L’ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye condamnée à 24 ans de prison pour corruption

L’ancienne présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, a été reconnue coupable de corruption pour son implication dans un vaste scandale de trafic d’influence et condamnée à une peine de vingt-quatre ans de prison et 13 millions d’euros d’amende.

L’ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été condamnée vendredi 6 avril par un tribunal de Séoul à vingt-quatre ans de prison dans le procès du retentissant scandale de corruption qui avait entraîné sa chute l’année dernière.





Première femme élue présidente en Corée du Sud, Park Geun-hye, qui avait été destituée et arrêtée en mars 2017, a été jugée coupable de corruption, abus de pouvoir ou encore coercition par le tribunal qui lui a aussi infligé une amende de 18 milliards de won (soit 13 millions d’euros).

Le juge Kim Se-yoon a notamment affirmé qu’elle avait contraint des entreprises sud-coréennes à verser des dizaines de milliards de wons à deux fondations contrôlées par sa confidente de l’ombre et « amie de quarante ans », Choi Soon-sil.

« L’accusée a illégalement usé de son autorité présidentielle à la demande de Mme Choi pour obliger des entreprises à donner de l’argent aux fondations », a affirmé le magistrat. « Les entreprises ont été contraintes de donner des sommes importantes d’argent et l’accusée a laissé Mme Choi contrôler les fondations alors qu’elle n’avait pas le droit de le faire ».

« Les sommes que l’accusée a reçues ou demandées en collaboration avec Mme Choi s’élèvent à plus de 23 milliards de wons », a poursuivi le juge.




Liens malsains

La fille aînée du dictateur militaire Park Chung-hee, qui avait accédé en 2013 à la fonction suprême en se drapant dans l’habit de l’incorruptible « Fille de la Nation », est emportée dans un scandale qui a de nouveau illustré les liens malsains entre le pouvoir politique local et les grands conglomérats.

Le parquet avait requis trente ans de prison, ainsi que 118,5 milliards de wons (89 millions d’euros) d’amende contre Park Geun-hye, en estimant qu’elle devait porter, en sa qualité d’ancienne présidente, la responsabilité du scandale.

Jugée dans un procès distinct, Choi Soon-sil a écopé en février de vingt ans d’emprisonnement.

Avec AFP

3 Comments

  1. Bel exemple qui ne se produit que dans les vraies démocraties malheureusement.
    Au Sénégal lorsqu’il s’agit de dilapider l’argent du contribuable pour le confort des « présidents-rois « par exemple, acheter un avion neuf, construire un nouveau palais, etc… la « cour royale » nous balance souvent ce genre de phrases :
    Notre président ne doit rien envier à celui de la France ou des USA, le sénégal est une république souveraine qui tient à la sécurité et au confort de son président et bla bla bla.
    Je suis tout à fait d’accord. Cependant lorsqu’il s’agit de copier les sanctions sévères infligées aux dirigeants de ces pays dans le cadre la lutte contre la corruption, le mensonge, le népotisme comme la Corée du sud vient de le faire avec son ex président on reste aphone. Bref, Ils ont tous les privilèges et aucune responsabilité. Il faut que les futurs dirigeants de ce pays inversent la tendance si nous voulons vraiment devenir une république démocratique au sens étymologique du terme.

  2. ET SI LE SÉNÉGAL AVAIT CES TYPES DE JUGE,LA FONDATION SERVIR LE SÉNÉGAL UTILISE LE MÊME PROCÉDÉ, LA PRÉSIDENCE IMPOSE A DES SOCIÉTÉS DE DONNER DE L ARGENT A LA FONDATION

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