dionne, Bamba Fall et les deux missi dominici négocient à fond la caisse. Ils se donnent comme deadline le 30 mars 2018, date d’annonce de la décision du tribunal avant laquelle un accord doit être trouvé. Le fil conducteur de leur mission est claire: organiser la libération de Khalifa Sall dans des conditions qui ne menacent ni l’image ni la survie du pouvoir. Vaste chantier.

En attendant de le réaliser, Bamba Fall a récemment confié à l’un de ses confidents: « C’est enfantin d’insulter et d’attaquer. Tous ceux qui mettent de l’huile sur le feu n’arrangent pas les affaires de Khalifa. Ce sont des agissements d’enfants. Moi je suis un adulte. Je me suis fixé comme objectif de faire sortir Khalifa de prison. La prison n’est pas douce. » Après y avoir passé des mois, il sait de quoi il parle…

 

Bamba Fall essaie de faire taire les rumeurs

YERIMPOST.COM Le maire de la Médina n’entend pas trahir son ami et frère Khalifa Sall. Sa récente sortie, qui avait suscité une polémique quant à son rapprochement avec les tenants actuels du pouvoir, Bamba Fall n’en pipe mot et préfère se battre pour la libération de l’édile de Dakar. Potentiel candidat à la succession de Khalifa Ababacar Sall à la mairie de la ville, le tout nouveau « ami » du chef de l’Etat a déclaré qu’il n’est pas sur la liste des candidats puisque le maire Khalifa Sall sera bientôt de retour aux affaires. Car, dit-il, Khalifa Ababacar Sall n’a rien fait de ce qu’on lui reproche. Sur la présidentielle prochaine, le maire de la Médina a ajouté qu’il n’a qu’un seul candidat et c’est Khalifa.

Exclusif! Tout sur le mouvement que va créer Bamba Fall

YERIMPOST.COM Yerimpost est en mesure d’écrire que le maire de Médina, Bamba Fall, exclu du Parti socialiste (PS), et en voie d’entrer sous l’escarcelle du pouvoir, a choisi de créer un mouvement en guise de cadre d’action politique.

Ce mouvement, dont la dénomination devrait contenir le mot « socialiste », va abriter les membres du cabinet de Bamba Fall qui lui sont restés fidèles après son extraordinaire revirement ainsi que les militants qui forment son irréductible électorat médinois.

Pareil organe politique va être lancé à grande pompe, dans le cadre d’une mobilisation populaire au cours de laquelle Bamba Fall va mesurer la part de son électorat qui est prête à le suivre dans ce qui est clairement un divorce d’avec le maire de Dakar, Khalifa Sall, éloigné du terrain politique par son emprisonnement.

Soucieux de rester socialiste, pour ne pas renier son idéologie politique, Bamba Fall n’entend pas rejoindre l’Alliance pour la République (APR), le parti présidentiel. Il compte toutefois soutenir le chef de l’Etat, Macky Sall, à l’élection présidentielle de février 2019.

Pour ce faire, il va trouver un accord avec la famille politique du président de la République. Il est vrai que cette grande gueule, maire d’une importante commune de la capitale, ne doit pas se laisser phagocyter par le parti présidentiel. Il doit continuer à exister pour pouvoir exercer la fonction à lui assignée: drainer les électeurs du candidat « invalidé » Khalifa Sall vers Macky Sall. Vaste chantier !



Trahison de Bamba Fall: la réaction de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM A l’intention de l’un de ses proches, qui s’offusquait de l’annonce de la transhumance de Bamba Fall, le plus célèbre pensionnaire de la prison de Rebeuss a fait un commentaire à tout le moins surprenant. Totalement blasé, sans doute aguerri par les nombreux coups et trahisons qu’il a subis au cours de ces derniers mois, Khalifa Sall a lâché, résigné: « Dans cette vie, la meilleure manière de se protéger c’est de s’attendre à tout de la part de tout le monde. Cela évite de subir des chocs causés par de mauvaises surprises. » En dépit de l’insistance de son interlocuteur, a appris Yerimpost, le maire de Dakar a refusé d’entrer dans le détail des faits et de citer le nom de Bamba Fall. Et a poursuivi, philosophe: « Les êtres humains sont ce qu’ils sont. Il vaut mieux chercher à les comprendre plutôt qu’à les blâmer. Il ne sert à rien de s’indigner. Cela ne change rien à la nature humaine. Jamais on n’arrive à cerner un être humain. Il est opaque. » Tout est dit sans être dit dans ces commentaires…



Exclusif! La réponse sèche de Serigne Mbaye Sy Mansour à Bamba Fall

YERIMPOST.COM A la tête d’une forte délégation, le maire de la Médina est allé, samedi 17 février, rendre une visite de courtoisie à l’un de ses illustres administrés, Serigne Mbaye Sy Mansour, en sa demeure qui surplombe Soumbédioune.

Voila, selon une des sources présentes qui s’est confiée à Yerimpost, ce que Bamba Fall a dit au khalife général des tidjanes: « Je suis venu pour vous demander de prier pour Khalifa Sall et d’intercéder pour lui auprès du président de la République, Macky Sall, afin qu’il sorte de l’épreuve qu’il est entrain de vivre. »

Réponse de celui qui est surnommé « Pa Allemand » en raison de sa sévérité: « Je suis certes l’ami de Macky Sall et de son épouse. Mais jamais je ne parle politique avec eux. Il m’est arrivé d’accompagner feu Serigne Abdoul Aziz Al Amine intercéder auprès de Macky Sall pour Khalifa Sall. Je ne vous dirai pas toutefois ce qui s’est passé au cours de la rencontre. Il y a une seule chose que je puisse faire, c’est prier Dieu. Mais ne comptez pas sur moi pour me mêler de politique. »



Contribution: Non, Monsieur le maire Bamba Fall !

Nous sommes tellement empêtrés dans une certaine hypocrisie sociale que tout semble possible au pays de la Teranga. La mort nous révèle trop souvent la face la plus hideuse de la société sénégalaise. Nos politiciens professionnels utilisent à bon escient les cérémonies funéraires pour dévoiler aux citoyens sénégalais leur propension légendaire à changer de posture et  à faire preuve de plus d’humanité alors qu’au même moment ils dirigent le pays dans l’opacité, la terreur, l’impunité de certaines autorités épinglées par les corps de contrôle de l’Etat  voire ourdissent même des complots afin de faire taire toute voix dissidente. Le président de la République, monsieur Macky Sall est coutumier des faits. Il se pavane dans les moments de deuil chez des personnalités politiques en vue de témoigner de sa compassion. Mieux, s’il ne peut pas se déplacer pour diverses raisons, il ameute la République et ses thuriféraires les plus zélés qui sont passés maîtres  dans l’art de la flagornerie pour exécuter le baiser de Judas. Le deuil au Sénégal n’est plus un moment de recueillement et de prière pour le défunt. Il sert de tribune pour beaucoup de nos compatriotes en vue d’étaler devant la foule leur puissance financière ou leur talent d’orateur sans la moindre retenue. Nos autorités publiques affectionnent ces moments de tristesse pour les familles éplorées pour en faire une tribune politique visant à mettre en relief les liens de fraternité, de partage entre les responsables des partis politiques. Nous sommes très vite gagnés par l’émotion pour que les plus naïfs d’entre nous se jettent à force de discours de rapprochement dans les bras de leurs tortionnaires. Je pense que notre compatriote monsieur Bamba Fall, le maire de la Médina est tombé dans le piège de notre président par défaut, monsieur Macky Sall . Je reste persuadé que le président de la République instrumentalise à dessein cette épreuve familiale de monsieur Bamba Fall pour essayer d’arrondir les angles au même moment où son procureur de la République,  monsieur Serigne Bassirou Gueye livre au tribunal le réquisitoire de la condamnation du maire de Dakar monsieur Khalifa Ababacar Sall. Cette situation ubuesque est indigne de la République. Le président de la République,  monsieur Macky Sall est vraiment tombé dans le déshonneur en envoyant une forte délégation chez le maire de la Médina monsieur Bamba Fall alors qu’il a peu temps il était le bras armé de la direction du parti socialiste de monsieur Ousmane Tanor Dieng pour vous réduire en silence. Quoique vous puissiez penser de lui aujourd’hui, les faits d’armes de notre président – politicien monsieur Macky Sall sont encore vivaces dans notre mémoire collective. Les faits sont têtus. Non, monsieur Bamba Fall. L’action politique du président Macky Sall ne témoigne pas de sa bonté. En effet,  il est en conflit permanent avec la vertu. Un homme bon voire vertueux ne peut pas se permettre de manquer d’élégance républicaine comme le président Macky Sall le fait de manière ignoble et déloyale dans l’affaire politico-judiciaire du maire de Dakar, monsieur Khalifa Ababacar Sall. Il est vrai que vous êtes un fils de la République et que le pays a besoin de l’effort de tous ses enfants pour construire son développement socio-économique en vue du bien être de l’ensemble du corps social. Toutefois, il existe une limite insurmontable à ce paradigme : le devoir de fidélité à un engagement citoyen de combattre l’injustice du pouvoir et in fine l’asservissement de la justice. Nous partageons votre douleur en tant que simple compatriote loin de toute appartenance à une chapelle politique.  Le combat pour l’instauration et la défense de nos valeurs républicaines doit prendre le dessus sur tous ces moments inhérents à la vie humaine. Je ne vous connais que par le biais du paysage médiatique et j’estime encore et maintenant que votre combat contre le régime du président Macky Sall est légitime. Votre regretté oncle a sans doute souffert avec effroi de votre séjour en prison orchestré par le régime du président Macky Sall. Votre emprisonnement était uniquement motivé par votre noble refus de vous soumettre au diktat du secrétaire général du PS, monsieur Ousmane Tanor Dieng. Mon analyse sur les travers du pouvoir transcende les personnes. Il ne s’agit pour moi en aucune façon d’attaques ad personam. Je m’engage uniquement que pour ce qui me semble être le meilleur pour le peuple sénégalais. C’est pour cette raison seulement que je vous interpelle dans ce sens afin que vous ne répondez pas à cet appel opportuniste des sirènes du pouvoir de monsieur Macky Sall, président de la République par devoir de mémoire et de fidélité. Le combat citoyen contre le régime déloyal,  cupide, clanique du président Macky Sall,  faible voire incapable de défendre nos intérêts légitimes ou potentialités économiques devant la France, fossoyeur de nos valeurs doit être l’affaire de tous nos compatriotes soucieux de la dignité intrinsèque de la nation sénégalais n’en déplaise les flagorneurs attitrés du roi de la cour de Benno Bokk Yakaar.  Le jugement de l’histoire est dévastateur pour tout homme politique obnubilé par la recherche effrénée des délices du pouvoir. Certes, vous êtes un homme libre. Cependant, cette liberté que vous revendiquez en tant que responsable politique doit être mise au service exclusif de la défense des valeurs de la République et des intérêts légitimes de l’ensemble du corps social sénégalais. Toute autre attitude relève entre autres de la duplicité, de l’escroquerie politique, d’un manque de courage devant l’adversité voire de la lâcheté de se ranger derrière un homme et/ou un régime politique qui à la fois bafoue les droits constitutionnels des citoyens sénégalais et opprime de fait le peuple avec la complicité bienveillante d’une certaine élite intellectuelle corrompue et d’une classe maraboutique exsangue. Même pour tout l’or du monde, vous ne devrez jamais accompagner le président de la République, monsieur Macky Sall en raison même de ce que subit actuellement le maire de Dakar, monsieur Khalifa Ababacar Sall par un besoin de vengeance, de méchanceté, de lâcheté voire de la peur du pouvoir sur un homme qui a osé dire simplement non afin de préserver son désir d’autonomie et de liberté. Maintenant, il est temps pour vous soit de continuer le combat citoyen pour la défense des valeurs de la République, soit de rejoindre les prairies marrons de la coalition Benno Bokk Yakaar avec son cortège de désillusions, de reniements et de trahisons répétées à la nation sénégalaise. L’heure presse monsieur le maire Bamba Fall et il serait illusoire pour vous d’entretenir le flou en voulant jouer sur les deux fronts inconciliables.  Sachez toutefois que les citoyens sénégalais ne sont ni amnésiques ni idiots. Le changement, c’est maintenant aux côtés du peuple des sans voix meurtri par une gouvernance perfide voire nauséabonde du président Macky Sall à mille lieux des valeurs républicaines et du socle de nos vertus sociétales et qui scrute indéfiniment l’horizon avec effroi en quête de lendemains meilleurs.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

Transhumance de Bamba Fall: rencontres nocturnes, tractations secrètes…

YERIMPOST.COM Beaucoup pensent à tort que la sortie de Bamba Fall, indiquant clairement sa volonté de transhumer, est le fruit spontané d’une émotion suscitée par la forte délégation gouvernementale aux obsèques de l’oncle du maire de Médina. Il n’en est rien. C’est le résultat de longs pourparlers qui avaient débuté avant la sortie de prison, le 24 avril 2017, de Bamba Fall. Supportant très mal la détention, ce dernier a souhaité que Khalifa Sall négociât avec Ousmane Tanor Dieng ou rencontrât les autorités des confréries religieuses pour obtenir sa libération. Devant la lenteur du maire de Dakar, Bamba Fall a noué avec le pouvoir, par le canal de Mahammed Boun Abdallah Dionne, un dialogue qui a facilité son élargissement.

A sa sortie de Rebeuss, il a poursuivi ces pourparlers avec le Premier ministre et l’aurait, selon les mauvaises langues, aidé à empêcher la mise en place d’une liste commune PDS – Mankoo Taxawou Sénégal. Après les législatives au cours desquelles il s’est distingué par le torpillage de toute forme de convergence entre les pro-Khalifa parmi lesquels il était censé être et le parti d’Abdoulaye Wade, Bamba Fall a poursuivi les nombreuses rencontres avec Dionne.

Une fois avoir tout ficelé avec celui-ci, il a été introduit, début février 2018, nuitamment, à la résidence de Mermoz du chef de l’Etat où ce dernier a longuement discuté avec lui. Bamba Fall a accepté de coopérer, selon la source de Yerimpost. Les obsèques de son oncle étaient le prétexte idéal pour scénariser le soutien de Macky Sall et justifier sa volonté de transhumer. Mais c’était sans compter avec la réaction de l’opinion et celle de sa base politique. Dès le lendemain de sa déclaration d’allégeance à peine voilée à Macky Sall, le maire de Médina a vu son cabinet scindé entre les pro- et les anti-transhumance. Les responsables de sa mouvance au sein de sa commune l’ont rencontré pour lui signifier qu’il transhumerait seul. L’opinion publique a désapprouvé sans nuance… L’équation que doit résoudre Bamba Fall est sinon insoluble, du moins complexe.

Affaire Bamba Fall: Barthélémy Dias réagit

YERIMPOST.COM Très proche du maire de Dakar, Barthélémy Dias s’est prononcé sur ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Bamba Fall. Pour le maire de Mermoz Sacré-cœur, le maire de la Médina est et reste un frère et ami. Ceci dit, Barth se veut catégorique : « Ce que je peux dire c’est que Khalifa Sall n’attend rien du président de la République. » Une déclaration au cas où Bamba Fall serait tenté de plaider une clémence du chef de l’Etat en faveur du maire de Dakar.

Sorti de Rebeuss, pourquoi Bamba Fall n’y est-il plus reparti pour voir Khalifa Sall ?

YERIMPOST.COM Depuis ce jour du 24 avril 2017 où il a été libéré après quelques mois de détention, Bamba Fall n’a plus remis les pieds à la prison de Rebeuss. Jusqu’au moment où ces lignes sont écrites, il n’a pas franchi le portail de la maison d’arrêt et de correction pour rendre visite à Khalifa Sall. Officiellement, a appris Yerimpost, le maire de Médina explique cette carence par un fait: « C’est l’administration pénitentiaire qui m’a interdit d’accéder à la prison. » Il doit donc être le seul dans ce cas. Tous les autres maires des communes d’arrondissement ont multiplié les visites auprès de Khalifa Sall. 

On sait aujourd’hui que l’explication que servait Bamba Fall était bidon. En réalité, il a préféré couper tout contact avec le détenu le plus célèbre du Sénégal pour ne pas gêner ses pourparlers avec le pouvoir. De même, l’édile de Médina n’est allé que deux fois au tribunal de grande instance de Dakar pour soutenir Khalifa Sall, depuis le début du procès de celui-ci. Négociations quand tu nous tiens…

Transhumance de Bamba Fall: Les dessous d’une opération

YERIMPOST.COM L’orchestration de la présentation des condoléances du chef de l’Etat, Macky Sall, au maire de Médina, Bamba Fall, ne laisse plus aucun doute que ce dernier a fait ses valises pour rejoindre le camp présidentiel avec armes et bagages. La forte composition de la délégation conduite par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, le discours tenu par ce dernier et la réponse de Bamba Fall scellent la transhumance de l’un des opposants les plus virulents du pouvoir issu de l’alternance de mars 2012. Dionne a levé un coin du voile sur les dessous de l’opération politique en cours. Le chef du gouvernement a révélé avoir eu des rencontres avec l’édile, facilitées par la proximité entre leurs deux épouses. Ces pourparlers ont dû s’accélérer au lendemain des ennuis rencontrés par le futur transhumant dans son propre camp. Grognard de la tendance dissidente du Parti socialiste incarnée par Khalifa Sall, Bamba Fall s’est illustré, avant et après l’ouverture, le 23 janvier 2018, du procès du maire de Dakar pour détournement de deniers publics, par des déclarations fracassantes. Après avoir balancé bien des personnalités ayant profité des fonds de la caisse d’avance qui vaut à Khalifa Sall d’être poursuivi, il a proclamé Idrissa Seck candidat de ses camarades à la prochaine présidentielle de 2019. Ces sorties n’ont pas été du goût des proches du prévenu qui y ont vu une défense désastreuse pour Khalifa Sall mais aussi une manière de préjuger de sa condamnation alors que son procès commençait à peine. Critiqué dans son camp, mis en minorité voire marginalisé, Bamba Fall s’est brusquement tu. Pour ne reparler qu’à l’occasion de la réception des condoléances de Macky Sall suite au décès de son oncle. Et pour dire qu’il va rendre la monnaie de sa pièce au chef de l’Etat qui l’a plus soutenu dans l’épreuve que les membres de sa propre coalition. Entre-temps, il a dû faire une analyse qui l’a conduit à choisir de basculer vers le camp ennemi. Il s’est dit que Khalifa Sall, qui va être condamné, ne sera pas candidat à la présidentielle de 2019. Et que son camp ne votera pas pour Idrissa Seck mais trouvera un candidat en son sein, fidèle à sa conviction selon laquelle le PS doit avoir son candidat propre et refuser de soutenir tout prétendant issu d’un autre parti. Politique jusqu’à la caricature, cynique au-delà du raisonnable, le maire de Médina a compris, ne pouvant avoir intérêt à rejoindre n’importe quel autre parti d’opposition, qu’il avait une carte à jouer en ralliant le camp présidentiel. Cela va lui permettre de desserrer l’étau du pouvoir autour de la gestion de sa mairie, de bénéficier de plus de moyens et de marges de manoeuvre pour satisfaire sa clientèle électorale alimentaire. Il pourra ainsi rempiler en 2019 à la tête de la commune de Médina, surtout s’il est adoubé par le camp présidentiel. Nul doute que Macky Sall renforcera Bamba Fall pour le mettre dans les conditions de détourner à son profit ceux qui entendaient voter pour Khalifa Sall. Le très politique chef de l’Etat aura aussi en ce nouveau transhumant une grosse prise de guerre. Prendre à Khalifa Sall l’une de ses plus grandes gueules est en effet une victoire d’étape symbolique dans cette lutte à mort qui l’oppose au maire de la capitale. En un mot comme en mille, cette transhumance orchestrée à la faveur d’une présentation de condoléances, un rituel inscrit dans les moeurs de chez nous, est une opération politique dans laquelle aussi bien Macky Sall que Bamba Fall peuvent trouver leur compte. Seuls en pâtissent l’éthique en politique et le sens de la fidélité dans les relations humaines. Cheikh Yérim Seck

Non, Bamba Fall, vous n’avez pas le droit

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Non, Bamba Fall, vous ne deviez pas user des obsèques de votre oncle comme d’une tribune pour orchestrer votre transhumance vers les prairies présidentielles. Les hommes politiques de ce pays ne reculent certes devant rien pour dérouler leurs mises en scène politiciennes. Ils n’hésitent pas même à violer le tabou de la mort et à profaner sa sacralité. Vous êtes, toutefois, allé trop loin dans la scénarisation.

Non, Bamba Fall, vous n’avez pas le droit d’abandonner Khalifa Sall dans l’épreuve, alors que vous êtes soupçonné d’être parmi ceux qui lui ont causé ses ennuis en l’entraînant dans une rupture frontale brutale d’avec Macky Sall et Ousmane Tanor Dieng. Ce cynisme politicien bien de chez nous pousse certes à lâcher les perdants pour se rapprocher des vainqueurs. Mais ce n’est pas cela la vie.




Non, Bamba Fall, vous n’avez pas le droit de rejoindre Macky Sall avec armes et bagages après avoir été, ces dernières années, l’un de ses plus virulents pourfendeurs. Les politiciens professionnels nous ont certes habitués à manger leur vomi. Mais toute chose a une milite, y compris l’affairisme politicien.

Non, Bamba Fall, vous ne pouvez pas, après avoir été soupçonné d’être l’instigateur de l’attaque contre la Maison du Parti socialiste, ce qui vous a d’ailleurs valu un séjour en prison, rejoindre de facto la tendance Ousmane Tanor Dieng qui vous avait fait poursuivre. Notre classe politique ne fixe certes aucune limite morale à ses ambitions. L’éthique n’en constitue pas moins la garante de la dignité de l’action humaine.

Non, Bamba Fall, la politique ne se résume pas à une stratégie personnelle pour accéder au pouvoir et à la richesse. Nos politiciens sont certes capables de tout pour préserver leurs postes et privilèges. N’empêche, la politique dans le bon sens du terme reste la voie royale pour changer les mentalités et les conditions de vie des citoyens.




Non, Bamba Fall, vous n’avez pas le droit de trahir la mission de votre génération qui consiste à tirer un trait sur les pratiques clientélistes du passé. Nos politiciens n’ont certes aucun sens de leur mandat historique. Mais toute action sans perspective historique est pure vulgarité.

Non, Bamba Fall, vous n’avez pas le droit de brader votre pôle-position parmi les hommes politiques de la nouvelle génération. Vous êtes bien malgré vous l’une des jeunes pousses prometteuses. L’argent et les postes sont certes plus importants que les postures aux yeux de militants clientélistes. Mais ils ne sauraient être les seuls moteurs.

Non, Bamba Fall, vous n’avez pas le droit de critiquer vos bientôt ex-camarades pour justifier votre projet de transhumance. Les transhumants ont certes un besoin de se justifier, de trouver des boucs-émissaire, tant leur conduite est immorale. Mais c’est indécent d’accuser de rage ceux qu’on quitte pour se donner bonne conscience au moment du départ.

Non, Bamba Fall, le pouvoir et l’argent ne sont pas les seuls objectifs en politique. Sous nos cieux, ils constituent certes les seules finalités de l’action militante. Cela doit toutefois changer, pour laisser place aux convictions qui, seules, donnent du sens à l’engagement en politique.

Cheikh Yérim Seck



Bamba Fall tacle sa coalition et adoube Macky Sall

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