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Air Sénégal SA: Considérations sur le communiqué de presse quant à la collision, avec des oiseaux, du vol Ziguinchor Dakar-AIBD

En consultant quelques items liés au radôme (radar + dôme = radôme) de l’avion ATR, on peut retenir que la défaillance, causée par les oiseaux, est réparable, en quelques minutes. Il suffit de « cannibaliser » l’autre ATR, pour remplacer le « nez » de l’ATR défaillant (les instruments à l’intérieur du « nez » de l’avion étant intacts, aérodynamisme oblige). A défaut de « cannibaliser » l’autre ATR, il faut impérativement trouver un « nez » à Toulouse et l’acheminer dare dare à A.I.B.D. Ce qui ne prendrait pas plus 2 jours.

Et encore qu’il devrait exister un hangar où un minimum d’équipements de remplacement est stocké, selon la Minimum Equipement List (MEL) liée aux dysfonctionnements d’équipements, ou bien la Configuration Deviation List (CDL) liée aux défauts de structure autorisés avant de partir en vol, publiée dans l’Airplane Flight Manual (AFM).

Une IRGEQ (irrégularité d’équipement) donc d’exploitation de 2 jours maxi aurait suffit pour la continuation de l’exploitation, au lieu de suspendre les activités commerciales (annulation de programme), en invitant les passagers à des options qui rendraient la part belle à la concurrence. C’est le lieu de recommander à Air Sénégal SA de nouer un accord commercial de Code sharing ou de Join venture, avec le groupe Transair, sur la ligne DKR-ZIG-DKR, et plus tard, sur les mêmes lignes sous régionales que Transair, au lieu de suspendre ses opérations jusqu’à nouvel ordre…

Décidément, cette Equipe étrangère de managers d’Air Sénégal SA est incompétente qui montre un manque réel de professionnalisme. Surtout qu’on serve au peuple sénégalais des arguments autres que sécuritaires pour justifier l’arrêt des opérations de notre Compagnie : avis à nos décideurs politiques à qui l’on veut faire croire que des Experts dans le domaine aérien n’existent pas au Sénégal.




Meissa Ndiack Seck
Consultant Formateur certifié Amadeus
Expert commercial en Transport aérien

Air Sénégal SA: Timide démarrage et beaucoup d’interrogations…

Enfin !!! Pourrait-on dire. Air Sénégal SA a lancé le top-départ d’une activité commerciale de compagnie aérienne régulière, ce lundi dernier, 14 mai 2018, avec un programme d’exploitation de vols qui se présente comme bien léger. Juste vol quotidien le matin, avec un départ Diass à 9h et un retour à 11h.




Le temps filait, en effet, après une longue attente de plus de 2 années de mise en œuvre. En  termes d’image et de crédibilité la compagnie commençait à en prendre un coup, et chaque jour qui passait, pour l’Etat du Sénégal, le coup financier devenait de plus en plus insupportable. Pour 3 fois moins que l’investissement de démarrage pour Air Sénégal SA, des compagnies aériennes voisines, ASKY et Air Côte d’Ivoire, ont pu très vite bâtir un très large réseau en Afrique de l’Ouest et du Centre, faisant d’elles de redoutables concurrentes futures à notre pavillon national.

ASKY Airlines, avec tout juste 10 milliards de fcfa, en disponibilité de trésorerie, constitués essentiellement de la libération du quart de son capital initial annoncé de 40 milliards de fcfa, et avec 2 Boeings 737-700, avait démarré très vite, le 10 janvier 2010, lançant 6 destinations le jour même au départ de Lomé (Ouagadougou, Dakar, Banjul, Abidjan, Cotonou, Accra). Seul pavillon national en activité à l’époque, dans tout l’espace UEMOA, cette compagnie aérienne panafricaine, c’est son ambition et sa signature commerciale, sous la gouverne de son partenaire stratégique Ethiopian Airlines, a connu une croissance fulgurante dès son lancement.

Air Côte d’Ivoire avait démarré, en 2012 avec moins de moyens. Il y eut juste un A319 amené par le partenaire Air France et un autre appareil de location, un soutien gouvernemental par une ligne budgétaire au trésor public de 10 milliards de fcfa, et un cash de trésorerie de 3 milliards de fcfa. Elle débutait son activité par une massive ouverture de lignes sur la région (7 à 8 destinations), matchant celles de son seul et unique concurrent en activité alors, ASKY Airlines. A pas de charge, et en moins de 2 années d’activité, elle couvrait déjà toutes les capitales de la CEDEAO, avec au moins, 3 fréquences assurées par semaine.



Air Sénégal SA, vient donc d’entrer en jeu, ce mardi 14 mai 2018, avec déjà, un montant investi autrement plus important, 30 milliards (en attente d’un décaissement de 50 millions de dollars en septembre 2018 pour les A330), pour lui permettre d’entamer une desserte quotidienne unique sur la ville de Ziguinchor. Avouons que pour ce management aux commandes, c’est là, du plus que minimal. L’opinion reste encore sur sa faim, après tous les effets d’annonce. C’est du reste, le même sentiment que l’on a, avec le slogan de la signature commerciale de ce démarrage de Air Sénégal SA : « Le ciel est encore plus beau » ; avouons là encore, qu’on aurait pu trouver mieux en originalité, en création et en différentiation, car à peu de mots près, au siècle dernier, en 1999, Air France avait aussi choisi comme un slogan, une promesse poétique très ambitieuse « Faire du ciel le plus bel endroit de la terre ». Mimétisme !! quand tu nous tiens.

 

Nous pouvons noter une différence nodale, décisive dans les comparaisons avec ASKY Airlines et de Air Côte d’Ivoire. Ces compagnies aériennes voisines, dans leur tout début, s’étaient dotées, toutes les deux, de  managers éprouvés et expérimentés dans l’exploitation aérienne, afin de prévenir et d’encadrer les aléas d’un lancement toujours incertain. Mais l’on a le sentiment que Air Sénégal SA, au regard des tâtonnements que l’on observe, des décisions surprenantes, et aussi de cette sorte de pilotage à vue, avec une totale méconnaissance de l’environnement national et sous régional, pêche déjà avec de graves erreurs dans les orientations, laissant pantois et dubitatifs, tous les spécialistes de ce secteur. Des questions importantes restent en effet sans explications.

 

Il est à se demander, pourquoi ne lancer au démarrage qu’une seule destination, Ziguinchor, et sur cette destination, une seule rotation par jour, avec un seul de nos ATR achetés ? L’avion fera ainsi quotidiennement une rotation en 2h de temps ; et dès midi, l’ATR restera parqué à Diass, et bonjour donc les frais de stationnement pour AIBD. Ce taux d’utilisation extrêmement bas de l’appareil, malgré son faible niveau de consommation en carburant (1 tonne soit 1250 litres), pèsera lourdement dès ce démarrage, en un profond déficit sur l’économie de ligne de ces vols.

Dans la même lignée, disons « Bien Bravo » !! Pour ce tarif de lancement, extrêmement bas, qui surprend vraiment tous les distributeurs. Sachant que le seul concurrent Transair est à un tarif unique de 125.000 fcfa, venir proposer 66.000 fcfa TTC à la clientèle, c’est offrir  moins 82,5 % de remise sur Ziguinchor. Air Sénégal SA pourra-t-elle tenir cette voie de compagnie aérienne low cost, si l’on sait par ailleurs que les taxes non rémissibles, sur un billet d’avion pour un vol local s’élève à peu près à 39.180 fcfa. La compagnie n’offrirait, en fait, le billet hors taxte qu’à 26.000 fcfa par passager. C’est ce revenu réel qui devra ainsi amortir tous les autres couts, (Carburant, salaires, frais financiers et amortissement de l’avion, taxes d’atterrissage aller/retour,  consommables, etc…). A ce prix, pas même le carburant ne sera payé. A moins que, et c’est une idée lancée, le gouvernement ne subventionne cette ligne intérieure qui est structurellement déficitaire, comme sous d’autres cieux.

Ce démarrage poussif des vols commerciaux, réalisé aux forceps, ne permet pas encore les ventes des agences de voyages, qui représentent pourtant dans les marchés de la région 70% des ventes des compagnies aériennes.

C’est toujours avec des pincements de cœurs meurtris, que l’opinion sénégalaise peut observer ces pilotes étrangers aux commandes de ces 1ers vols du pavillon national, payés 10.000 euros, alors que des nationaux, commandants de bord émérites, ont le sac déposé par terre, du fait du refus catégorique de l’équipe du DG, M. Philippe Bohn, à les intégrer. L’argument servi par la Direction Générale, d’une qualification impossible pour ces derniers, du fait du contrat d’assurances sur les ATR, exigeant un minimum de 500 h de vol pour les commandants, ne peut prospérer. Certains d’entre eux ont en effet plus de 800 heures sur cet appareil, et c’est d’ailleurs une clause volontairement introduite lors des négociations avec les assureurs, aux seules fins de pouvoir les écarter.

Cette discrimination au profit des étrangers ne s’arrête pas à ce seul aspect, car la Direction Générale vient de confirmer au sein de la compagnie Air Sénégal SA, un pilote belge, Xavier Bruyndonckx, comme seul et unique responsable de la mise en ligne des A330-900. Il est en effet le seul à définir ainsi, pour le pavillon national, avec Airbus, toutes les spécifications techniques des nouveaux appareils à venir. Ce dernier, venu de Congo Airways, du groupe de copains au Directeur Adjoint actuel de Air Sénégal SA, M. Jérôme Maillet, lequel, il faut le rappeler, est toujours sous le coup d’un mandat d’amener de la police judiciaire congolaise, a prétendu être commandant de bord sur A320, avec des heures de vol et des stages falsifiés. C’est lors de son séjour en terre congolaise que, fort heureusement, un de nos compatriotes sénégalais, commandant de bord et Consultant international OACI à l’Aviation Civile Congolaise à Kinshasa, l’a débusqué lors des contrôles professionnels. Et bien sûr, très vite, ce dernier avertissait la Direction Générale de Congo Airways. Après investigation, Congo Airways s’est rendu compte que le sieur Xavier Bruyndonckx a  exercé la fonction Commandant de Bord sans jamais faire la formation. En outre, sa qualification A320 était caduque au moment où il volait allègrement dans cette compagnie. Il a été tout simplement, proprement licencié par la compagnie congolaise et aujourd’hui interdit de toucher un avion immatriculé au Congo. Par des voies détournées et des passe-passe, avec Aéroconseil (encore ce cabinet par où passent tous les contrats, basé à Toulouse, la ville de Jérôme Maillet),  il se retrouve grand chef à Air Sénégal SA, avec des émoluments que seule la Direction Générale connait.

Il n’est malheureusement pas le seul dans cette gabégie. Alors que l’on a refusé 5 cadres techniciens sénégalais, travaillant à Air Côte d’Ivoire, la Direction générale a préfèré recruter un de leur compatriote, retraité, M. Garcia (à quels prix ???), pour s’occuper de la maintenance en interne. Ces jeunes techniciens et ingénieurs sénégalais se retrouvent actuellement sur la plateforme d’AIBD, recrutés par les 2AS, pour s’occuper… en définitive de nos ATR, et demain du vieux A320 d’ Air Côte d’ Ivoire. Rappelons par ailleurs, qu’un jeune et brillant cadre sénégalais, ingénieur sup aéro, débauché de Airbus Industrie, a été proprement écarté du sphère de la maintenance Air Sénégal SA, alors que c’est lui qui avait préparé toute la documentation maintenance du processus Permis d’Exploitation Aérienne (PEA).

Cette répulsion vis-à-vis des cadres sénégalais qui trahit une profonde aversion incompréhensible, est telle que la Direction actuelle préfère aller chercher un nigérien, M. Djibril Saibou, sous contrat toujours de Aéroconseil (encore !!!), venu pour IOSA, et qui se retrouve aujourd’hui le responsable en chef de la sécurité, avec un contrat très tôt signé avant tout personnel sénégalais. Rappelons que pour l’implantation de IOSA, la compagnie Air Sénégal International (V7) fut la première en Afrique au sud du Sahara, à être certifiée IOSA, et que depuis lors toutes les compagnies venues après, y compris Sénégal  Airlines, ont toujours été certifiées IOSA. Ce n’est donc vraiment pas des cadres sénégalais pour manquer dans cette ingénierie et procédures IATA avec IOSA.

La presse du jour fait état de sombres négociations menées exclusivement en coulisse, par l’équipe de Philippe Bohn avec la Direction Générale de la compagne ivoirienne, en dehors de tout cadre sénégalais, pour une location d’un A319. Ce vieil appareil devait sortir de la flotte de Air Côte d’Ivoire le 13 juin 2018. Il est devenu en effet très couteux en exploitation et en maintenance. Et à bien des égards il peut rappeler, 15 ans plutôt, l’expérience de Air Sénégal Internationale avec Royal Air Maroc, qui livra un vieux Boeing 737, lequel fut un des éléments des déficits de cette compagnie alors. L’expérience doit pouvoir servir 15 ans après. Air Côte d’Ivoire, tout le monde le sait dans l’industrie, est structurellement déficitaire, cumulant des pertes d’exploitation inouïes. La dernière en date pour 2017 s’élève à 35 millions usd dollars, à peu près 17 milliards de pertes sèches. N’eut été la forte et ferme  volonté du gouvernement ivoirien, cette compagnie aérienne aurait déposé le bilan dès les premières années de son exploitation.

Air Côte d’Ivoire pour le Sénégal est un bien mauvais exemple. Son modèle de gouvernance et son schéma d’exploitation ne doivent aucunement inspirer les nôtres. Air Sénégal SA repose aujourd’hui sur un véritable potentiel économique. La compagnie nationale est toute neuve, se dote d’une flotte d’appareils neufs, bénéficie d’un aéroport AIBD moderne de classe mondiale, qui peut être l’antre d’un hub d’exploitation et d’une plateforme de transit, passagers et fret, des plus efficace en Afrique de l’Ouest. Elle repose surtout aussi sur une forte économie nationale, qui aujourd’hui connait un trend de croissance dynamique et durable. Les ressources du pétrole et du gaz augurent pour notre pays un statut international économique, enviable et stratégique. Le Président de la République et toutes les autorités nationales qui ont porté ce grand projet national, en ayant consenti beaucoup de sacrifices financiers pour le pays, ne doivent pas laisser corrompre, attentistes et hésitants, cet investissement stratégique pour le Sénégal. Ce démarrage timide, à la petite cuillère, masquant toutes ces incongruités que cache la Direction Générale, n’est pas à la mesure de cette ambition que porte le tout nouveau pavillon national.

Mais l’actuelle Direction Générale partage-t-elle cette vision de tout le pays ?

                                                                       Ablaye DIOP

                                                                       Consultant Expert dans le Transport Aérien

 

Ce deal foireux que s’apprête à faire Air Sénégal SA

YERIMPOST.COM Nous évoquons cette transaction qu’Air Sénégal SA s’apprête à faire et qui risque de lui coûter très cher. La compagnie ivoirienne Air Côte d’Ivoire veut lui céder son avion A319. Un appareil apporté par Air France en guise de participation dans le capital de la compagnie ivoirienne et qui est toujours en maintenance avec une facture très salée. A en croire L’Observateur qui donne l’information, la compagnie ivoirienne doit rembourser à Air France une ardoise de 15 milliards de francs cfa pour un avion qui ne rapporte pas grand chose, pour ne pas dire rien.



Air Sénégal SA: ces incongruités de la direction qui agacent

YERIMPOST.COM La nouvelle compagnie aérienne sénégalaise Air Sénégal SA va effectuer son premier vol commercial aujourd’hui. Aux manettes, des pilotes algériens et un Français. Dans sa livraison du jour, L’Observateur révèle que si aucun Sénégalais ne figure dans cette équipe, c’est parce que, dans l’assurance signée par la compagnie, le pilote doit avoir 500 heures de vol avec le type d’appareil ATR72. Cependant, la mesure n’est pas définitive puisque, nous dit le journal, deux pilotes sénégalais subissent une formation afin de prendre le contrôle de ce type d’appareil et par la même atteindre les 500 heures requises. Des experts du secteur qui se sont livrés au quotidien ont révélé: « Les 500 heures ont été exigées par la Direction générale pour pouvoir juste faire voler ses amis… Ce n’est ni une recommandation de l’Oaci, encore moins de l’Anacim. Les pilotes algériens perçoivent de gros salaires au détriment de pilotes sénégalais qui ont été formés au simulateur de Toulouse. »



Faux démarrage d’Air Sénégal SA: La supercherie continue…

On peut noter donc que la supercherie continue toujours… A lire les quelques rares titres dans la presse en ligne et les réseaux sociaux de ce jour, le lundi 30 avril 2018, « Air Sénégal SA a enregistré ses premiers passagers », « Enfin, le démarrage des opérations commerciales », et tutti… quanti… A noter aussi, que ce jour, la presse sénégalaise quotidienne, prise de court n’a pu rien dire. La surprise était totale. La Direction de la compagnie nationale a préféré réserver la primeur à un magazine étranger, Forbes, basé à Abidjan, tout juste 2 h après le 1er leg, l’atterrissage à Ziguinchor. Les copains là bas peuvent toujours faire le relais. Et tous les professionnels nationaux du transport aérien en étaient restés ébahis, devant ce qu’on voudrait présenter comme une très grande performance, accomplie par le tout nouveau pavillon national, Air Sénégal SA : le lancement officiel du démarrage de ses activités commerciales.




Et même, Son Excellence, le Président de la République lui-même, n’est pas resté insensible, communicant presque instantanément le jour même avec ce tweet : « heureux de voir cette nouvelle offre de transport national qui allie modernité, sécurité et qualité, et qui assurera une plus grande mobilité à nos compatriotes. Bon vol ! ».

La Direction Générale de la compagnie nationale, elle, de son côté, se frottaient les mains, avec clins d’œil malicieux.  La carotte, le filoutage, en direction de nos autorités et de l’opinion nationale semblait pouvoir passer. Personne n’a été averti, aucun des administrateurs du Pavillon national, pas même la majeure partie du personnel, en interne. Seul, le cercle restreint, l’étroit périmètre du management interne de la Direction Générale, le « Nous dans Nous », était tenu au courant.

En effet, et de bon droit, les autorités nationales s’impatientaient, les professionnels s’interrogeaient, mais aussi, mais surtout,  l’opinion commençait à douter, car le temps filait, inexorablement, 8 mois durant, depuis que cette nouvelle direction a été installée. Il n’y eut que des promesses, des promesses et des promesses… mais de concret rien n’arrivait… du OBA… OBA… disent nos amis ivoiriens. Le non démarrage de l’exploitation de Air Sénégal SA,  l’interminable attente du Permis d’Exploitation Aérienne, l’opacité de la situation exacte des 2 ATRs, déjà acquis par la compagnie nationale, mettait sérieusement en doute la capacité de l’équipe de Philippe Bohn à réussir la mise en œuvre de Air Sénégal SA, et laissait place à des interrogations sur les desseins véritables de son office. Il fallait donc un lancement d’activité obligatoire, presqu’obligé, et qu’importe la manière, pourvue qu’on puisse le proclamer urbi et orbi…

Sauf que… Hélas ! le sujet dont il est question ici relève de l’industrie du transport aérien. Secteur strictement encadré, réglementé, normé,  procédural, où le cachet national s’imprime sur le cachet international, où les exigences de sécurité et de sureté, de normalité et de conformité aux règles et  procédures, de nécessité d’expertise obligatoire et de compétences techniques indispensables, sont autant d’impératifs catégoriques et primordiaux. On n’y triche pas, on ne peut y camoufler des carences techniques, à moins d’y être profane, ou de manquer sérieusement d’expériences professionnelles.

 

 

Un lancement inaugural de vols Air Sénégal SA en catimini…

C’est presque donc en catimini, et rasant les murs, que Air Sénégal SA a pu lancer son vol inaugural, avec une immatriculation de circonstance, 6VAMS, qui est celle d’un des ATR. Car il ne peut s’agir, en l’occurrence, de vol commercial de la compagnie proprement dite. Le cas échéant, ce vol inaugural devrait opérer sous une codification IATA. Le hic non dit, c’est qu’elle ne peut pas le faire avec un code d’identification professionnelle. Le code IATA prévu est HC,  il est encore provisoire. Il n’est pas encore activé dans les GDS, dans les réseaux mondiaux de distribution, les aéroports et chez tous les partenaires techniques de l’aviation civile internationale. Notre pavillon national n’ayant pas encore de code IATA, la procédure étant en cours, un démarrage commercial est impossible. Ce vol du mardi 10 avril 2018 n’inaugure pas encore une activité de compagnie régulière ; tout au plus, il ne s’agit que d’un vol d’aviation générale. C’est juste de la précipitation. Il ne faut pas tromper l’opinion sénégalaise ; un démarrage en cachette, sans communication institutionnelle, sans informations commerciales, à l’insu des partenaires, sans la mobilisation du personnel en interne, ce n’est pas ce top départ du pavillon national que les autorités du pays attendaient. Tout le monde se rappelle les lancements des autres compagnies aériennes de la région, ASKY et Air Côte d’Ivoire. A l’instar de ce que nous avons vécu à l’inauguration de AIBD, ces lancements furent de grands moments de mobilisation et de fierté nationales réaffirmées…

 

Un début des activités commerciales sans aucune possibilité de vendre des billets

En outre, jusqu’à ce jour, il n’y a aucune possibilité de vente des billets d’avion de Air Sénégal SA, ni par les canaux propres de cette dernière (via son agence centrale ou ses agences à l’aéroport AIBD), ni par les réseaux de distribution extérieurs  (via les agences de voyages ou autres points de ventes). Son système de vente n’est pas fonctionnel, les contrats de connections VPN et internet avec les providers locaux (Orange – Tigo ) n’existant pas. Son système Host de vente, SITA n’est toujours pas activé. La Direction Générale de cette compagnie, impréparée et ignorante de tous ces processus techniques, met la charrue avant les bœufs et veut tout précipiter, comme pour satisfaire d’autres desseins. Car lancer des vols commerciaux suppose quand même qu’il y ait des passagers ayant payés leurs billets d’avion. Et pour en avoir plusieurs de ces passagers-clients, pour un vol quelconque, il faudrait qu’en amont, que l’on ait eu un temps suffisant de vente les billets, un à deux mois de ventes préalables, c’est la tradition dans la distribution aérienne.

Les erreurs du passé doivent pouvoir servir quand même. Tous les professionnels se rappellent les démarrages catastrophiques de Sénégal Airlines, qui sans une parfaite maitrise professionnelle de son système de ventes, avait démarré avec des béances énormes dans son système de collecte des premières recettes des vols, lui faisant perdre des centaines de millions dès les tout débuts de son activité. Les professionnelles des réseaux de distribution et les agences de voyages, rompus dans les techniques des ventes GDS pour le compte des compagnies aériennes, dans tous les marchés de la région, sont toujours à l’affût, pour profiter de toutes carences et impréparations des compagnies aériennes qui ne maitrisent pas techniquement leurs transactions opérationnelles et commerciales.

Le couteau à la gorge, l’ANACIM a délivré un Permis d’Exploitation Aérienne (PEA) malgré tout

Le tableau d’ensemble de notre secteur du transport aérien en général n’est pas des plus reluisants. Deux bonnes années à vouloir lancer un pavillon national en vain, une saignée financière non encore interrompue, le démarrage chaotique du bel instrument qu’est l’aéroport AIBD, toute la tête de l’aviation civile nationale sous inculpation judiciaire par le procureur de la république, tout cela n’est pas fait pour rassurer les partenaires internationaux. C’est tout simplement déplorable, le Sénégal, notre pays, ne mérite pas cette vilaine situation de précarité, vu son prestigieux passé et ses responsabilités jadis assumées dans l’aéronautique africain, et aussi, pour la grande ambition d’émergence de son Président, qui aura consenti beaucoup d’efforts dans la mise en œuvre et la pleine réussite de ce qui devrait être le bel instrument d’exercice de notre riche portefeuille de droits aériens.

Désespérant d’obtenir le fameux PEA, sésame pour le lancement de la compagnie, la Direction Générale a dû faire à un forcing réel vis-à-vis d’une administration de l’aviation civile déjà fragilisée qu’est l’ANACIM. C’est ainsi que presque forcée l’ANACIM a dû délivrer un PEA signé le 30 avril 2018, le jour même où à la Direction Générale du Pavillon National a tenu, coute que coute, à lancer son vol inaugural vers Ziguinchor.

Ce PEA forcé, est délivré sans l’accomplissement de la revue générale de toutes les 5 phases du processus OACI de délivrance d’un tel document, et sans la présence physique et l’engagement solennel et formel du Dirigeant Responsable, qu’est nécessairement le Directeur Général de la compagnie, M. Philippe Bohn lui même. Des remarques techniques importantes et des questions (findings) laissées ouvertes sur la compagnie, consignées par l’expert OACI qui a supervisé l’ultime phase de ce processus PEA, sont simplement passées par pertes et profits, pour précipiter ce  démarrage obligé. Ceci est bien grave et potentiellement dangereux pour l’avenir, et de l’aviation civile nationale, et de celui du pavillon national en création.

Des pilotes et commandant de bord sénégalais en rade, inutilisés et faisant le pied de grue…

La Direction générale devra quand même régler ses problèmes subjectifs avec les pilotes sénégalais. Jusqu’à ce jour, aucun commandant de bord national, qualifié et lâché sur ATR n’a signé de contrat avec la compagnie. Pourtant ce n’est pas faute pour le Sénégal de disposer de pilotes et commandants de bord en nombre suffisant, qualifiés et expérimentés, en activité dans les autres compagnies nationales de la région. La plus part d’entre eux veut revenir au pays. Il suffit de leur appliquer des conditions identiques que celles appliquées dans les autres compagnies de la région, et aussi, aligner à celles des personnels navigants que l’on a loisir à louer allègrement. Mais  l’intransigeance de l’équipe de Direction à vouloir vaille que vaille les remiser en sous catégorie, avec des salaires inacceptables, reste inexplicable.

L’intégration de ces pilotes sénégalais aurait mieux fouetté, et l’orgueil et la fierté du pays, en affichant une autre photo que celle de ce trio inaugural, français, algérien et libanais, lors de ce premier vol sur Ziguinchor.

Après l’inauguration forcée, les avions sont parqués…

C’est aujourd’hui la triste réalité de cette compagnie. Plus rien après, une fois avoir convoyé quelques agents des agences de voyages à Ziguinchor, vite rassemblés à Dakar le temps d’un week end, pour une agape inaugurale. Peut être envisage-t-on encore remettre la mise, cette fois avec les autorités nationales, pour faire joli et sérieux, et toujours satisfaire cette puérile volonté de vouloir faire accréditer l’idée, le fait, que la compagnie nationale est bien lancée.

Mais à ce jour, toujours pas d’informations éclairantes sur le sort du 2ème ATR, mystérieusement parqué à Toulouse. Pas encore de publication en direction des différentes autorités de l’aviation civile nationale, comme en direction de celles des autres pays à desservir, du programme commercial complet des vols, couvrant les 1ères dessertes intérieures et le proche voisinage. L’usage professionnel veut que ce programme commercial soit toujours délivré lors de chaque saison IATA, pour approbation aux autorités de l’aviation civile des pays desservis. C’est une condition pour gérer et rationaliser les encombrements des aéroports. Ce programme commercial devra aussi, en préalable, être chargé et distribué mondialement à tous les GDS (Amadéus, Galileo, etc…) par les organismes chargés techniquement à le faire par IATA, à l’exemple de OAG. Les contrats d’assistance au sol des ATR dans tous les aéroports d’opération de Air Sénégal SA devront être signés en préalable d’un lancement de la compagnie, les bureaux de ventes de la compagnie nationale ouverts dans les différents marchés, finaliser les recrutements de son personnel. Et encore, bien d’autres exigences techniques devront être réalisées et confirmées avant tout démarrage effectif de l’activité commerciale du pavillon national. Rien de tout n’est fait à ce jour.

Bien des opportunités commerciales ratées par Air Sénégal SA en cette année 2018.

Il est regrettable de constater que l’incurie de cette Direction Générale aura fait rater malheureusement, beaucoup d’opportunités commerciales qui s’offraient au pavillon national pour une merveilleuse première année d’activité commerciale.

La qualification historique au Mondial de football en Russie 2018 de notre pays, pouvait offrir une grande vitrine internationale à Air Sénégal SA, en sa 1ère année d’activité, dans l’organisation de vols ponctuels pour les aficionados du ballon rond, aussi bien au Sénégal et dans la sous région. Le Sénégal étant le seul pays qualifié dans tout l’espace UEMOA. Plus d’une dizaine de vols très lucratifs pouvait être organisés, avec assez d’anticipation, depuis Septembre 2017, à l’arrivée de la nouvelle équipe dirigeante. Les propositions n’ont pas manqué. Mais l’équipe dirigeante, étrangère au battement patriote du poul national, incapable de sentir et de traduire commercialement ce besoin profond de toute une jeunesse dans cette région, avait fait la sourde oreille et noyé toutes les initiatives internes. C’est le cas aujourd’hui des grandes campagnes commerciales Orange avec des initiatives d’anticipation du genre : #15MillionsDeLions et #15MillionsDeMessages qui connaissent déjà un grand engouement des jeunes…

Il en fut de même aussi pour cette actuelle période du Hadj. Ce trafic saisonnier énormément lucratif, générateur d’une abondante trésorerie, ayant toujours constitué une sève nourricière pour toutes les compagnies aériennes nationales de notre pays, depuis Air Afrique, Air Sénégal International, Sénégal Airlines, a laissé de marbre la Direction Générale actuelle, qui n’y comprend rien à rien. Très tôt des notes internes d’alerte lui furent faites, mais elle est restée sourde. La compagnie aérienne Fly Nas, l’autre instrument aérien saoudien pour ce trafic du hadj en direction de son pays, a même fait à Air Sénégal SA une offre très intéressante de partenariat technique et commercial, qui aurait pu  aider à faciliter le démarrage. Mais il n’y eut aucune réponse de la part de la compagnie nationale, et c’est bien dommage.

Ainsi donc, nous reste-t-il la prière : Que Dieu sauve Air Sénégal SA, pour le bien de notre pays, du HUB de Diamniado, et la concrétisation de ce grand projet Présidentiel. Amine et Inch’Allah.

Ablaye Diop, Expert-Consultant en Transport Aérien

Air Sénégal SA a enregistré ses premiers passagers

YERIMPOST.COM Air Sénégal SA a survolé le ciel ce lundi 30 avril. Un vol aller-retour Dakar-Ziguinchor-Dakar. Selon la ministère des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires, à compter de cette semaine, les voyageurs pourront se rendre dans différentes villes du Sénégal par avion d’Air Sénégal SA. Enfin!, s’exclame le ministère.



Air Sénégal SA: Démarrage encore promis pour la semaine prochaine

YERIMPOST.COM La dernière annonce du directeur général de la nouvelle compagnie aérienne, Philippe Bohn faisait état du démarrage des activités d’Air Sénégal SA en mi-avril. A quelques trois jours de la fin du moi d’avril, toujours rien. Le ministre des Transports aériens a donc saisi l’occasion de la réunion des ministres en charge de l’aviation civile des pays membres de l’UEMOA pour annoncé qu’Air Sénégal SA démarrera ses vols domestiques la semaine prochaine. Sans donner une date exacte, Maïmouna Ndoye Seck s’est contentée de justifier cette lenteur par des démarches administratives. La semaine prochaine n’est plus très loin.



Que se passe-t-il à Air Sénégal SA ? Ce fleuron national, qui devait être l’acteur majeur de AIBD, ne vole toujours pas

L’équipe de Philippe Bohn, le grand manitou venu de Airbus pour bâtir une grande compagnie aérienne pour notre pays, apparait de plus en plus, comme incapable de porter cette grande mission que leur a confié le Président de la République. Le Diagnostic est sans appel aux yeux de beaucoup de professionnels de ce secteur dans ce pays : un management qui tend au discrédit du pavillon national vis-à-vis de tous ses partenaires potentiels, avec une nette volonté de mise à l’écart des compétences nationales, et à ce rythme l’échec, à terme, est assuré pour ce grand projet présidentiel




Cela fait à ce jour 2 bonnes années, depuis la décision de création en avril 2016 de Air Sénégal SA, en Conseil des Ministres, sans que cette dernière ne puisse démarrer effectivement ses activités. L’équipe de Direction actuelle, mise en place en septembre 2017, soit 8 mois à ce jour, peine à lancer dans les normes et standards professionnels l’activité commerciale du nouveau pavillon national. Et aujourd’hui, tous les acteurs et partenaires nationaux de cette industrie du transport aérien (ANACIM, Conseillers Techniques aux Ministères du Transport aérien et de l’Economie des Finances, AIBD, etc…), in fine, commencent à s’accorder sur l’inaptitude professionnelle et les réelles carences techniques de cette équipe au pied du mur, après 8 mois d’office.

Tant dans l’organisation interne et externe de la compagnie, l’absence d’une orientation stratégique et  d’un Business Plan, des choix stratégiques de partenariat et du commercial, la qualité dans le recrutement du personnel navigant et du staff managérial, de graves erreurs risquent de plomber irrémédiablement l’activité future de Air Sénégal SA.

Concernant la Flotte 

Un véritable flou et brouillard couvre le sort en définitive des 2 ATRs, régulièrement acquis depuis l’équipe de direction du 1er Directeur Général avec une équipe projet. Toutes les négociations avec ATR (6 mois durant), les paiements des 2 premiers PDP (Pre Deposit Payment) et l’amorce du regroupement des ECA (Export Credit Agency), les assurances et la mobilisation du financement des appareils, avaient été bien amorcés et conduits par cette équipe. Ne restaient en fait que le paiement du 3ème PDP et le closing du financement. Avec l’avènement de cette équipe aux commandes, le flou s’installe. Quel est le sort véritable des 2 appareils ? car sitôt les vols de parades effectués le 7 décembre 2017 à l’inauguration de AIBD, le 2ème ATR s’en est retourné à Toulouse depuis le 8 décembre 2017 pour ne plus revenir au Sénégal. L’autre ATR est en errance, en parking entre LSS Dakar et AIBD Ndiass. Quid des protocoles de maintenance de ces 2 appareils et de leurs coûts ?

 

Concernant le recrutement des PN  et du personnel de maintenance:

Ce segment de personnel et aussi important poste de coûts dans l’économie d’une compagnie aérienne, se  voit subir un traitement consternant par la nouvelle équipe, montrant ainsi une incompétence notoire. Alors que le Sénégal est le pays le mieux doté en pilotes et commandants de bord de l’UEMOA, l a nouvelle équipe n’arrive pas à réunir 2 commandants opérationnels pour le démarrage de la compagnie. Des faits graves sont commis dans le traitement du Personne Navigant Technique. De manière tout à fait arbitraire, un commandant de bord sénégalais émérite, totalisant plus de 25 années d’expériences, à qui on a fait démissionné de Air Côte d’Ivoire, pour venir prendre en charge la Direction des Opérations de la nouvelle compagnie, fut proprement renvoyé, après falsifications de documents techniques remis à l’Autorité de l’ANACIM pour pouvoir l’écarter.

Il est aussitôt remplacé par 2 commandants de bord pour les opérations aériennes, au passé bien ténébreux ; l’un présentant de faux documents professionnels (certificat TRI falsifié) et l’autre, très ami à M. Jérôme Maillet (recherché par la justice congolaise), transfuge de Congo Airways ayant fait du faux et usage de faux pour sa qualification A320 et sa licence de vol.

Concernant la mise en ligne des 2 ATRs, il n’y a actuellement que 2 commandants de bord et 5 pilotes de ligne qualifiés, alors qu’il aurait fallu 8 commandants de bord et 8 pilotes pour opérer le réseau intérieur et le voisinage.

Les pilotes sénégalais se voient proposer des « contrats de prestation de service », au mépris de la réglementation internationale, qui interdit ce type de contrat, au regard du statut juridique du commandant de bord. Pendant que la Direction Générale par ailleurs, sans gêne depuis 2 mois, loue un équipage algérien à 10 000 euros par mois pour chaque pilote, en refusant de payer des salaires honorables aux pilotes sénégalais. Dans son plan de marche, elle envisage aussi de louer pour les 2 prochaines années des équipages étrangers pour Air Sénégal SA.

La volonté de l’équipe actuelle d’écarter les professionnels nationaux se voit clairement dans le refus d’embaucher des techniciens qualifiés sénégalais, avec des propositions de salaires inadmissibles. Alors qu’actuellement est en cours des négociations de recrutement de techniciens provenant de la compagnie low cost « HOP», filiale d’Air France, à 8000 euros par mois, hébergement non compris.

 

Une stratégie commerciale inexistante et un partenariat avec Air Côte d’Ivoire suspect :

La Direction Générale actuelle après 8 mois de présence est toujours incapable de produire un programme de vols pertinent, avec un réseau de dessertes organisé, qui puisse déployer le nouveau pavillon national, aussi bien au plan interne qu’au niveau de la sous région Afrique de l’Ouest et du Centre. Hélas, l’équipe commerciale actuelle n’en a pas les compétences techniques et l’expérience professionnelle. Elle est constituée d’éléments ab initio, à qui on est entrain d’apprendre le B.A. BA de l’activité commerciale de l’aérien.

 

Dès sa mise en place, l’équipe actuelle s’est évertuée à nouer des relations professionnelles très étroites avec l’équipe de direction de Air Côte d’Ivoire, qui comme tout le monde sait développe une forte synergie avec Air France dans la sous région. Pour ces relations obscures avec Air Côte d’Ivoire dans la région, qui faut il le rappeler, est la concurrente historique et naturelle du pavillon sénégalais dans l’espace sous régional, la direction direction actuelle agit seule, en toute exclusivité et sans partage. Juste à noter le paradoxe qu’elle laisse voir, à vouloir développer un partenariat très serré à l’étranger avec Air Côte d’Ivoire, et à refuser toute coopération professionnelle avec Transair qui elle est nationale, et dont on planifie la mise à mort.

 

Sous le coude et presqu’en catimini, la Direction Générale de Air Sénégal SA, envisage la location d’un A319 en mai à Air Côte d’Ivoire (avion, maintenance, et assurance). Les pilotes prévus sur cette machine sont en formation accélérée commandant de bord à Air Côte d’Ivoire, choisis de connivence avec la Direction de cette compagnie, alors qu’il existe déjà au moins 6 commandants de bord sénégalais, opérationnels et disponibles, qui ne désirent qu’à rentrer, si il leur est offert des conditions respectables pour un retour au pays. Mais ils ont été tout bonnement écartés. Il se trouve que cet appareil est le plus vieux de la flotte de Air Côte d’Ivoire, qui envisageait déjà de le restituer en juin 2018, tant son exploitation était couteuse. Sans programme et réseau publié, il semble que cet appareil est prévu pour opérer certaines lignes du régional africain et une toute nouvelle ligne à ouvrir sur Toulouse (???), la très chère ville du même Jérôme Maillet, l’actuel manitou de Air Sénégal SA.

 

L’incompétence de la direction générale est telle qu’elle n’a pu mesurer, elle veut l’ignorer totalement, la portée de l’accord interline avec ASKY, signé en bonne et due forme, qui a permis à Air Sénégal SA de se voir doter de codes provisoires IATA, HC et 490 (designator code et accounting code IATA). Préoccupée par d’autres objectifs, elle ignore totalement les potentialités d’un tel accord pour un démarrage facile du pavillon dans la sous région.

Il en est de même de même de l’offre de la TACV, dont la Direction Commerciale s’est spécialement déplacée à Dakar, pour chercher à trouver un partenariat avec le nouveau pavillon national. Cette démarche, comme du reste beaucoup d’autres, a été superbement ignorée par la nouvelle équipe, car n’entrant pas dans son schéma propre.

 

Tous les partenaires techniques qui s’étaient montrés bien disponibles au lancement de la mise en œuvre de la nouvelle compagnie, au regard des potentialités qui s’ouvraient, commencent actuellement à déchanter, face aux échéances toujours repoussées de son démarrage. Le système de distribution sélectionnée par l’ancienne équipe, après un long benchmark, SITA, de guerre lasse se résout à devoir commencer ses facturations à compter de fin avril 2018, après 8 mois d’attente du démarrage effectif. La compagnie Air Sénégal SA ne supportant que des coûts depuis sa création, sans aucune recette, n’eût été les redevances Royal Air Maroc.

 

Toutes les bévues ne sont pas listées, et cette revue de points n’est certainement pas exhaustive. La compagnie va mal. Elle n’existe pas encore, mais pointe déjà un mauvais départ. Et c’est par la tête qu’elle va mal, car sa direction générale est incompétente, n’est pas à la hauteur de la mission à elle confiée. Il est urgent de redresser la barre si l’on veut toujours doter le Sénégal d’une grande compagnie aérienne de calibre international.

 

Ablaye Diop – Consultant dans le transport aérien

Souleymane Ndéné nommé

YERIMPOST.COM L’ancien Premier ministre sous Wade est le nouveau président du conseil d’administration de la nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal SA. Souleymane Ndéné Ndiaye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été nommé à ce poste par décret présidentiel au sortir de la réunion du Conseil des ministres de ce jour, mercredi 25 avril.



Aliou Sall refuse un juteux poste. La raison ?

YERIMPOST.COM Le frère du président de la République ne veut pas cumuler de fonctions. Aliou Sall vient de décliner le juteux poste de président du Conseil d’administration (Pca) d’Air Senegal Sa. Selon L’Observateur, il a refusé cette fonction arguant qu’il a beaucoup de choses à faire avec son poste de Dg à la CDC. Seulement, renseigne le journal, le cumul est contre l’Acte uniforme relatif aux droits des sociétés commerciales et groupement d’intérêt public. L’article 479 du Texte dispose que le mandat de Pca n’est pas cumulable avec plus de deux mandats d’administrateur général ou de directeur général de sociétés anonymes ayant le siège social sur le territoire d’un même Etat partie. Une manière de dire qu’Aliou Sall n’avait d’autre choix que de décliner cette offre.




Mon Dieu, qui sont ces ténébreux personnages à la tête du pavillon national Air Sénégal SA ?

Il y a quelques jours, le site d’informations en ligne kewoulo.info lançait à la Une de ses livraisons du jour, l’avis de recherche de tribunaux congolais du français Jérôme Maillet, aujourd’hui numéro 2 du pavillon national Air Sénégal SA, pour motif de malversations financières. Il s’agissait avec cette information, d’un grand coup de tonnerre, dans ce ciel si assombri et controversé de l’industrie du transport aérien sénégalais. C’est donc par une plainte de la compagnie nationale congolaise, Congoairways, que Jérôme Maillet, qui alors occupait la position de Directeur Adjoint de cette compagnie, fut accusé de graves malversations financières contre les intérêts du nouvel instrument aérien congolais. Il semblerait qu’il ait fui ce pays dès ses premières auditions, aidé par l’ambassade de son pays, qui l’a exfiltré. Illico presto.

Nous citons le site Kewoulo.info : «Désigné comme DG adjoint devant permettre à la compagne Congo Airways de briller en Afrique Centrale, Jerôme Maillet l’actuel numéro 2 d’Air Sénégal, est au cœur d’un gros scandale qui a failli causer un incident diplomatique entre la France et Joseph Kabila. Et depuis lors, l’homme serait recherché par la justice congolaise pour une affaire de malversation et de détournement de fonds. Selon la justice congolaise, le DGA d’Air Congo a participé à une opération d’offre de fournitures destinées à la compagnie congolaise. « De l’argent a été décaissé. Et les fournitures commandées auprès de présumés amis de Jérome Maillet n’ont jamais été livrées. Alors, on l’a convoqué à la police judiciare. Mais, entre temps, il a réussi à se faire exfiltrer par la France. Aujourd’hui, nous sommes surpris de voir que l’homme concerné par le dossier Congo Airways – Sébastien Ferré et Consorts du PV n°0897 à 0905 et contre qui nous avons lancé un mandat d’amener est celui là qui doit faire fonctionner votre compagnie nationale », a déclaré une source proche du parquet de Kinshasa».

L’actualité étonnante de cette subite révélation, ne s’est pas encore estompée des esprits, que l’opinion publique nationale risque de tomber des nues les toutes prochaines semaines. En effet, à l’occasion de la mise en examen  de l’ancien président de la République française, Nicolas Sarkosy, dans le cadre d’une enquête sur le financement illégal de sa campagne électorale en 2007 et de recel de détournements de fonds publics libyens, le nom du Directeur Général actuel de Air Sénégal SA, M. Philippe Bohn, circule dans certaines rédactions françaises. Il a été cité déjà dans la presse par rapport à une sombre affaire d’écoute téléphonique des juges instructeurs, menée par l’équipe Sarkosy, qui tentait de percer les secrets de l’instruction en cours. Nous pouvons lire sous la plume du journaliste Laurent Léger de l’hebdomadaire Charlie Hebdo du 28 mai 2014 : « L’ancien monsieur Afrique d’EADS  (Airbus Group aujourd’hui) fut ainsi requis. Philippe Bohn connaissait les élites de l’ancien régime de Tripoli et avait « traité » deux des fils de Kadhafi, Saif et Saadi, pour leur vendre avions et missiles (près de 4 milliards de contrats…). Ce proche de Madelin, qui s’est retrouvé affublé de l’étiquette de « combinard » par l’ancien président dans les écoutes, avait pourtant mouillé sa chemise pour cet ingrat de Sarko.




Mais ce n’est pas tout, une grande émission de la chaine de télévision française France 3 « Pièces à Conviction », diffusé il y quelques mois en France, toujours sur cette affaire, reprenait le nom de Philippe comme accompagnateur de Claude Guéant dans de sombres tractations de remise des valises du financement illégal de la campagne électorale de M. Sarkosy dans un hôtel de Genève.

 

Voilà donc…  Mon Dieu !!! que ces 2 sombres personnages débarquent ici au Sénégal pour diriger le nouveau pavillon aérien du Sénégal. C’est à se demander pourquoi diantre, pourquoi donc, le Président de la République a-t-il eu besoin d’aller chercher si loin. Ces 2 sulfureux messieurs sont des novices dans le transport aérien. Ils sont sans envergure dans ce domaine précis et dans leur propre pays, n’ont aucune expérience professionnelle prouvée et sont complètement ignorants de notre environnement national. Ils croyaient Banjul au nord du Sénégal et le Burkina au Sud. De guerre lasse, ils ont demandé une mappemonde au mur de leur bureau pour pouvoir se situer dans la région.

Leur incompétence est aujourd’hui démontrée à loisir,  incapable d’asseoir une organisation interne fiable de la compagnie, de nouer des relations professionnelles de respect avec les partenaires techniques nationaux, et de travailler en toute confiance avec les experts sénégalais. C’est toujours  avec mépris, arrogance et volonté d’humiliation qu’ils essaient de faire plier tous les cadres sénégalais à l’intérieur de la compagnie naissante. C’est dire qu’ils présentent un double visage et un double langage vis-à-vis des hautes autorités sénégalaises. Bénéficiant de l’aura présidentielle à leur arrivée, ils affirment à qui veut l’entendre avoir reçu « carte blanche pour nettoyer au cacher ». Tels sont les propos qu’ils profèrent face à toute tentative de résistance. Depuis leur arrivée en septembre 2017, une saignée d’une trentaine d’éminents cadres sénégalais de l’aérien, de différentes compétences, avec de très solides expériences, venus de différents horizons par patriotisme et espoir de participer à l’envol d’une grande compagnie nationale, ont été remercié du jour au lendemain, sans véritable motif et dans des conditions très humiliantes de leur départ.

 

Rappelons aussi que M. Philippe Bohn a été choisi par le Président lui-même, sur la base de son supposé carnet d’adresses bien fourni, et de l’espoir, par son entregent, d’un financement durable et d’un partenariat solide  pour Air  Sénégal SA. Mais hélas, 3 fois hélas, le Président risque de déchanter et de voir ruiner ses espérances d’une compagnie à hauteur de ses ambitions.

Quid des financements… NENNI !!! C’est plutôt les ressources publiques du Sénégal, en ces durs temps de lourds endettements intérieurs et d’emprunts extérieurs, qui quittent le trésor public vers la France, depuis 7 mois que la nouvelle équipe est là. Pas moins de 60 millions de dollars (30 milllards de fcfa) ont quitté Dakar pour les comptes alléchés de ATR, Airbus en France et de cabinets français. Et ce n’est pas encore terminé.

Quid de l’organisation et de la mise sur pied effective de la compagnie, de la production d’un plan de développement et d’une vision de partenariat stratégique… NENNI !!!

Ces messieurs ne savent pas opérer en dehors de leur étroit horizon hexagonal  franco-français. Pourtant, le cabinet américain Seabury International, challengé par une équipe projet nationale expérimentée, avait su, après 6 mois d’études et d’analyses, présenter un plan cohérent dans un volumineux document, un business plan stratégique, qui existe encore, et qui faut-il le rappeler, avait été validé par un Conseil Présidentiel le 10  janvier 2017. Cet accompagnement avait couté au bas mot, 2 milliards de nos maigres francs, entièrement payés rubis sur ongle par la trésorerie de Air Sénégal SA. Aujourd’hui, tout ce travail important, fin prêt et bien complet, dort dans les tiroirs parce que jeté à la poubelle par la nouvelle équipe, Philippe Bohn et Jérôme Maillet. A la place, ils ne produisent rien, incapables d’offrir la moindre étude autre. Aucune étude et aucun appel d’offre n’ont été faits dans l’achat des A330. Airbus, tout simplement nous aura suffi.

 

Air Sénégal SA, qui n’opère pas encore, commence déjà à être discréditée vis-à-vis de tous ses partenaires. Le doute s’installe, et ce n’est pas bon dans le transport aérien. Avec le temps, les masques commencent à tomber. Tout le monde se rend bien compte de l’incurie et de l’inaptitude de l’équipe aux commandes.  Le Président a été abusé. L’attelage actuel ne peut porter son grand projet d’Air Sénégal SA. Monsieur Philippe Bohn, « Agent d’influence », en d’autres termes plus simples espion tout court, est d’abord là pour les intérêts de son pays. Il le clame haut et fort à tous ses interlocuteurs. Ce qu’il chercher à faire, c’est structurer la compagnie en adéquation avec les intérêts de son pays. Il n’est pas là pour bâtir un pavillon national viable. Il l’a écrit dans son livre, « Profession : agent d’influence » pour expliquer sa philosophie de la vie. Personne ne peut lui en vouloir pour cela.

 

Malheureusement cette situation risque d’être contre productif à tous égards pour le Président Macky Sall lui même. La communauté de l’aérien national observe impuissante, tout ce gâchis  avec ces abus de toute sorte, les licenciements injustes et l’incompétence notoire de l’équipe de direction constatée par tout le monde. Dans ce domaine les erreurs se paient cash, en milliards de francs, et c’est à se demander si toutes ces dérives ne risquent-elles pas de coûter cher au Président, à quelques mois des élections décisives pour lui ?

 

Et pourtant !!! et pourtant, la volonté présidentielle est bien réelle de doter le pays d’une grande compagnie aérienne pérenne, instrument actif  dans le développement économique du pays à travers le PSE. Car jamais autant d’investissement et de moyens n’ont été consentis dans ce domaine. Et hier, on le sait, c’était des Boeing Dreameliner qu’il avait souhaité pour la compagnie Air Sénégal SA. Aujourd’hui, devançant tous ses pairs dans la sous région, il opte pour les A330 NEO ; Il voit grand, large, à la dimension des ambitions qu’il porte pour la compagnie. Mais hélas, le hic, l’équipe actuelle n’est pas à la hauteur, elle  le dessert assurément, et n’a pas le levain patriotique et l’ambition nationale qui peuvent l’animer, lui.




Un proverbe ouolof dit «  quand on ne sait pas où on va, il faut revenir sur ses pas… ». Alors rappelons le passé. Hier, aux aubes de nos indépendances, c’était juste quelques mois après la souveraineté nationale de notre pays. Le Sénégal, fier de son leadership, dans le démarrage hésitant de son indépendance, mettait en détachement et à la disposition de tous les autres Etats constitutifs de Air Afrique, un certain nombre de cadres de très haut niveau qui vont bâtir la multinationale aérienne, les autres pays ne pouvant pas. Entre autres, M. Cheikh Fal, éminent ingénieur diplômé SUP ELEC de Paris, comme Directeur Général et M. Djibril Ndiaye 1er gouverneur de la région du Cap Vert, comme Secrétaire Général furent détachés gracieusement par  Mamadou Dia comme Président du Conseil de gouvernement du Sénégal. Ces derniers, en toute responsabilité et avec engagement, construisirent avec des français d’un autre calibre, une multinationale aérienne rayonnante, d’envergure internationale, qui sillonnait les cieux de tous les continents. Ils montèrent des financements avec des consortiums bancaires internationaux, avec les 1ères garanties souveraines de l’Etat du Sénégal seul. Ils achetèrent des caravelles, des DC 10, des airbus par eux-mêmes, les amortirent à zéro de leurs valeurs comptables et bâtir une solide compagnie aérienne nommée AIR AFRIQUE…

Aujourd’hui, avec Philippe Bohn comme DG et Jérôme Maillet comme numéro 2 de fait, et pas un seul cadre sénégalais de haute facture professionnelle dans le transport aérien, on mesure bien, 58 ans après, l’immense recul du Sénégal.

 

 

Ablaye Diop – Expert dans l’aérien.

 

Macky Sall a-t-il fait venir Philippe Bohn au Sénégal uniquement pour Air Sénégal SA ?

YERIMPOST.COM Philippe Bohn a de grandes oreilles au propre comme au figuré. Ce baroudeur, qui a écumé bien des zones stratégiques en Afrique, est un homme de réseaux, d’influence, voire de renseignement, disent certains. Dans son livre trépidant, « Profession: Agent d’influence », l’ancien directeur Afrique du groupe EADS raconte ses tribulations dans les antichambres du pouvoir.

Voici le mot de Paris Match pour présenter l’ouvrage: « Comme le héros d’un « SAS », il a le goût des destinations insolites et des situations rocambolesques. Aventurier de l’industrie, Philippe Bohn a usé ses souliers Lobb et sa parka à poches aux quatre coins de l’Afrique. De l’Angola, où il s’est lié d’amitié avec le chef rebelle Jonas Savimbi, aux faubourgs de Mogadiscio, en passant par le QG des opposants tutsis dans la brousse, où l’accueille Paul Kagame.

Dans un style incisif et percutant, l’ancien directeur Afrique du groupe EADS, aujourd’hui directeur général d’Air Sénégal, raconte trente ans de tribulations dans les antichambres du pouvoir. Dans cette zone grise où se négocient gros contrats et basses manœuvres, les serviteurs de l’Etat côtoient les bandits de grand chemin.

On y apprend comment Alexandre Djouhri tente de s’incruster par la force dans un gros « deal ». Et que Kadhafi s’est fait soigner à Sainte-Anne pour schizophrénie… Peu regardant sur les honneurs et les diplômes, l’auteur se fie à son flair : seuls les rapports humains, qui, comme les bons vins, se bonifient avec le temps, permettent de constituer un véritable réseau. Celui qui distingue les hommes d’influence. »

Philippe Bohn est l’un de ces spécialistes de missions délicates et secrètes, l’un de ces hommes capables de mettre tout un pays sous coupe réglée, de savoir qui fait quoi et qui va où… Traînant une manie pour le renseignement et les missions tordues depuis son passage à la tête du ministère de l’Intérieur, Macky Sall a besoin d’hommes de ce type pour aborder l’échéance cruciale de février 2019.

Philippe Bohn a beaucoup trop de facettes pour que le numéro un sénégalais l’ait fait venir afin d’en user d’une seule. Cet homme introduit au Palais revendique d’ailleurs médiatiquement une amitié avec le président. Entre amis, on se rend des services…




Pourquoi le président Macky Sall ne veut pas des Marocains à Air Sénégal SA

YERIMPOST.COM Le Sénégal a appris de ses erreurs du passé. C’est en tout cas ce que semblent dire nos confrères de l’Observateur. Dans sa livraison du jour, le journal nous en apprend un peu plus sur les coups bas de la Royal Air Maroc (RAM) qui ont conduit à la mort de l’ancienne compagnie aérienne sénégalaise Air Sénégal International. Avec une majorité de 51% des parts de l’entreprise, la RAM affichait le plein sur les vols d’Air Sénégal International pour détourner les voyageurs afin qu’ils se rabattent sur elle. « Une fois qu’on était dans l’avion, nous constations qu’en réalité, l’avion n’était pas du tout plein », ont confié d’anciens employés d’Air Sénégal international. Des crocs en jambe auxquels le chef de l’Etat a assisté au premier plan alors qu’il était Premier ministre. A en croire le journal, c’est cette raison qui a motivé la décision du Sénégal de ne pas céder des actions à la compagnie marocaine pour entrer dans le capital d’Air Sénégal SA.

Démarrage Air Sénégal SA: Philippe Bohn indique la date

YERIMPOST.COM Les  avions d’Air Sénégal SA seront sur le tarmac de l’Aéroport international Blaise Diagne avant le mois d’avril. Actée en janvier 2017, la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise va démarrer ses activités au plus tard dans le deuxième trimestre de 2018. L’annonce a été faite par le directeur général de la compagnie, Philippe Bohn, qui était l’invité du Grand Jury sur la RFM. A l’en croire, les nombreux rendez-vous manqués du démarrage des activités de la compagnie ont été causés par le processus du PEA (permis d’exploitation aérien) qui est délivré par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM)

Coût, modalités de livraison et coulisses de l’achat des deux Airbus signé devant Macron

YERIMPOST.COM Au cours de son séjour à Dakar, pour co-présider la Conférence internationale sur le financement du Partenariat mondial pour l’éducation, du 1er au 3 février 2018, le président français, Emmanuel Macron, a parrainé la signature du contrat d’acquisition de deux nouveaux Airbus 330 Neo par la compagnie Air Sénégal S.A. Selon l’organe d’informations stratégiques La Lettre Du Continent, l’acquisition des deux appareils a été actée en 2017, à l’occasion du Salon aéronautique de Dubai. Devant être livrés l’un au premier semestre, l’autre au second semestre de 2019, les deux aéronefs ont coûté la rondelette somme de 510 millions d’euros, soit 334,56 milliards de francs cfa. Une ardoise qui vient alourdir l’investissement du nouveau pavillon national sénégalais qui avait déjà acquis deux ATR 72-600 neufs. Sera-t-il facile d’amortir ces montants dans ce contexte d’un ciel ouest-africain hautement concurrentiel ?

www.yerimpost.com



Cet accord d’achat entre Air Sénégal Sa et Airbus qui confirme Yerimpost

YERIMPOST.COM C’est en décembre que votre blog préféré avait fait cette révélation. Il aura fallu presque deux mois pour que cet achat soit officialisé. L’accord signé ce vendredi 2 février entre le CEO d’Air Sénégal SA et le Directeur Avions commerciaux Airbus Afrique et Moyen-Orient confirme  Yerimpost. Deux avions A330 neo que le directeur d’Air Sénégal SA Philippe Bohn a commandés chez Airbus. La question qui est restée sans réponse est pourquoi le choix d’Airbus. On sait que le patron de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise était jusque dans un passé très récent (en 2011) le Corporate vice-président en charge du Business development du holding EADS devenu Airbus… N’est-ce pas que la Marianne a le vent en poupe sous le ciel sénégalais ? La France des bonnes affaires !

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