Blog de Cheikh Yerim Seck

Le dernier combat de Wade

LE DERNIER COMBAT DE WADE

Karim neen bunu xoli la, Wade bëgul kuko taxal suuf !

 

En lisant la lettre de Wade en réponse aux responsables parlant de plan B, j’ai eu mal dans ma chair. Très mal même !

Pour le seul fait d’avoir réfléchi et d’avoir exposé sa réflexion dans une lettre, Me Madické a été insulté par le pape du Sopi. Il l’a traité de traître et de quelqu’un qui poignarde ses amis dans le dos.

Je ne prends pas la défense de Madické mais je me dis que trop c’est trop.

Wade est en train de mener en bateau tous les militants du PDS et tout simplement pour les beaux yeux de son fils Karim. Les autres, il n’en a cure !

Il avait mené un mortal combat à Idrissa Seck afin de faire de l’espace pour son fils. L’ancien premier ministre nous avait pourtant avertis. Il avait bien alerté que le fils biologique est le centre d’intérêt de Wade.

Ensuite ce fut le cas de Macky Sall qui a osé dit-on convoquer le prince à l’Assemblée nationale. On connaît la suite. Il a été traîné dans la boue et « excommunié ».



Wade pense avoir droit de cité sur tous ces gens qui sont avec lui. Personne ne doit regarder ailleurs que la direction que lui-même montre. Ceux qui ont semblé ignorer cette règle en ont fait les frais. C’est le cas de Modou Diagne Fada, Farba Senghor, Souleymane Ndéné, Pape Samba Mboup….ils font foison les victimes de Karim.

Au PDS ce n’est plus du « moute mba moote » mais c’est du « Karim la mba moote ».

Il les manipule tous et le dommage c’est qu’ils le savent et semblent l’accepter. Il dit lui-même que c’est un congrès qui a choisi son fils comme candidat. Mdr ! De quel congrès parle-t-il ? Wade convoque un comité Directeur et s’adresse à une assistance médusée pour leur dire que la rencontre est transformée en congrès. Il le fait en prenant le soin de berner certains en leur demandant de se présenter pour la candidature afin de respecter la forme et de se désister ensuite au profit de son fils.  Ils y ont tous cru !

Quand certains ont commencé à crier au scandale, il leur a fait savoir que c’était juste pour mettre la pression sur le pouvoir à quelques jours du procès de Karim. Espiègle qu’il est, il a réussi à copté au sein du comité directeur du PDS des anciens de la Génération du concret et de nouveaux « karimistes » à qui il a donné des responsabilités afin de « contrebalancer » les humeurs contestataires qui pourraient naître d’anciens responsables. Il a bien réussi son coup !

Maintenant croire que Wade n’envisage pas un plan B c’est mal connaître l’homme. Il y pense bien et mieux, il y travaille. Wade réfléchit pour son fils et mène les combats à sa place. Objectivement quel est le vrai combat politique qui a été porté et mené jusqu’au bout par Karim ? AUCUN !

Karim n’a pas d’ambition politique c’est son père qui en a : voir son fils diriger les quatorze millions de sénégalais. Pour cela il est prêt à tout ! A tout !

Son premier plan, c’est d’essayer d’imposer la candidature du fils biologique en imposant un rapport de force au pouvoir de Macky Sall. Le seul obstacle est qu’il est conscient qu’avec la contrainte par corps Karim risque de retourner en prison s’il met les pieds au Sénégal. Ce qu’il ne sait pas encore c’est jusqu’où peut aller le Président de la République s’il s’engage dans cette voie. C’est pourquoi, Pa Wade est en train de voir comment faire entrer Wade fils sur le territoire national pour ensuite s’ériger en bouclier autour de lui avec ce qui lui reste de militants.

Si cela ne prospère pas, il y’a bien un plan B: choisir de soutenir un candidat qui accepte d’amnistier son fils une fois au pouvoir et lui permettre d’être candidat en 2024. La piste Idrissa Seck a été agitée un temps mais très vite refermée car Wade n’a pas totalement confiance en lui et il n’a pas reçu toutes les garanties de ce dernier.

Wade a besoin pour arriver à mener à terme cette stratégie d’un candidat politiquement vierge et bien manipulable par ses soins. L’homme sur qui il est en train de jeter son dévolu est Hadjibou Soumaré même s’il est conscient que la tâche risque d’être rude s’il fait ce choix.

Une fois cette étape dépassée, Wade lui-même descendra sur le terrain pour battre campagne pour le candidat d’emprunt. Il y mettra toute son énergie et ses moyens pour qu’enfin son fils soit libre de toute poursuite à partir de 2019.




La seule chose qui désole dans tout cela c’est comment de hauts responsables du PDS arrivent à montrer tant de frilosité devant ce qu’ils considèrent tous comme une forfaiture. Aucun responsable ne croit à la candidature de Karim et je pèse bien mes mots. Certains mêmes sont devenus aphones depuis que les choses sont devenues bien claires dans leur tête. Au demeurant où est Omar Sarr de Dagana ? Il semble s’être fait une religion sur cette affaire.

Wade n’a pas besoin de responsables ou de militants qui réfléchissent ou qui posent un débat autre que celui qui va dans l’intérêt de son fils. C’est cela la vérité.

Wade peut pour son fils insulter Madické Niang de la plus vile des manières faisant fi de toute l’amitié et de la sympathie que ce dernier a toujours témoignées à son endroit.

A Wade on a juste envie de dire que Madické a aussi un fils, et qu’on a tout compris !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

 

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