Blog de Cheikh Yerim Seck

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Ces trois autres maires proches de Khalifa Sall travaillés au corps par Amadou Ba…

YERIMPOST.COM Le pouvoir de Macky Sall n’a pas attendu la décision dans le cadre du procès de la caisse d’avance pour commencer à tenter de récupérer les grosses pointures proches de Khalifa Sall. Après Bamba Fall, débauché par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, Yerimpost est en mesure d’écrire qu’Amadou Ba est entré dans la danse, en sa qualité de patron politique de Dakar pour le compte du parti présidentiel.

Au moment où ces lignes écrites, celui qui est par ailleurs ministre des Finances est avancé dans ses négociations pour faire transhumer ces trois maires qui furent élus à Dakar sous la bannière Taxawu Dakar de Khalifa Sall. Il s’agit de Banda Diop, maire de la commune d’arrondissement de la Patte-d’Oie, Babacar Mbengue, son homologue de Maristes-Hann-Bel Air, et Palla Samb de Fann-Point E-Amitié. Le régime, qui sait que Khalifa Sall sera condamné, en a-t-il convaincu les proches de ce dernier pour les inciter à quitter un homme qui sera hors du jeu politique pendant des années ?

Me Samba Bitèye attaque Khalifa Sall au sujet de Youssou Ndour

YERIMPOST?COM Venu à la barre pour sa plaidoirie, Maître Samaba Bitèye, avocat de l’Etat, a bien égratigné Khalifa Ababacar Sall. L’avocat a évoqué les œuvres de charité du maire de Dakar qui se sont effectuées avec du « faux ». Ce qui est déplorable à ses yeux. Pire encore, Maître Bitèye dit ne pas comprendre l’aide du maire de Dakar à Youssou Ndour. « Prendre l’argent des pauvres pour acheter des billets pour faire la fête à Bercy est déplorable », a-t-il conclu.

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Lettre au vitriol d’Idrissa Seck à Macky Sall

YERIMPOST.COM Ci-dessous…

« Monsieur le Président de la République,

Par souci de transparence, je vous invite respectueusement à publier, sans délai, l’accord bilatéral sur le gaz signé avec la Mauritanie. Cet Accord n’a rien de confidentiel.

Une fois l’Accord publié, les spécialistes en la matière pourront dire, en connaissance de cause, si « vous travaillez dans l’intérêt des Sénégalais », comme vous l’avez clamé à Nouakchott.

Le contexte de la signature de cet Accord, n’a pas été serein. En effet, la signature de cet important Accord bilatéral s’est faite dans la précipitation, dans l’urgence et dans l’émotion. Ce qui, souvent, ne garantit pas les meilleurs résultats dans des tractations de cette importance. Un Accord bilatéral de cette complexité exige une préparation et un processus de décision minutieux.

Par ailleurs, vous avez refusé, M. le Président, d’annuler le permis octroyé à Petrotim qui est entaché d’irrégularités établies. Pire, vous l’aviez reconduit précipitamment sur présentation de votre ministre Aly Ngouille Ndiaye de façon SURPRENANTE, IMPRODUCTIVE de recettes pour l’Etat et RISQUÉE. Risquée car porteuse de poursuites judiciaires futures autour des “droits” et “titres” octroyés qui ont pour substrat des actes susceptibles d’invalidation.

Cela ne protège pas les intérêts des 15 millions de Sénégalais sauf de deux d’entre eux: vous-même et votre frère.

Je vous renouvelle mon invitation à vous pencher sur les intérêts supérieurs de notre peuple dont vous ne semblez plus percevoir la détresse et l’indignation du fait de l’épaisse fumée noire que vos proches dressent suicidairement entre vous et vos compatriotes, paysans, enseignants, étudiants…

L’un de ces derniers m’a dit ceci: “Macky Sall fait tout ce qu’il peut mais Il peut PEU” car il a fermé son accès à la vérité.

Pour conclure, permettez moi de partager avec vous cette sagesse peulh, apprise à Madinatoul Houda, dans le Velingara: le bon chef doit porter deux noms: Togneha ( Celui qui ne fait pas outrage) et Yoptatako (Celui qui ne se venge pas). Cela vous aurait évité le portrait que fait de vous Monsieur Boubacar SADIO, Commissaire de Police divisionnaire de Classe Exceptionnelle, Ancien Directeur Général Adjoint de la Police Nationale. »




Respectueuse considération
Idrissa Seck
President de Rewmi

Pour notre dignité nationale, l’Etat doit ramener Lamine Diack au Sénégal

YERIMPOST.COM Lamine Diack a 85 ans. Il a atteint l’âge canonique, celui auquel, selon les Ecritures, même Dieu est indulgent à son égard. Pourtant, il vit depuis plus de deux ans et demi dans une prison dorée à Paris, assignée à résidence par une interdiction de sortie du territoire. En cause, des malversations qui lui sont reprochées et qu’il est soupçonné d’avoir commises avec la complicité de son fils, Massata Diack, dans le cadre de ses fonctions de président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF).

Si nul ne saurait revendiquer l’impunité ni l’exemption de reddition de comptes au profit d’un responsable de ce niveau, on peut s’interroger sur la brutale sévérité avec laquelle ce Sénégalais de premier plan dans le mouvement sportif mondial a été traité par la justice française. Alors qu’il présidait l’UEFA, le Français Michel Platini a été accusé d’être impliqué dans des malversations portant sur des montants plus importants que ceux reprochés à Lamine Diack. Pourtant, il continue à disposer d’une liberté d’aller et venir. Le Suisse Sepp Blatter a été et reste poursuivi pour de gros scandales de corruption. Il n’en sillonne pas moins le monde avec un passeport diplomatique.

La question est brutale mais est légitime à poser: Est-ce la différence de la couleur de peau qui explique cette inégalité de traitement ?  Ou est-ce la place dans le monde du pays d’origine du responsable qui détermine les mesures judiciaires à lui infligées ?

L’argument brandi par le juge d’instruction français repose sur le postulat que M. Diack peut se soustraire définitivement à la justice s’il est autorisé à quitter le territoire français. Le calcul secret du magistrat instructeur consiste, pour contraindre à se présenter le trop convoqué Massata Diack, vers qui convergent des indices graves et concordants, à garder son père. Comme si la prise d’otage, en clair la rétention d’un être humain en gage, est reconnue par le Code de procédure pénal français.

Face à la violation des droits de Lamine Diack, à qui a été de facto ôté son droit à la présomption d’innocence, l’Etat du Sénégal est resté scandaleusement silencieux. Et démesurément impuissant devant le sort de celui qui fut athlète international, champion de saut en longueur, maire de Dakar, footballeur puis entraîneur de foot, directeur technique national, président du comité national olympique, président de l’organisation qui gère l’athlétisme mondial… Tout pays occidental dont il serait le ressortissant aurait pesé de tout son poids pour lui restituer sa liberté de mouvement et le ramener à la maison.

L’une des plus fortes légitimités d’un Etat, c’est de protéger ses ressortissants à l’étranger. La France est allée à cet égard jusqu’à arracher certains de ses citoyens trafiquants de drogue à la justice colombienne pour, officiellement, les juger en France. Pour secourir un seul Américain brimé quelque part dans le monde, les Etats-Unis sont capables d’entrer en guerre.

Quel que soit ce que l’on reproche à Lamine Diack, l’Etat du Sénégal doit se battre pour le faire revenir au bercail. C’est une question d’orgueil national et de souveraineté internationale. Mais également d’image. Un de ses fils arrivé au sommet de l’athlétisme mondial ne peut être indéfiniment traîné dans la boue sans que la perception de notre pays par le reste du monde s’en ressente. Pour mettre fin à cette spirale qui, chaque jour davantage, l’enfonce dans la honte, le Sénégal doit emprunter tous les canaux diplomatiques et judiciaires susceptibles de ramener Lamine Diack dans notre capitale dont il fut le maire.

Cheikh Yérim Seck

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