Blog de Cheikh Yerim Seck

Qui mange la croissance produite par le peuple sénégalais ? (Par Mamadou Lamine Diallo)

Réponse : Macky Sall, ses « Nommés » et les entreprises étrangères
La croissance se « mange », elle est partagée entre les salariés, l’Etat et les entreprises. La croissance produite par le peuple sénégalais et sa diaspora se divise en deux : une croissance structurelle de long terme de 2,5 à 3% soutenue par la démographie et l’adaptation au numérique et une partie conjoncturelle de 0 à 2,5-3% qui dépend de la Chine, de l’endettement de l’Etat, de la pluie et du prix du pétrole.
Pour le partage de la croissance, l’ANSD estime qu’il se présente ainsi : 22% pour les salariés, 11% l’Etat et 67% les entreprises et leurs propriétaires. Cela signifie que le salarié du secteur informel se retrouve avec 56 000 francs par mois en moyenne alors que celui du secteur moderne est à 210 000 francs, la moyenne pour le fonctionnaire de l’Etat est à 500 000 francs par mois.
Pour l’entreprise, en moyenne, celle du secteur informel se retrouve autour de 11 millions d’excédent brut par an tandis que pour le secteur moderne, c’est 315 millions de francs. On voit bien que c’est la grande entreprise qui tire son marron du feu alors que le salarié du secteur informel est écrasé par les inégalités.
Au total, sur la base des chiffres fournis par Macky Sall et ses « Nommés », les gagnants de la croissance de Macky Sall sont les grandes entreprises étrangères et les entreprises qui bénéficient des subventions de l’Etat d’une part ; D’autre part, chez les salariés, ce sont les DG et autres affidés politiques.


1 Comment

  1. Caractéristiques typiques de pays soit disant émergents:
    – une économie dépendante de facteurs exogènes : investissements étrangers, endettement, prix du pétrole, pluie;
    – une croissance extravertie; les nouvelles richesses creees sont détournées par l’etranger;
    – une économie désarticulée constituée pour l’essentiel d’un secteur informel, symptôme du sous développement, sous financé, improductif ;
    – poids élevé du secteur public dont les prélèvements s’operent Principalement au profit des rémunérations de ses agents et plus particulièrement des dirigeants au détriment des services publics de base (santé, éducation etc.).
    Resultat: le peuple s’appauvrit malgré la croissance; nos dirigeants se gavent des miettes laissées par le capital étranger et l’economie De traite installée depuis la colo se renforce!!!

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