Blog de Cheikh Yerim Seck

Contribution: Chronique saignante d’un enseignant

Lors de la conférence internationale du partenariat pour
l’éducation,le président de la République avait affirmé haut et fort
que »financer l’éducation n’est pas une charge  sociale mais un
investissement sûr ».Mais ce qui se passe dans le secteur depuis son
accession à la magistrature suprême pousse tous les citoyens avertis à
émettre de serieuses réserves sur la sincérité de ses propos.La
station présidentielle devrait être le lieu par excellence de la
résolution finale des conflits.Cependant,force est de constater pour
s’en désoler que sa rencontre avec les secrétaires généraux des
syndicats d’enseignants n’aura pas servi à grand chose.La trêve fut
brève.Les grèves et les débrayages s’emballent de plus belle.Le
gouvernement n’a pas pensé panser les plaies béantes mais s’est
employé plutôt à sauver des années fort escamotées.Bien sûr quand
l’incompétence s’associe à un manque de volonté manifeste,la
gouvernance devient scabreuse.La responsabilité du président de la
République est pleine et entière dans cette situation pénible de
pourrissement.Qu’un chef de l’Etat garantisse des accords réalistes et
réalisables,annonce des mesures,que des ministres font de la
résistance,faisant fi de la parole donnée du chef,que son son
directeur de cabinet assimile des doléances émanant d’accords
réalistes  et réalisables à du chantage,l’enseignant et non moins
citoyen que je suis s’inquiète et s’interroge.Face aux multiples que
faire saignants,il est bien plus commode de procéder à des
ponctions,bien plus aisé de brandir des menaces de radiation.Vaillants
enseignants!Vous aurez beau en vouloir à votre ministre de tutelle,il
restera tant que durera la coalition.Vous aurez beau vous offusquer de
ces ministres plus préoccupés à chercher des répliques contre des
opposants qu’à travailler à asseoir une politique durable axée sur
l’équité et la justice.Mais que voulez-vous?Ainsi va le Sénégal.Mille
milliards de mille sabords!Que representent 85 milliards de dettes
dues à de valeureux travailleurs.

Bébé Ndiaye

1 Comment

  1. L’éducation n’est une charge.Ne saurait non plus être une farce.Y investir vait bien mille ter,mille arènesmille milliards de kilomètres de routes!!!

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