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Affaire Prodac: Mef, Mejcc, Armp, Locafrique, Green 2000 et les coordonnateurs de Prodac, tous responsables (Birahim Seck)

Depuis plus de cinq ans, nous n’avons pas cessé d’alerter le peuple sénégalais sur les dangers des réformes introduites dans le code des marchés publics sénégalais ainsi que le laxisme qui entoure la contractualisation de certains projets exécutés dans « l’urgence ». Cette affaire dite du « Prodac » en est une parfaite illustration. Par ailleurs, il ne faudrait pas que le peuple sénégalais soit orienté vers un faux conflit entre acteurs principaux de ce carnage financier. Il ne faudrait pas aussi que le peuple sénégalais soit berné dans un semblant de règlement de compte politique. Il s’agit d’une affaire sérieuse de tromperie portant sur plus de 29 milliards de FCFA du contribuable sénégalais.



D’emblée, il y a lieu de préciser que le principal bailleur, Locafrique et les coordonnateurs du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (Prodac), sont les principaux responsables de cette trahison.
La responsabilité totale de Locafrique est engagée pour avoir effectué des paiements sans demander les pièces justificatives.
En général, la responsabilité totale et entière des coordonnateurs du Prodac, Monsieur Jean Pierre Senghor (plus de 3 milliards) et de Monsieur Mamina Daffé (plus d’un milliard) est en engagée dans leurs actes de gestion et en particulier, dans la validation des tranches constituant l’avance de démarrage. Monsieur Senghor a aussi fait bénéficier à l’entreprise Green 2000 des avantages non contractuels. En fait, la justice doit éclairer les sénégalais sur les mouvements de fond effectués par Green 2000. En plus, qui sont les bénéficiaires économiques des résultats effectués par cette entreprise ?
L’ARMP, pour sa part, est également responsable pour avoir illégalement autorisé et de façon injustifiée la conclusion d’un contrat « clé en main » par la procédure de gré à gré entre Prodac et Green 2000, devant une objection (un refus) de la Direction Centrale des marchés publics.
La responsabilité déterminante de Monsieur Mame Mbaye NIANG est d’avoir émis un ordre de service sans la notification du contrat, bien qu’il avait attiré l’attention de Monsieur Senghor sur un certain nombre de faits. Si l’émission de l’ordre de service avant la notification du contrat lui a permis de tirer de la conclusion du contrat un profit pécuniaire ou en nature, les arguments de fond du juge Lamotte en matière d’escroquerie, dans l’affaire de la caisse d’avance, lui sont applicables. Ces arguments du juge seront aussi valables pour les différents coordonnateurs du Prodac.



En outre, la responsabilité de Ministère de l’Economie et des Finances est également engagée pour avoir conclu une convention de financement avec Locafrique pour des travaux que des entreprises nationales ou de l’UEMOA pouvaient bel et bien réaliser. Pourquoi Locafrique ? Quelles sont les conditions de conclusion de la convention de financement ? Le délai de paiement auquel l’Etat s’est engagé ? La durée de paiement ? La durée de grâce ? etc.
En somme, l’Etat du Sénégal a trompé le peuple sénégalais, car, l’engagement contractuel de l’entreprise Green 2000 se limitait à réaliser des « Cœurs de DAC » et non des Dac complets pour un montant de plus de 29 milliards de FCFA. Une situation qui aura un impact réel sur les promesses en matière de création d’emplois.
Une information judiciaire s’impose inévitablement si le peuple sénégalais est respecté.

 

Birahime SECK, Membre du Conseil d’administration du Forum Civil
Dakar, le 13 juin 2018.

Aser: un marché de plus de 9 milliards attribué à une société au détriment d’une autre qui proposait la moitié

YERIMPOST.COM Saisie par le groupement Sagemcom/Geesy, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a tout bonnement annulé l’attribution d’un marché de fourniture et d’installation pour l’électrification de 76 villages à Matam et Tamba au groupement Atersa/Elecnor. Un marché attribué par l’ASER à hauteur de 9,6 milliards de nos francs, au moment où la première société citée proposait la moitié. Pour étayer sa décision, l’Armp a noté:  » L’importante différence financière de l’attributaire provisoire à celle du requérant ne confirme pas une bonne application du principe de l’économie. » Plus grave encore, révèle le quotidien Libération, les juges de l’ARMP ont mentionné dans leur rapport que les arguments de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) pour écarter l’offre de Sagemcom ne sont pas fondés.



Marché de gré à gré: L’Armp bloque Mary Teuw Niane

YERIMPOST.COM L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a freiné le ministère de l’Enseignement supérieur, nous renseigne Libération dans sa livraison du jour. En effet, le département de Mary Teuw Niane voulait signer par entente directe avec Cairn.info le marché relatif à la fourniture d’une documentation scientifique pour un montant annuel de 60.449 euros. La Direction centrale des marchés publics (Dcmp) a déchiré la copie du ministère avant d’être suivie par l’Armp.




Contribution: «Rapport ARMP 2017…» De l’audit… Des audits

La publication du rapport 2017 de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) n’en finit pas de faire des vagues. Entre indignations et sentences populaires des uns, démentis véhéments et scandalisés des autres c’est selon, il y’en a pour tous les goûts et sur tous les tons.

Pour notre part, il nous donne l’opportunité de partager quelques remarques sur l’audit et les audits.

 

Tout d’abord c’est quoi un AUDIT ? Beaucoup en parlent sans savoir véritablement de quoi il s’agit.

L’AUDIT est un acte de management qui,  par une analyse objective d’une situation de l’entreprise, doit permettre de vérifier la régularité des procédures , des règles et des dispositions de gestion , l’adéquation entre les objectifs fixés et les résultats obtenus .

A la différence du CONTROLE qui est une fonction essentielle et PERMANENTE dans la vie d’un système,  l’Audit est PONCTUEL et s’intéresse certes au contrôle mais ne le fait pas. L’audit a une durée limitée dans le temps aussi bien pour son déroulement qui ne doit pas excéder généralement trois semaines sauf dans des cas spécifiques (très grosses entreprises par exemple ) que pour la période concernée par l’audit qui dépasse rarement les cinq ans.

L’AUDIT ne se substitue pas à la Hiérarchie et ne juge pas. C’est ce qu’a dit à juste titre le DG de l’ARMP pour faire le distinguo entre sa structure et les corps de contrôle de l’Etat comme l’Inspection Générale d’Etat (IGE) et la cour des comptes par exemple.




En fait , c’est le glissement sémantique populaire qui a fait apparaître l’audit comme étant une sorte d’inquisition avec des réquisitoires souvent violents contre les audités pour mieux les confondre..  Au point que dès qu’on parle d’audit tout le monde s’attend à  voir des cafards et autres « dialgatis » mis à nu pour s’en indigner et demander  hic et nunc des sanctions exemplaires.

En réalité, l’AUDIT, est une méthode d’observation de l’organisation d’une entreprise qui cherche à identifier les éléments significatifs de son fonctionnement  en les rapportant à un cadre de référence convenu.

Son objectif principal n’est pas de fouiner pour trouver coûte que coûte des « cafards » mais plutôt d’aider l’entreprise à se perfectionner sur tous les plans de la gestion , en préconisant des solutions correctives à certains manquements ou insuffisances constatés.

Ensuite , il faut noter qu’il existe trois (3) formes d’audit :

L’audit de régularité : pour voir si les règles édictées sont appliquées convenablement. C’est ce que fait l’ARMP qui va s’assurer si les règles en matière de passation des marchés publics ont été respectées comme il se doit par les structures ciblées.

L’audit d’efficacité : pour apprécier le fonctionnement des dispositions arrêtées et voir si les règles édictées sont bonnes et cohérentes. C’est un peu ce qui est arrivé à l’ARMP pour nécessiter la modification –tant décriée- de certaines dispositions du code des marchés publics pour rechercher une plus grande efficience dans ce domaine.

L’audit de management : pour voir si les règles édictées sont adaptées et ensuite si elles sont bien respectées . Règles financières, comptables, juridiques, informatiques, GRH, de production ( techniques ) ; règles commerciales etc….

 

Le déroulement pratique de toute forme d’audit – au-delà de quelques variantes mineures-se fait  généralement en trois phases .

PHASE 1 /  L’Enquête Préliminaire :  Premiers questionnements basés sur des entretiens et des recherches documentaires , l’Enquête  Préliminaire permet à l’Auditeur de disposer d’éléments pour reformuler  les problèmes, faire un premier DIAGNOSTIC à partir duquel il  peut déjà identifier les actes d’actions prioritaires et commencer à élaborer les PLANS D’ACTION correspondants  pour ETABLIR UN PROGRAMME DE VERIFICATION

qui sera la deuxième phase  du déroulement de l’Audit 

PHASE 2 / L’Enquête proprement dite . C’est tout un programme de vérifications sur le terrain . UN VERITABLE TRAVAIL DE FOURMI. Il s’agira pour l’auditeur  de procéder à des entretiens directs et indirects d’agents concernés, à une analyse approfondie des divers documents disponibles, à la vérification du contrôle interne dans son existence, son fonctionnement , sa pertinence etc… En la matière, la règle d’or pour l’Auditeur est  de VALORISER  ses audités.

En effet, l’Auditeur n’est pas là pour  alimenter  en « munitions » les protagonistes des guerres « crypto-personnelles » ni à rechercher vaille que vaille des coupables mais pour aider à améliorer l’efficacité de l’Entreprise .

Aussi Toute mission d’AUDIT ACCEPTEE doit aboutir à des RESULTATS TANGIBLES

sous forme de RAPPORT D’AUDIT qui sera la Troisième phase  du déroulement de l’Audit

PHASE 3 / LE RAPPORT D’AUDIT . C’ est un document qui récapitule les constats faits  à l’issue des enquêtes  menées, les analyses auxquelles l’Auditeur a abouti et qui présente   un PLAN d’ACTIONS qui  reformule les problèmes, amorce des solutions  et propose des moyens d’actions pour corriger les dysfonctionnements relevés..

 Contrairement à ce que pensent certains, en général, les observations, remarques et autres justifications des audités sont recueillies et sont commentées ou annotées par l’auditeur au fur et à mesure de l’élaboration du rapport d’audit et non pas à la fin de la rédaction du document. Aussi, est-il assez étonnant d’entendre des audités se plaindre de n’avoir pas reçu le rapport final pour y apporter leurs correctifs. C’est  une bien mauvaise foi qui est …de bonne guerre pour se dédouaner ou se « victimiser ».




Le RAPPORT d’AUDIT est ensuite remis au « Client  » c’est-à-dire au commanditaire de l’audit et dans le cas d’espèce au Président de la République, destinataire de tous les rapports d’audit des corps de contrôle de l’Etat. Ce dernier doit  en principe, le diffuser  ( les résultats d’un AUDIT font généralement l’objet de diffusion )  mais est LIBRE de suivre ou non  les recommandations contenues dans le rapport notamment les propositions de sanction quant à leur effectivité .  Cette liberté d’option fait partie de ses pouvoirs régaliens que lui confère son statut de clé de voûte de nos Institutions. Il faut que les gens comprennent cela et arrêtent de faire des injonctions pour « lever le coude » sur certains dossiers. Expression  d’ailleurs impropre. « Lever le coude », en bon français veut dire «se saouler la gueule,  boire plus que de raison» . Dans le cas d’espèce, il serait plus indiqué de dire « sortir les dossiers mis sous le coude «  par exemple…Passons… .

Maintenant qu’on en sait un peu plus sur l’Audit de manière générale qu’en est-il des Audits au Sénégal ?

Les audits au Sénégal  se suivent et se ressemblent. Ils donnent toujours lieu à des documents produits  par les corps de contrôle habilités et qui souffrent de quelques tares rédhibitoires.

Ils ne sont pas toujours PUBLIES. Cette confidentialité organisée donne libre cours à des élucubrations et autres interprétations souvent très fantaisistes assez loin de la réalité. Le manque ou la rétention d’informations alimente la rumeur qui enfle, qui enfle qui enfle…et qui ne s’arrêtera que lorsque la diffusion des rapports d’audit deviendra une pratique républicaine systématique. CQFD

Ensuite, ces audits relèvent presque toujours des manquements liés à la bonne gouvernance de nos entreprises et structures incriminées et qui ont noms : non respect sinon violation flagrante des procédures en vigueur, gabegie, détournements divers de numéraires, d’objectifs, recrutements népotiques etc…par les responsables épinglés qui, pour la plupart ne sont jamais inquiétés par l’Autorité Suprême. Et pour cause !!! C’est lui qui les a nommés et qui les a sommés de « faire de la politique » pour « massifier le parti » avec les moyens financiers de leur structure, mis à leur disposition. Tant que cette logique de positionnement politique demeurera la pierre angulaire des nominations à des postes de responsabilité de haut niveau à la tête de nos entreprises et structures publiques et para publiques, il ne faut pas s’étonner de vivre régulièrement des scandales récurrents dans la gestion desdites structures. On peut comprendre que la froide logique politique impose de placer « ses hommes » à la tête des grandes entreprises mais encore faudrait-il qu’ils aient le profil de l’emploi. Ce qui n’est pas toujours le cas pour certains d’entre eux qui ont fini de convaincre de leurs limites objectives dans le management de haut niveau.

Certes, l’idéal aurait été de disposer de politiques ayant le niveau requis à la tête des entités concernées. Mais tant que l’appartenance politique reste le critère le plus important au détriment du profil de l’emploi, nos DG politiques ont encore de beaux jours devant eux pour perpétuer impunément les scandales et autres « hauts faits d’armes » dans leur magistère. Comme on en voit tous les jours au Sénégal.

Il est quand même remarquable de voir de beaucoup de VIP n’entrent en politique qu’une fois nommées à des postes de haut niveau (Ministre ou DG) pour disposer des moyens financiers conséquents comme « armes de guerre » politiques. Pourtant,  le mélange des genres -politique et manager- ne fait pas toujours bon ménage.

Les entreprises et structures les plus performantes dans ce pays (SONATEL, Banques ..) sont celles qui sont confiées à des leaders charismatiques dont l’étiquette politique si elle existe, n’est pas trop visible ni bruyante comme ce qu’il nous est donné de voir avec nos DG politiques actuels.

Etre distingué par le Président de la République pour être nommé à un poste de DG est, certes un grand mérite . Aussi, nos DG propulsés se doivent de tout faire pour légitimer cette distinction en travaillant bien par « une gestion sobre et vertueuse » des structures à eux, confiées. Pour ce faire, il n’est jamais de trop pour certains d’entre eux,  plutôt que de se complaire dans la posture jouissive de leur station de DG, d’accepter de se recycler pour se mettre à niveau et combler leurs lacunes éventuelles dans le management des hommes et des structures. Un DG qui se respecte doit pouvoir lire et comprendre un budget d’entreprise entre autres, par exemple. Et pour cela, les séminaires thématiques, résidentiels et autres, foisonnent dans le pays et ne demandent qu’à les accueillir pour les formater à mieux assumer leurs hautes charges. Simples questions de volonté et de responsabilité personnelles

Sinon, encore et toujours, « bonjour les dégâts »….

 

 

DIEU NOUS GARDE ET GARDE LE SENEGAL .

 

 

 

Dakar le  27/03/2018

 

 

 

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Idrissa Seck demande à l’ARMP de s’intéresser aussi à la gestion de Macky Sall

YERIMPOST.COM Celui à qui les auditeurs de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP) devraient s’intéresser, c’est le président de la République, Macky Sall. Ce ne sont pas nos dires mais ceux de l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck. A Touba où il effectue une retraite spirituelle et politique depuis quelques jours, le président du Conseil départemental de Thiès a donné son opinion sur le rapport de l’instance de contrôle. A en croire Idrissa Seck, au-delà des ministres et directeurs nationaux épinglés dans le rapport, « l’ARMP devait également épingler le président Macky Sall dont la gestion n’est ni sobre ni vertueuse. Il avait dit qu’il n’allait pas nommer son frère, il l’a fait et lui a confié la Caisse de dépôts et de consignations. Il lui a également confié la gestion du pétrole en lui donnant des permis… Le chef de l’Etat a aussi dit qu’il avait mis le coude sur les dossiers de certains corps de contrôle qui ont épinglé ses proches. »

Audits 2016 de l’Armp: la mafia à l’Inspection d’académie de Dakar !

YERIMPOST.COM L’audit 2016 de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) n’a pas encore fini de révéler ses secrets. Un gros scandale financier vient d’être révélé à l’Inspection d’académie de Dakar. Ce sont des fournisseurs qui sont impliqués dans cette grosse mafia. En effet, Libération nous apprend que l’examen de la procédure de DRP portant sélection d’un prestataire pour l’acquisition de fournitures de bureau attribuée à Press High Tech, pour un montant de 4 099 084 FCFA, a permis de noter que le même dateur a été utilisé pour toutes les autres factures pro-forma qui ont été présentées par les cinq soumissionnaires. Les dates du bordereau de livraison et de la facture définitive du titulaire du marché ont été altérées en violation de l’intégrité des documents comptables.




Saer Niang donne les raisons qui le maintiennent à la tête de l’Armp

YERIMPOST.COM Saër Niang sort de sa réserve. Le directeur de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) dit n’avoir aucun problème pour quitter la tête de cette institution. Dans un entretien accordé au journal L’Observateur, il a donné les raisons qui le maintiennent à l’Armp. Selon lui, le jour où son successeur sera nommé, la passation de pouvoirs sera organisée aussitôt. Seulement, « une mutation institutionnelle est envisagée. L’Armp doit céder la place à une nouvelle structure de la commande publique qui regroupera, en son sein, tous les modes contractuels : marchés publics, délégations de services publics et Partenariat public-privé (PPP). S’ouvre, dès lors, une période de transition  pour finaliser et adopter les textes. »




Exclusif! Saër Niang a planté un couteau dans le dos de Macky Sall

YERIMPOST.COM Le président de la République, Macky Sall, est très remonté contre Saër Niang. En cause, le comportement déloyal voire machiavélique du directeur général de l’Agence pour la régulation des marchés publics (Armp) qui a choisi le moment qu’il ne fallait pas pour rendre public le rapport 2016 de son institution.

En effet, après l’expiration de son contrat à la tête de l’Armp, le sieur Niang a décidé de ne pas faire de vagues pour garder toutes ses chances de voir son bail renouvelé. C’est d’ailleurs ce qui explique que la publication du rapport 2016 ait été si retardée. Devant être porté à la connaissance du public depuis le premier semestre de 2017, ledit rapport avait été gelé pour ne pas gêner les calculs de carrière de M. le directeur.

Sa parution brutale n’a rien de fortuit. Saër Niang l’a balancé, après avoir appris qu’une enquête de moralité avait été diligentée sur celui pressenti pour lui succéder. Et que Macky Sall était sur le point de signer le décret de nomination. C’est le moment qu’a choisi l’encore patron de l’Armp pour sortir, ce 7 mars, son document ô combien critique pour  « la gouvernance sobre et vertueuse ».

Cet acte a énervé Macky Sall par son cynisme. C’est comme si Saër Niang le braquait pour lui imposer de revenir sur son choix de nommer un autre. Sortir son rapport équivaut dans ce contexte à prendre l’opinion à témoin pour mettre le président mal à l’aise. S’il le dégomme, il courra le risque de voir sa décision interprétée comme une mesure de rétorsion.

Le président de la République cédera-t-il à cette pression psychologique ? Bravera-t-il ce piège pour aller au bout du processus de nomination qu’il a enclenché ? Une seule certitude: Macky Sall a trop mal pris le manque d’élégance de Saër Niang.

D’autant que le très probable futur ex-directeur de l’Armp n’est pas lui-même blanc comme neige. Il a commis, dans sa propre gestion, des entorses au code des marchés. C’est le cas de véhicules qu’il a pris en leasing pour l’Armp par le biais d’un grossier gré-à-gré.

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Le COUD apporte des réponses documentées aux remarques de l’ARMP

COMMUNIQUE DE PRESSE

De mémoire de sénégalais,  personne ne se souvient d’une année où le COUD n’a pas fait l’objet  d’audit. Heureusement  depuis des années, l’institution n’a pas été épinglée dans les procédures de  passation des marchés. Malgré cela, c’est comme si c’était le COUD qui avait la palme en matière de non-respect des procédures, et que le rapport de l’ARMP ne parle que du COUD. Ce rapport dont il est question aujourd’hui ne porte que sur trois aspects.

Le premier aspect : on nous demande pourquoi on estime nos prévisions pour la restauration des étudiants de Bambey à  700 millions pour l’année 2016 alors que nos estimations pour l’année 2015 sont de 150 millions (nous insistons qu’on nous reproche d’avoir estimé et d’avoir des variations de montants sur nos différentes estimations d’une année à une autre). Ce qu’il faut d’abord noter c’est que les 150 millions  ne concernent que les trois derniers mois d’exploitation. Alors que l’avenant signé en 2016 couvre entièrement l’année universitaire, c’est-à-dire dix mois de restauration des étudiants.

En plus de cela, le décalage entre les années académiques et les années civiles budgétaires  fait que nous sommes obligés toujours de procéder à des estimations parcellaires pour couvrir le reste de l’année ( du mois d’octobre au mois de décembre). C’est ce qui s’est passé pour le restaurant de Bambey en 2015.

Il faut ajouter à cela que les estimations d’un marché de clientèle se font selon les réalisations de l’année écoulée c’est-à-dire N-1 majorée de l’évolution des effectifs  d’étudiants. D’ailleurs, l’avenant en question a fait l’objet d’une approbation  au niveau du ministère des finances et du plan et les documents sont bien disponibles.

Il faut préciser qu’en l’espèce les avenants de marchés de restaurants universitaires qui sont des marchés de clientèle sont considérés comme des marchés à part entière. De ce fait, les montants estimés des avenants sont forcément supérieurs (du fait de l’augmentation continu des effectifs) au montant du marché initial.

  • Les deux autres aspects sont présentés par les auditeurs comme des dossiers où sur toute la procédure, le seul manquement est relatif au  retard  pour la signature du contrat. Le nombre de dossiers traités au COUD s’élève à plusieurs dizaines. Qui connait le secteur sait que nous sommes confrontés à des urgences et que ces deux dossiers sont concernés. En tout état de cause, leur valeur ne dépasse pas 12 millions.

Notre sentiment le plus profond est que le COUD ne devrait pas faire l’objet de la une de la presse sur ce rapport et nous sommes convaincus de cela parce que le directeur de l’ARMP n’est pas  allé dans ce sens.

Seulement, depuis deux ans, une certaine presse s’acharne sur le COUD et sur son directeur particulièrement pour en faire devant l’opinion public le symbole personnifié de l’impunité. Et cela a commencé avec le dossier de l’OFNAC.

Pour revenir sur ce dossier, le directeur et le personnel du COUD avait découvert en même temps que l’opinion public le rapport qui incriminait le COUD sur beaucoup de choses.

C’était la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un auditeur publiait un rapport qui n’était pas contradictoire.

Fort de ce manquement, le directeur pouvait croiser les bras en disant qu’on ne pourra jamais lui opposé ce rapport, mais il a apporté des réponses sur l’intégralité du rapport  et avait même remis un mémorandum de défense au procureur de la république en plus d’une plainte contre la directrice générale de l’époque.

Nos autorités hiérarchiques avaient également  reçu nos réponses.

Une partie de la presse s’acharne toujours sur ce dossier refusant de faire mention de nos éléments de réponse.

Toutes les composantes de la communauté universitaire avaient en son temps montré l’impertinence de ce rapport.

Le chef de mission de cet audit en l’occurrence Pape Ibra KEBE avait fini par être renvoyer de  l‘OFNAC pour incompétence.

L’ACP du COUD avait transmis un dossier à ses supérieurs hiérarchiques du trésor dans lequel il démontre et mentionne détenir toutes les preuves comptables et administratives qui prouvent que les accusations contre le COUD étaient infondées.

Nous avons voulu faire cette précision pour attirer l’attention de l’opinion public sur les attaques répétées contre le COUD et l’acharnement continu  sur son directeur dans le dessein  de parachever une œuvre de diabolisation et ternir à jamais son image d’homme politique et de gestionnaire  qui a apporté des changements notables dans la vie des étudiants.

 

LA DIRECTION

 

Rapport de l’ARMP: On Efface Tout et On recommence !!!

YERIMPOST.COM C’est ce qu’on appelle dans le langage journalistique un « marronnier ». Il nous revient chaque année à date fixe avec un contenu invariable, entendu et attendu. Comme si les étourderies, les manquements éthiques et ce qu’il convient parfois de nommer tout de même des malversations, qui étaient pointés d’une année à l’autre, ne faisaient l’objet d’aucune correction, voire pour certains d’aucune sanction pénale à valeur dissuasive pour d’éventuels distraits.

Ce rapport de l’ARMP, outre son côté rébarbatif habituel pour le profane, contient ses outrances et ses excès dans les libertés prises par certains dirigeants avec les règles de l’orthodoxie en ce qui concerne « la gestion vertueuse » tant vantée ou du moins souhaitée par les plus tout à fait nouvelles autorités.

Ce rapport est choquant. De par son côté « ritournelle », avec les mêmes causes qui produisent les mêmes effets, et surtout la permanence dans les contenus qui se suivent et se ressemblent, avec en filigrane, sur le tableau, les mêmes personnalités et « happy few » de notre République qui, d’année en année, nous démontrent qu’ils savent ce que festoyer veut dire.

Pour le chef du gouvernement, le pays s’installe de plus en plus dans la bonne gouvernance en matière de gestion de marchés publics, même si des dysfonctionnements subsistent. « Dysfonctionnements »… Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites… Le PM couvre ses ministres, à la limite de l’étourderie: « Sur le rapport de l’ARMP , il n’y a aucun problème, vous avez vu la conclusion de Saër Niang, le DG de l’ARMP, il a dit que notre pays s’oriente de plus en plus vers la bonne gouvernance en matière de gestion de marchés publics . L’exception confirme la règle, de temps en temps on peut avoir un dysfonctionnement par ci par là, mais de manière globale, le Sénégal est sur le bon train en matière de transparence ». En clair, on fait des progrès… C’est comme Alioune Kassé, il fait chaque année des progrès, y’aura juste à attendre la fin de sa carrière pour aller le voir en concert.

Le plus étonnant, c’est la capacité de recyclage de ceux qui ont été pris la main dans le pot de confiture. Aucune sanction, eu égard à leurs errements passés, ne vient effacer leurs noms des rubriques consacrées aux mauvais gestionnaires. Ils en redemandent ? On leur donne encore des lignes budgétaires et des prérogatives ahurissantes les laissant côtoyer les coffres-forts de notre République.

Cheikh Amar qui n’a pas encore expliqué ce qu’il a fait des sous de l’ARTP, qui attend toujours livraison de son siège, a réussi à se glisser dans les bonnes grâces du nouveau pouvoir après ce qu’il aura juste vécu comme un simple froncement de sourcils. Pape Aly Guèye de Myna Distribution est passé de la devanture de Rebeuss à celle du Palais de la République, trustant marchés sur marchés, et Ndiègne Fall, lui, a su émerveiller les nouvelles autorités avec un feu d’artifices le 31 décembre 2012, les étourdissant au point d’en oublier la reddition des comptes du Fesman.

Ce rapport est navrant. Il consacre une impunité de fait, qui a des allures de complicité, et il dessine à l’envi un tableau cocasse d’association de malfaiteurs. D’ailleurs, ils sont couverts par un alibi délivré publiquement par le chef de l’Etat en personne, lorsqu’il a galvanisé ses troupes, ministres et directeurs généraux, en les mettant face aux réalités: « Vous ne gagnez pas dans vos circonscriptions, vous dégagez !!! ». Ces encouragements présidentiels n’autorisent-ils pas quelques arrangements pudiques et délicats avec l’orthodoxie ?

Il ne s’agit plus de blanchir des hommes aux mains sales. On les rend transparents. C’est le Plan Sénégal détergent.

Et vogue notre galère….

Jean Pierre Corréa

Rapport 2016: L’ARMP pointe l’opacité doublée de la dissimulation de Me Moussa Diop de DDD

YERIMPOST.COM Me Moussa Diop, DG de Dakar Dem Dikk, fait partie de cette liste des mauvais élèves épinglés par l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Dans le rapport publié ce jeudi 8 mars, les auditeurs du Cabinet Grant Thornton ont noté, sur les demandes de renseignements et des prix (DRP) de la société nationale de transport, l’absence de transparence. « S’agissant des DRPCR, du fait de la non transparence de la procédure due à la non transmission du rapport d’évaluation, nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur la régularité de la procédure de passation de 10 marchés», a conclu le rapport. Une opacité doublée d’une dissimulation ! Me Moussa Diop doit être sommé de fournir les documents en cause.




Audit de la Caisse des dépôts et consignations: Thierno Niane commet zéro faute

YERIMPOST.COM Le prédécesseur d’Alioune Sall à la tête de la Caisse des dépôts et de consignations a une mention très bien. Le rapport 2016 de l’Autorité de régulation des marchés publics a conclu à une gestion impeccable de Thierno Niane. Une transparence saluée par les auditeurs dans l’exécution des marchés. Que dire si ce n’est bravo !



Rapport 2016: Matar Ba lourdement indexé par l’ARMP

YERIMPOST.COM Matar Ba est dans le carré d’as du non-respect des procédures d’attribution des marchés publics. Le ministre des Sports est épinglé dans le rapport 2016 de l’Autorité de régulation des marchés publics, notamment pour l’attribution des marchés relatifs à l’arène nationale, au stade Ndiarème de Guédiawaye, aux fournitures d’équipements sportifs, pour ne citer que ceux-là. «Les documents de gestion technique du projet ne sont pas bien archivés. Les ordres de service de démarrage des travaux, les procès-verbaux de réunion de chantier ainsi que fiches techniques du matériel ne sont pas disponibles. Aucun document de suivi de travaux n’a pu être présenté par le maître d’ouvrage. Nous avons noté que le procès-verbal de réception technique est daté du 19 septembre 2016, alors que le marché a été approuvé le 22 septembre 2016», dit le rapport sur le marché de fourniture et pose d’équipements électriques pour le poste de transformation 630 KVA MT/BT de l’arène nationale.




Pour le cas du stade Ndiarème de Guèdiawaye, les auditeurs de l’ARMP concluent là également qu’aucun document n’a été trouvé attestant de la conformité des matériaux mis en œuvre et le respect des conditions de réalisation prévues dans les prescriptions techniques.

Grave !!!!!

Rapport 2016: L’ARMP estime DAK’COR injustement lésée par Abdoulaye Daouda Diallo

YERIMPOST.COM Nous restons au ministère de l’Intérieur du temps d’Abdoulaye Daouda Diallo. Dans son rapport de 2016, l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) mentionne le marché pour la campagne de sensibilisation des populations pour une participation massive à la révision exceptionnelle des listes électorales et pour les  élections législatives. 200 millions ont été attribués à OFBD alors que la société DAK’COR était moins disante. Là, le motif avancé par le ministère de l’Intérieur étaient que les références de marchés similaires produites par DAK’COR ne sont pas conformes. De plus, le soumissionnaire ne s’est pas engagé à produire un rapport de fin de mission. Un rejet de l’entreprise de Bougane Guèye Dany qui, selon les auditeurs, n’était pas justifié, le dernier point soulevé n’étant pas un critère de qualification.

Rapport d’audit des marchés publics de 2016: Diouf Sarr épinglé

YERIMPOST.COM Le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, un mauvais élève ! C’est l’Autorité de régulation des marchés publics qui, dans son rapport 2016 publié ce jeudi 8 mars, révèle qu’à l’époque où il était ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, de nombreuses irrégularités ont été constatées dans sa gestion. En cause, l’acquisition de véhicules, les marchés de prestations intellectuelles, les études techniques détaillées… Dans ce dernier domaine cité, les 180 km  de piste dans les régions de Kédougou et Tambacounda, où 39 candidats auraient soumissionné, l’invitation des candidats à l’ouverture des propositions financières n’a pas été mentionnée dans le dossier remis aux auditeurs. Conclusion, aucune feuille de présence n’a été signée par les candidats, selon l’ARMP. A cela s‘ajoute que le marché a été attribué 4 mois après l’ouverture des propositions techniques alors que le délai est de 15 jours, sauf prorogation accordée par la DCMP.

Une manière de procéder que les auditeurs estiment peu ou pas favorable à la promptitude du processus de passation des marchés publics. Dans le rapport, il est également mentionné que les factures n’ont pas été jointes au dossier remis aux auditeurs. Pareil pour d’autres justificatifs. Enfin, le rapport indique que le procédé est resté le même au ministère de la Gouvernance Locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire sur tous les autres marchés portant sur des études techniques.

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