Blog de Cheikh Yerim Seck

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La Poste: Révélations sur les incidents de ce matin

YERIMPOST.COM Trente minutes, c’est ce qui a fallu aux forces de l’ordre pour évacuer les occupants de la direction générale de la Poste. Des informations plus détaillées nous sont parvenues sur ce qui était de la cause des échauffourées d’un peu plus tôt dans la journée. Une source à la direction générale nous apprend qu’en réalité, ce sont des membres du Syndicat national des travailleurs des postes et télécommunication (Sntpt) qui ont voulu tenir une assemblée générale sans en informer la direction. D’autres membres du même syndicat s’y sont opposés. S’en est alors suivi une bataille rangée entre les travailleurs. Les forces de l’ordre ont été appelées pour rétablir le calme. En attendant d’y revenir avec la version des responsables du SNTPT, la direction générale dirigée par Siré Dia dégage toute implication dans ces heurts…







Dernière minute: La direction générale de La Poste sous les gaz lacrymogènes

YERIMPOST.COM Le climat de tension qui règne depuis quelques mois à La Poste est en train de dégénérer. Au moment où ces lignes sont écrites, trois (3) véhicules de police sont devant la direction générale de l’établissement. Des échauffourées entre travailleurs et forces de l’ordre sont en cours. Des grenades lacrymogènes sont balancées à l’intérieur de l’institution. Nous y reviendrons…



PDS Thiès: le parti de Me Wade cassé en mille morceaux

YERIMPOST.COM A croire que le malaise est beaucoup plus profond que ce que ses membres veulent faire croire. Le Parti démocratique sénégalais (Pds) est au bord de l’implosion, ce n’est pas trop dire. A Thiès, le débat sur le coordonnateur départemental pour le parrainage du candidat Karim Wade a été tranché. Et, pourtant, les responsables de la localité continuent leurs querelles. Entre Mamadou Lamine Massaly et Ndiaga Diaw, c’est désormais devant la justice que les choses se jouent. Le premier cité a servi une citation directe à son camarade de parti qui l’accuse d’être la main invisible du président Macky Sall pour déstabiliser le Pds. Au cours d’un coup de fil échangé entre Me Abdoulaye Wade et Ndiaga Diaw, celui-ci a fait savoir au Pape du Sopi que Massaly détenait encore les fiches devant servir à la collecte des parrains sans bouger le petit doigt. Mamadou Lamine Massaly est-il net ? N’ayant pas digéré cette dénonciation, il a abreuvé d’insanités Ndiaga Diaw qui les lui a bien rendues. La suite se dispute désormais devant le procureur de la République de Thiès et Massaly a clairement dit que rien ne lui fera retirer sa plainte. Quant à Ndiaga Diaw, il est déterminé à « démasquer » Massaly qui, selon lui, est « un cagoulard infiltré » nuisible au parti.



Dubaï Papers: des hommes d’affaires et politiques sénégalais pris la main dans le sac

YERIMPOST.COM Le nouveau scandale mondial révélé en exclusivité par le Nouvel Obs n’est pas pour épargner certains de nos compatriotes. Panama papers, Swissleaks, Paradise papers et maintenant Dubaï papers. La fraude fiscale et le blanchiment à grande échelle s’étendent jusqu’aux Emirats. Déjà cités dans plusieurs dossiers du business offshore, des hommes d’affaires et politiques sénégalais n’ont pas pour autant reculé lorsqu’il s’est agi de Dubaï papers. Une fuite de documents qui fournira au fur et à mesure des détails d’une délinquance financière de haut vol. Nous y reviendrons…







El Hadj Kassé rend hommage à Bruno Diatta

A Bruno Diatta, l’ombre portée de la République, qui a traversé la vie comme un «animal de luxe »; et dont l’austérité et la distance qu’imposait la fonction cachaient mal l’extrême sensibilité et la chaleur contagieuse du regard souriant. Pour toujours…





La vraie vie

Vivre n’est rien

C’est d’être debout qui importe

Dressé à hauteur de baobab

Puissant comme le temps

Vivre est tout

Roc et nénuphar

Instant et éternité

Dans la joie du rire inquiet

La mort n’est rien

C’est de vivre heureux qui est utile

Aux heures hésitantes

Qui s’emparent des marcheurs

De ceux qui passent

Qui veulent exister

De qui tu acceptes la main tendue

Juste un geste

Qui trace le chemin de justice

De la vraie vie.

El Hadj KASSE



Chapeau bas au “Talleyrand africain” (Par Cheikh Tidiane Gadio)

Nous voilà donc au Sénégal à nouveau confronté à “une mort-catastrophe” comme Babacar Sine avait caractérisé la mort brutale du regretté Cheikh Anta Diop dans son éditorial publié dans le “Soleil”. Toutes les vies humaines sont d’égale dignité mais ne sont pas d’égal impact sur la marche de la société.

La vie et l’oeuvre de Bruno Diatta l’inscrivent dans le panthéon de ce groupe restreint de Sénégalais et Sénégalaises émérites qui seront toujours identifiés avec le Sénégal qu’ils ont aimé, tant et plus et servi jusqu’à leur dernier souflle.




Le Sénégal vient de perdre un de ses meilleurs fils.

Le Maestro-chorégraphe du cérémonial de la République depuis 40 ans, Chef du Protocole d’État le plus connu de notre jeune République, est en effet un virtuose et un Choréographe en chef de la préséance républicaine.

Pendant presque dix ans à la tête de la diplomatie de notre pays, j’ai eu la chance d’une proximité humaine et professionnelle avec Bruno Diatta, proximité et complicité façonnées par des milliers d’heures d’avion, des voyages dans une centaine de pays du monde et par le café savoureux et salutaire pris à 2 heures du matin lors des sessions interminables des organisations panafricaines ou internationales.

Parmi les meilleurs moments de mon passage dans ce grand ministère, compteront toujours pour moi les compliments appuyés de Bruno Diatta, surtout quand le Sénégal, sa raison de vivre et de se lever chaque matin pour aller travailler 14 heures ou 16 heures par jour, marquait des points sur l’échiquier africain ou international.

Je me souviendrai aussi de sa joie quand on lui a rapporté mon discours lors d’une réception offerte aux anciens ambassadeurs. “Cheikh j’ai beaucoup ri quand mon interlocuteur m’a dit que le Ministre d’État Gadio “interdit” aux ambassadeurs d’aller à la retraite, et que le compromis est qu’ils soient juste “en retrait”, toujours prêt à servir, à encore servir et toujours servir. C’est bien dit!”

Bruno a prouvé son adhésion totale à cette vision du service de l’état et de l’amour inconditionnel de la nation. Il n’a jamais pris la retraite. Plus important, il n’a jamais été “en retrait” même s’il avait commencé à positionner la relève. Or donc Bruno est allé plus loin en pratiquant le serment de l’engagement ultime: “on a toute la mort pour dormir et nous reposer!”

Cher grand frère, tu m’avais promis que tu allais écrire tes “mémoires”! As tu pu le faire? De Senghor, à Diouf, Wade et Macky, la République t’a confié ses secrets les plus intimes, les meilleurs comme les pires, sa mémoire et ses saoubresauts, ses dits et ses non-dits. Que les non-dits restent des non-dits mais que les “dits” soient dits pour épargner à notre patrie le surplace et les éternels recommencements.




Un colloque international réunissant la crème de la diplomatie sénégalaise, africaine et internationale devrait se tenir assez vite pour réunir tous les témoignages disponibles sur Bruno et concocter une publication, une sorte de “mélanges” en hommage à celui qui a incarné pendant longtemps ce que notre pays avait de plus beau à offrir au monde sur l’échiquier international: la rigueur, la méthode, le sérieux, le sourire, le charme, “l’élégance et le bon gout sénégalais”.

Talleyand est salué par beaucoup comme le plus grand diplomate des siècles passés. Rien que sa finesse et son adaptabilité qui l’ont fait servir et adouber par le Roi, par ceux qui ont renversé le Roi, par ceux qui ont renversé ceux qui avaient renversé le Roi, par Napaléon, etc. ont prouvé, comme Bruno l’a fait, que c’est “le pays d’abord!, le Sénégal d’abord!”

Bruno sera salué comme le “Talleyrand africain”, qui sans états d’âme, a servi les 4 Présidents des 58 ans d’indépendance du Sénégal.

Son ami, le “Bruno Diatta ivoirien”, le fin diplomate George Ouégnin qui doit être un homme ébranlé par sa disparition, a quelque peu suivi ses traces en servant Houphouet et son plus grand opposant Gbagbo.

Peut-on alors supplier la classe politique sénégalaise, à couteaux tirés sur toutes les questions, aux antipodes des valeurs pronées par Bruno, de reconnaitre enfin que ce sont ces valeurs-là, incarnées par des patriotes-républicains comme Bruno Diatta, qui batissent une République debout et qui concourent à son rayonnement! Les divergences sont nécessaires et indispensables, les convergences “autour de” aussi!

Avec le délitement tragique des valeurs républicaines et des comportements républicains dans notre pays, Bruno devient un contemporain essentiel pour tous ceux qui veulent un Sénégal reconcilié et démocratique, à la recherche constante de consensus forts et de gestion concertée.

Vivement donc des funérailles nationales pour Bruno Diatta! De telles funérailles ne doivent pas être l’apanage exclusif des Chefs d’état mais peuvent aussi parfois honorer les plus grands des plus grands serviteurs de l’état. Un peu à l’image des funérailles récentes du sénateur américain John McCain qui ont ému le monde.

La rencontre Diouf / Wade / Macky autour du cercueil de Bruno Diatta, enrobé du drapeau national, doit être un grand moment d’introspection pour eux–mêmes, pour la nation et peut-être, nous le souhaitons vivement, un déclic pour une nouvelle conversation nationale menant à un début de réconciliation et de déminage du champ politique chauffé à blanc par des perspectives électorales pressantes.




Nos condoléances attristées vont d’abord à notre soeur Thérèse, la discrète Mme Diatta qui a “prété” son mari à la République pendant plusieurs décennies, à leurs enfants, parents et proches, aux Présidents Diouf / Wade / Sall, au peuple sénégalais tout entier, à tous ses amis africains et à la communauté diplomatique internationale.

Grand frère Bruno, désormais “Ambassadeur en retrait”: Respect et Affection. Bon repos! Tu l’as mérité!

Cheikh Tidiane GADIO a été ministre  des Affaires étrangères du Sénégal de 2000 à 2009

 

«Solutions» graphiques ou solutions pratiques (Par Ibrahima Diakhaté Makama)

                

 

             Notre compatriote Ousmane Sonko a publié un livre dans lequel il propose des « Solutions » aux sénégalais. Mais ce qu’il semble ignorer, c’est que tout ce qu’il a proposé comme « Solutions » le Président Sall est en train de le dérouler ou est en voie de l’exécuter, à l’exception  – bien sûr ! – de quelques-unes qui sont fantoches et/ou irréalistes.   Ce qui rend triviales ses « Solutions », c’est que le Président de la République a déjà opéré un renversement sans précédent dans notre manière d’appréhender l’ordre Problème/solution. 

 

        




                    Un livre en prélude d’une candidature à la Présidentielle, une tradition bien ancrée dans les mœurs politiques. Nombreux sont des candidats à la magistrature suprême de leur pays qui ont usité de ce procédé de communication que les officines de marketing politique conseillent ou concoctent pour polir l’image d’un présidentiable. C’est dire que ces publications pré-présidentielles font légion. A la veille de la dernière en France, François Fillon avait publié Faire, Macron Révolution, Jean Luc Mélenchon Qu’ils s’en aillent tous…La stratégie consiste à faire précéder par la théorie, la pratique de l’Etat en l’éclairant par un programme. C’est donc un nœud d’idées à partir duquel le candidat tisse sa toile de campagne et décline son programme de gouvernance.

Mais dans « Lanalyse des livres politiques », Christian Le Bart écrit cette remarque qui mérite une attention toute particulière : « Les livres publiés par les professionnels de la politique souffrent d’un tel déficit de légitimité que même les chercheurs en sciences sociales semblent s’en méfier. » Toutefois, en ce qui concerne M. Ousmane Sonko, on pourrait présumer que si les autres hommes politiques n’ont pas de temps à consacrer à l’écrit, lui, a contrario, l’a, et à volonté, du moment qu’il est chômeur ! (Ce n’est pas méchant, c’est juste pour la note d’humour !).  Sous ce rapport, j’ai vraiment foi et je postule pour une prime de paternité de Sonko en ce qui concerne cette publication et non d’un skin doctor.

De prime abord, je dois dire que j’ai refusé « de hurler avec les loups ». Autrement dit,  j’ai pris le temps et la distance critique nécessaires pour m’arracher de l’émotionnel au mieux pour produire du strict rationnel. On ne pourra pas partager toutes les notes de lecture, mais on livrera des morceaux choisis.




En analysant donc sereinement la production du citoyen Sonko, de prime abord, il semble mimer Macron avec des titres voisins (Solution rimant avec Révolution d’ailleurs !).

En heurtant de front, dès l’abord, les 5 pages du chapitre introductif, on réalise qu’il expose laborieusement sa vision socialiste et nationaliste. Une vision qui s’adosse  sur un Etat  financé à suffisance par des ressources propres sans qu’il nous dise où il les trouvera. Il se débarrassera du CFA et créera une monnaie qui jouera un rôle central dans ce dispositif  organisationnel de financement sans préciser à quel taux et de quelle manière et avec quel agenda économique. Sauf que, pour lui, le taux de change de la monnaie qu’il mettra au point ( ?!) fera l’objet d’un redimensionnement, d’une manière ou d’une autre.

Dans cet ouvrage de 256 pages, où il expose vaguement sa vision politique, il y défend que  pour réussir ce challenge, il compte surfer sur un patriotisme triomphant, le culte du travail, une sphère étatique vertueuse, une politique économique introvertie. Le Sénégal de Sonko se refermerait sur lui-même sans qu’il nous dise comment il gérerait cette position autiste de notre pays qui se gouvernerait en autarcie ( ?!!). Mais aussi paradoxal que cela puisse paraitre, il demande aux sénégalais de se prendre en charge eux-mêmes ! Ce qu’il pourrait nommer un contrat national laisserait plus de place au collectivisme au détriment de l’individu livré à lui-même dans une bataille pour sa survie. Ce qui présage en filigrane, sans qu’il ne le dise ouvertement, la suppression des acquis sociaux comme les bourses sociales, la CMU… Ce qui semble paradoxal pour un projet de société que Sonko voudrait nationaliste et socialiste !

A s’y pencher de plus près, on décèlera donc dans ces 13 chapitres des incohérences et des incongruités qui laissent apparaitre un manque de maitrise de la pratique de l’Etat. Pour l’heure, si on veut rester sur la terre ferme du pragmatisme politique, on sera d’accord (je dis bien pour l’heure) qu’on ne saurait faire fi sans dommages de l’apport extérieur pour être en mesure de combler le gouffre que laisse le déficit  de financement dans la mesure où l’Etat n’a pas à sa disposition les moyens suffisants pour injecter des financements propres.  Et, sous ce rapport, il a volontairement oublié de dire qu’il augmentera les impôts (c’est qu’il sait faire le mieux et le chapitre qui parle de la fiscalité le prouve à suffisance) parce que les niches fiscales seules ne suffiront pas. Ou, peut-être, s’adossant sur un projet d’Etat nationaliste et socialiste, il proposera une approche  nationaliste des ressources gazières et pétrolières en nationalisant les sociétés qui opèrent dans ce secteur. Et pour cette option, il ne s’y prononce pas de manière tranchée. Et si c’est le cas, surtout avec un projet d’Etat introverti, cette proposition mènerait  à l’aventure politique et une gouvernance hasardeuse.

Par conséquent, le citoyen Sonko a jeté à la figure des sénégalais une compilation disparates de « Solutions » sans pour autant diagnostiquer clairement les problèmes. Si on part du simple postulat selon lequel toute solution est inhérente à un problème, et que tout problème appelle une solution, cet ouvrage semble donc se présenter comme un agrégat de « Solutions » diffuses, imprécises et prétentieuses (et non ambitieuses, car l’ambition s’appuie sur le réalisme tout le contraire de la prétention qui postule pour des finalités irréalistes). Cet ouvrage aux allures messianiques, telle une panacée, est présentée par l’honorable député Sonko comme une baguette magique qui pourrait régler, comme par enchantement, tous les maux dont souffriraient le Sénégal et les sénégalais.

C’est Sonko himself qui nous dit : tout ce qui brille n’est pas de l’or. C’est pourquoi, à s’y pencher de plus près, on décèle la vérité qui est là, têtue ! Entre des « Solutions » graphiques, c’est-à-dire écrites et des solutions pratiques, autrement dit, des réalisations tangibles, vérifiables empiriquement, les sénégalais qui vivent au quotidien les réalités de la terre ferme ont vite fait la différence entre le clinquant et l’or. Ils ne se laisseront pas abuser par des marchands d’illusions qui pensent qu’il suffit juste de publier un livre à la plume imprégnée dans du venin et couchée sur des feuilles évanescentes pour devenir Président. Celui qui veut « devenir Calife à la place du Calife » devra encore s’armer de patience. Les sénégalais ne choisiront des « solutions » issues d’une théorie surgie d’une imagination galopante terreau fertile de toutes les élucubrations mentales en lieu et place de solutions pratiques qui se fondent sur la réalité concrète. Entre des solutions imaginaires et celles qui font bouger les lignes et transforment positivement le quotidien des compatriotes, les sénégalais ont vite fait le choix, et sans attendre ! Sans ambages !

Sonko est à l’image du médecin qui ausculte les malades pour établir un diagnostic et proposer des ordonnances avec une posologie – à la surdose ! – alors que le chef de l’Etat observe la posture de préventionniste. Par ailleurs, disons-le, la  thérapie de choc que propose Sonko n’est pas en congruence avec la situation politique, économique et sociale de notre pays.  Si Sonko perçoit les problèmes de manière empirique, Sall les appréhende de manière prospective, anticipative. C’est cette prospection qui a fait appel au PSE différent du « taf yeungueul » proposé par le leader de PASTEEF. La TER cadre en droite ligne avec cette prospective qui cherche une solution présente à un problème ultérieur comme pour paraphraser Sophocle. En d’autres termes, là où le Président de la République dépasse les autres c’est qu’il trouve toujours des solutions présentes à des problèmes ultérieurs. Des chantiers structurants qui anticipent sur des problèmes que pourraient subir les sénégalais, voilà la méthode prospective du Chef de l’Etat.

Ce qui remarquable dès lors, c’est que le Président Sall a inauguré dans ce pays une nouvelle manière d’entrevoir le rapport Problèmes/solutions. En opérant un changement de paradigme dans la manière d’affronter le rapport Problèmes/Solutions, les conséquences seront énormes ! Dans tous les secteurs de la vie, on réalise des ouvrages de dernières générations qui anticipent sur le quotidien des sénégalais comme l’usine de dessalement des eaux marines, les centrales à énergie renouvelables, le désengorgement de Dakar par la nouvelle ville de Diamniadio, le 2e port de Bargny, le COS pétrole et gaz… C’est une pléthore de chantiers qui cherchent à régler des problèmes à rencontrer à coup sûr d’ici à une, deux voire trois décennies.




Tout le contraire du citoyen Sonko, tel un concierge qui détiendrait toutes les clés pouvant ouvrir toutes les portes d’un immeuble déjà entrouvert, Sonko ne fait alors que défoncer une porte déjà béante. Les solutions qu’il présente sont consignées dans un livre nid douillet de toutes les rêveries puériles alors que celles que donne le Président de la République on les côtoie  tous les jours sur le terrain et non sur les feuilles d’un livre. Il fait toujours sien un pragmatisme silencieux car le travail est silence, le résultat seul est bruit.

Au total, ce livre aurait pu subir le sort qu’il mérite : un plouf à la mer et on en parle plus. Mais en observant un mutisme jovial devant cet ouvrage qui est en réalité un condensé de ramassis de « taf yeungueul » au lieu d’épouser les contours d’un programme réaliste, certains ne pourrait, peut-être, faire la différence entre la bonne graine et l’ivraie.

Tout compte fait, ce livre a son pesant d’or. Il a permis de découvrir encore plus Ousmane Sonko : qui pose s’expose. En se prêtant à ce jeu, Sonko a exposé pour une fois toutes ses carences en matière de pratique de l’Etat et ses limites dans le fonctionnement du monde et les relations internationales. On ne saurait gouverner le Sénégal en forme de vase clos. Il a également levé un coin du voile sur sa personnalité : un ego surdimensionné taillé sur un désir de grandeur. C’est pourquoi ses confusions élémentaires le ramènent à la juste dimension d’un citoyen qui a une obsession quasi maladive d’être le numéro 1 partout ( sa séance de présentation a convaincu les sénégalais de son état d’esprit) et qui cherche toujours à s’ingurgiter  de Pétrole et à humer du Gaz en plein poumons.

Avouons-le en fin de compte ! Au moins avec ce livre, il ne verse pas dans les insultes et autres insanités dont il est le seul à maitriser l’art.

En définitive, il n’aura réussi qu’à poser des  problèmes à ses propres « Solutions ».




Ibrahima Diakhaté Makama

Membre cellule des cadres APR de Sédhiou

makamadiakate@gmail.com

Scandale à l’ASECNA: des malversations et détournements à hauteur de 364 millions

YERIMPOST.COM Deux plaintes devant le procureur de la République de Dakar ont été déposées par Mouhamed Moussa, directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). 150 millions de francs ont été détournés à ERNAM (Ecole régionale de navigation aérienne et du management) et le reste, soit 240 millions de francs, s’est volatilisé à l’ASECNA. De janvier 2016 à juin 2017, une délinquance financière s’est opérée au sein des deux institutions. Une mission de la direction des ressources financières a permis de dénicher cette vaste escroquerie.




Touba: le chef de village viré pour son opposition au maire de la commune

YERIMPOST.COM Abdou Lahat Ka a eu raison de Abdou Lahat Diakhaté. Ce dernier était, jusqu’à ce lundi, chef de village de Touba-Mosquée. Vingt ans de service brusquement interrompus par Serigne Sidy Abdou Lahat Mbacké. Le maire de Touba a clairement affiché son ambition de réélire le président Macky Sall, chose que le chef de village Abdou Lahat Diakhaté a trouvé absurde et lui a donc déclaré la guerre. Une querelle qui avait fini d’installer un climat délétère dans la cité religieuse. Le khalife de Serigne Abdou Lahat Mbacké ibn Khadimou Rassoul a pris cette décision ce lundi au cours d’une réunion à laquelle il n’a pas épargné le chef de village en réprimandes avant de le démettre.







Obsèques nationales grandioses: Bruno Diatta le vaut bien

YERIMPOST.COM Des obsèques nationales dignes de l’homme. C’est ce qu’a prévu le président de la République pour le dernier hommage de la Nation à Bruno Diatta. Ce jeudi 27 septembre, devant le palais présidentiel, rien ne sera de trop pour ce serviteur de la République. La veille au soir, l’avenue Léopold Sédar Senghor sera fermée à la circulation pour la mise en place. Des bâches, des écrans-géants, rien ne sera négligé. Toutes les institutions de la République seront représentées, l’ancien chef de l’Etat Abdou Diouf est également annoncé à Dakar. Des leaders de l’opposition sont aussi attendus à cette journée.







Affaire Oumar Watt contre militaires français: le point sur l’enquête

YERIMPOST.COM L’affaire des cinq (5) militaires français continue de défrayer la chronique. Dans sa livraison du jour, le quotidien Libération donne plus de détails sur cette bataille rangée qui s’est soldée par un blessé dans un état très grave. Oumar Watt, du nom de ce jeune homme qui est depuis le 16 septembre dans le coma, lutte pour rester en vie. Pour amoindrir leur responsabilité, les éléments français ont évoqué un vol de téléphone portable tandis que le groupe de Sénégalais soutient que les militaires français, ivres comme des Polonais, n’arrêtaient pas de tarabuster les filles qui les accompagnaient. A en croire le journal, il y a bel et bien eu vol de téléphone portable, mais ce serait un individu qui a profité de la bagarre pour subtiliser l’appareil. La brigade prévôtale habilitée à mener ce genre de dossier va incessamment livrer son rapport d’enquête.







Le nouveau livre d’Ousmane Sonko: plus que des «Solutions»

Après avoir parcouru minutieusement l’ouvrage «Solutions», l’on peut affirmer de prime abord et sans l’ombre d’un doute que si les Sénégalais font confiance à Ousmane Sonko et lui accordent leur vote lors de la prochaine élection présidentielle, celui-ci ne sera jamais qualifié d’un président par défaut qu’un concours de circonstances favorables a permis d’accéder au pouvoir. De toute évidence, en exprimant aussi clairement le fond de sa pensée dans ce brillantissime essai politique, on peut postuler qu’il perçoit la direction du pays non pas comme l’étape ultime de la satisfaction d’une vile ambition personnelle, mais plutôt comme un projet sérieux et complexe qu’il faut concevoir dans les moindres détails et s’y préparer convenablement.




Par la vision claire et documentée qu’il décline dans son livre «Solutions», Sonko peut rassurer tout électeur indécis ou sceptique qui se demande s’il faut encore faire confiance aux politiciens. Le discours qui se dégage à travers les pages n’est pas celui d’un politicien professionnel rhéteur et populiste qui cherche à plaire à une base électorale ou à faire plaisir à des groupes spécifiques, il est plutôt le condensé de solutions réalistes, parfois simples mais ô combien précises et originales, que seul l’amour profond de son pays a permis d’énoncer aussi justement.

Une économie portée par les industries et pourvoyeuse d’emplois

S’appuyant sur les valeurs de patriotisme, de travail et d’éthique, érigées comme des exigences pour briser le cycle de la désolation et de la pauvreté qu’endure notre pays depuis l’indépendance, l’ancien inspecteur des impôts rappelle au lecteur la nécessité de disposer d’un modèle économique conceptualisé et défini par nous et pour nous afin de ne pas répéter les vaines tentatives de sortie de crise depuis notre indépendance.

Avant d’exposer en profondeur et dans les détails comment se matérialisera sa vision économique pour un Sénégal prospère, Sonko s’autorise, dans une vingtaine de pages, de lever des pans de son parcours politique et personnel : la création du parti Pastef, son enfance en Casamance et l’empreinte de celle-ci sur son ouverture d’esprit, sa radiation de la fonction publique, sa relation avec les familles religieuses et la prétendue manque d’expérience que certains veulent lui coller. Plus qu’une façon subtile de «fendre l’armure», il s’agit d’amener le lecteur à mieux comprendre les valeurs profondes qui fondent son engagement en politique et les raisons qui justifient sa posture d’homme qui refuse de tomber dans toute forme de compromission ou de reniement «…rien que pour assouvir une obsession presque morbide pour le pouvoir..»

La table ainsi dressée, le leader du parti Pastef nous explique que sa vision économique «se construit prioritairement sur l’impératif d’un développement par l’industrialisation». Un tissu industriel articulé autour d’un axe de compétitivité interne portant sur la production, la transformation et la commercialisation intérieure de biens de consommation courante et un axe de compétitivité externe dont l’objectif est « de configurer une structure productive adaptée aux potentialités nationales et ciblée sur une offre externe, par ordre de priorité sous-régionale, régionale et mondiale».

Comment passer alors de la simple théorie à la phase pratique? L’auteur égrène un chapelet d’actions et de réformes concrètes et bien réalisables. C’est là que réside d’ailleurs toute la singularité de ce livre. Il ne s’attarde pas sur les grandes théories économiques, très souvent sibyllines, qui déboussolent le lecteur plus qu’il ne l’éclaire. Il brille par sa forme concrète et accessible au commun des mortels.

Dans les filières fortes et intégrées qu’il mettra en avant dans ce processus d’industrialisation de notre économie, l’agriculture y occupe une place de choix, car « le sous-secteur a souffert jusqu’à maintenant du flou profond autour de la vision, du modèle et des objectifs agricoles du Sénégal.» relève l’auteur. Sa relance de la politique agricole passera par la maîtrise des facteurs physiques et productifs, un rééquilibrage spatial et démographique, une maîtrise de l’eau, l’augmentation des niveaux de rendement et de production, l’organisation et l’encadrement des filières agricoles, leur financement et la mise en place d’une véritable réforme agraire.




L’élevage et la pêche, au même titre que les sous-secteurs du tourisme, de la culture, de l’artisanat et du sport, ne sont pas en reste dans sa vision. Ils bénéficieront également d’un lot de «mesures protectionnistes, sous tendues par le patriotisme économique». Un penchant idéologique qui caractérise la trame de l’ensemble de sa vision économique. À travers les pages dédiées à ces domaines d’activités qu’il développe suffisamment et avec précision, ces sous-secteurs revêtiront un tout autre caractère et une meilleure compréhension à la fin de leur lecture.

Comme il fallait s’y attendre, celui qui a fait de la lutte pour une transparence dans l’exploitation du pétrole et des ressources minières son cheval de bataille jusqu’à lui réserver la publication d’un premier ouvrage ne surprendra pas le lecteur du traitement spécial qu’il fera de ce sujet dans «Solutions» avec la proposition d’un modèle qui «se singularise par une exploitation rationnelle, transparente et mesurée, des préoccupations environnementales et transgénérationnelles…»

Un modèle d’État exemplaire pour accompagner le secteur privé national

Quel crédit accorder à une simple vision économique, fut-elle la plus documentée, si celle-ci n’est pas portée par un État fort et responsable ? Quel devra être le rôle de l’État dans la mise en œuvre des politiques sociales et de la redistribution des richesses? Sonko opte pour un État dont l’intervention «doit être sélective, stratégique et complémentaire […] ni néo-libéral ni interventionniste traditionnel, mais démocratique et participatif.». Partant, il dessine très clairement au fil des pages le visage de cet État qui verra diminuer considérablement les pouvoirs de son chef et président de la république au profit d’une Assemblée nationale et des collectivités locales fortes. Le Sénégal sera ainsi doté de deux paliers d’autorité et de décision politiques distincts : un niveau central et six pôles régionaux avec des compétences clairement définies.

Pour ce qui est du système judiciaire, il en regrette «l’inféodation politique de la justice qui se manifeste singulièrement dans le traitement du contentieux politique par le Conseil constitutionnel et la Cour suprême et par l’instrumentalisation des autres juridictions à des fins de liquidation d’adversaires politiques.» Ainsi, la mesure phare que promet le fils de Bassiré est de substituer le Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle ne souffrant pas de l’emprise du Président de la République. Son modèle d’État sera ainsi exclusivement au service du peuple, n’abusant pas de son pouvoir et qui s’illustre par la transparence, l’imputabilité et soumis à des sanctions lorsque c’est nécessaire.

En faisant le constat du pays qui «manque de capitaines d’industrie», Sonko, élu président du Sénégal, fera la promotion d’une « bourgeoisie industrielle nationale qui doit prendre le dessus sur une bourgeoisie compradore et/ou exportatrice, essentiellement attachée à réaliser les gains issus du commerce des biens primaires et souvent alliée à un État «d’affairistes» et à certains intérêts occultes étrangers.». Pour y parvenir, il exprime toute sa préférence pour un secteur privé structuré autour «d’un tissu dense et diversifié de petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI) adossé à des organisations patronales fortes et véritables moteur de croissance» dont les capacités financières et techniques seront renforcées par divers moyens dans un environnement de compétitivité juste et égalitaire.

Trouver les meilleures sources de financement pour une économie compétitive

L’ancien inspecteur des impôts et expert en fiscalité se trouve en terrain connu lorsqu’il aborde dans le livre le sujet des sources de financement de ses projets futurs. Il privilégiera la souveraineté financière du Sénégal et cela passe par des recettes fiscales améliorées et optimales pouvant atteindre au minimum 600 milliards par année. C’est à travers la rationalisation des exonérations fiscales accordées à des entreprises ou signées avec certains pays étrangers ainsi qu’une meilleure identification des nombreuses niches fiscales et une lutte farouche contre le gaspillage étatique que l’État peut relever le défi de son autofinancement. Avec des transferts qui atteignent 1000 milliards de Francs CFA, soit quatre fois plus que les investissements directs étrangers et deux fois plus que l’aide publique au développement, le transfert des migrants sera également un instrument non moins important du mécanisme de financement de notre développement national. Il s’agira d’orienter «ces flux, majoritairement utilisés pour une consommation courante à faible impact sur le développement économique et l’autonomisation vers l’investissement dans les créneaux phares de notre modèle économique.»

Par ailleurs, pour tirer suffisamment profit de nos ressources naturelles et permettre du même coup le cycle d’endettement chronique en devises étrangères dans lequel est entrainé notre pays depuis longtemps, Sonko préconise une «réappropriation de nos richesses minières et pétrolières» à l’instar de la Norvège. Pour y arriver, une réforme du cadre légal et une renégociation des contrats seront inévitables. «Dans l’intérêt du Sénégal et de son peuple meurtri, nous renégocierons tous les contrats miniers», tranche-t-il avant de donner l’exemple de réussite du Président bolivien, Evo Morales. Même défiance envers la zone CFA qu’il dit vouloir quitter. Pour se justifier, il explique : «Nous optons sans équivoque pour une sortie prudente de ce système exsangue car les banques centrales ayant perdu toute initiative de change, pour maintenir ce taux de réserves, compriment nos économies et réduisent l’activité interne par une limitation des émissions monétaires.» Avec toute la prudence requise devant une telle mesure du fait des nombreux enjeux qu’elle comporte, il explique de façon pédagogique toutes les étapes d’un scénario de sortie de la zone CFA et son option pour le lancement d’une monnaie sous-régionale dans le cadre de la CEDEAO. Et pourquoi ne pas disposer d’une monnaie locale sénégalaise? Sonko y pense également, car «le Sénégal possède tous les prérequis pour se doter d’une monnaie souveraine avec tous les attributs d’un instrument au service de son développement économique et social»

De plus, pour permettre une plus grande compétitivité de notre pays à l’échelle internationale, le candidat à la prochaine élection présidentielle diagnostique le mal qui ronge notre économie en pointant du doigt «la cherté du coût des facteurs de production tels que l’énergie, la main-d’œuvre, le financement, etc.» Ainsi, l’accès universel aux services énergétiques par le renforcement de la bonne santé financière de la SAR, l’investissement dans la formation technique et la recherche ainsi que la sauvegarde de notre stabilité politique et le développement du transport ferroviaire seront, entre autre mesures, qui seront priorisées pour faire du Sénégal un marché fort et incontournable.




Une plus grande justice sociale pour un Sénégal plus égalitaire et sécuritaire

À la lumière du processus ayant mené au développement des pays avancés, il apparait clairement, qu’entres autres éléments importants, l’investissement dans le capital humain demeure un des facteurs les plus déterminants pour permettre à une nation d’améliorer sensiblement les conditions de vie de sa population. L’homme détient sans aucun doute le pouvoir de sa propre destinée pour l’améliorer en permanence.

Des individus instruits comprendront mieux les défis du monde qui les entoure et ils sont davantage outillés pour prendre les bonnes décisions qui influenceront positivement leur vie et celle de leur entourage. En outre, l’instruction offre à ceux qui en ont bénéficié de plus grandes opportunités d’emploi et des revenus plus conséquents. Conscient de cet enjeu important, le président de Pastef-Les-Patriotes accordera une place de choix à une éducation publique de qualité accessible à toutes les couches sociales. Il propose ainsi de «légiférer pour la scolarisation intégrale et la définition d’un seuil minimal de leur maintien obligatoire à l’école.» Il précise toutefois que ce programme intégrera aussi bien l’enseignement laïc que l’enseignement religieux tout en intégrant, après une prise en compte des sensibilités ethniques, culturelles et géographiques, l’enseignement de nos langues nationales.

Il n’est pas nécessaire de rappeler aux Sénégalais les profondes disparités sociales qui caractérisent notre pays dans lequel un fossé sépare la petite minorité des privilégiés de l’écrasante majorité de la population qui vit dans une grande pauvreté. Ainsi pour réduire ces inégalités sociales, il entreprendra dans sa politique sociale «des initiatives résolues pour renforcer la solidarité nationale par une protection sociale pour tous, une redistribution équitable des richesses par l’impôt, une prise en compte des personnes vulnérables (troisième âge, femmes, personnes vivant avec un handicap) et enfin, une réglementation des principaux facteurs du coût de la vie.

Ainsi, un des derniers chapitres du livre est largement réservé à la politique sociale qui sous-tend la vision politique d’Ousmane Sonko. Par une solidarité et une plus grande protection sociale ainsi qu’à travers une redistribution équitable des impôts collectés et l’augmentation du pouvoir d’achat des plus démunis, le lecteur y trouvera des détails éclairants sur les modalités pratiques de réduction de l’injustice sociale. À l’attention des femmes, il dira par exemple : «L’inclusion de cette catégorie sociale et le rétablissement de l’équilibre genre se feront par des mesures visant à favoriser le maintien des femmes à l’école (surtout en milieu rural), le renforcement de leurs capacités à travers l’octroi de bourses d’excellence et l’égalité d’accès aux droits fonciers..»

Parlant de la double menace qui pèse sur le territoire physique (forêts, couvert végétal, pollution, menaces sur le littoral, déchets rejetés, etc.) et sur la paix et la sécurité des citoyens (criminalité, terrorisme, accidents de la route, etc.) l’auteur de «Solutions» propose un modèle «durable» qui protège l’environnement tout en générant des bénéfices économiques et sociaux, en plus d’une protection de la population qui passe par une «protection militaire pleine et entière du Sénégal sur son territoire.»

Dans l’avant dernier chapitre du livre intitulé «Réconcilier nos identités, repenser les leviers communautaires, privilégier l’Afrique et se diversifier», Sonko propose une institutionnalisation des rapports entre l’État et la religion qui passe par «le financement du culte, en inscrivant et en faisant voter formellement par l’Assemblée nationale, des crédits budgétaires annuels destinés au financement officiel du culte.» et la mise en place d’un cadre institutionnel «dans lequel toutes les composantes religieuses et coutumières du pays seraient représentées, qui sera saisi de toutes les questions importantes pour la nation, avec avis consultatif.»

Pour conclure, «Solutions» est un livre de cœur et d’espoir, sommes-nous tentés de dire, qui nous rappelle que le sort peu enviable de notre pays n’est pas une fatalité et qu’on dispose, aussi bien par le capital humain que par les nombreuses ressources naturelles, de toutes les conditions nécessaires pour le sortir du gouffre dans lequel il est plongé depuis fort longtemps.

Limiter ce livre de 233 pages à un simple pamphlet de déclinaison d’une vision politique n’est pas lui rendre service, il s’agit plutôt d’une source bibliographique inespérée pour toute personne qui nourrit un amour profond pour le Sénégal et qui lui cherche des solutions pour le sortir de sa léthargie sociale et économique.




Lamine Niang

nianlamine@hotmail.com

Ousmane Sonko, une solution à mille problèmes

Le dimanche 16 septembre 2018 a été retenu par le PASTEF pour la présentation du livre de M. Ousmane Sonko, secrétaire général du parti politique éponyme.
Une lecture comparée de ce livre intitulé « SOLUTIONS » et de celui de M. BADJI, publié deux mois plus tôt (le 13 juillet 2018), permet de constater de frappantes similitudes qui donnent à penser que les prétendues vraies bonnes solutions de M. SONKO ne sont ni plus ni moins qu’un plagiat.
En effet, sans épargner le titre et la couverture, les nombreux éléments de ressemblance ci-après ne nous semblent pas relever du hasard ou, comme s’en défend M. SONKO, d’une simple heureuse coïncidence. Il y a eu là quelque chose comme une violation délibérée – et inexcusable d’un futur candidat à la présidence de la République – de la propriété intellectuelle d’autrui. Et, au cas où M. SONKO ne le saurait pas, une telle pratique est délictuelle.
Où est l’originalité dont M. SONKO aime tant se gargariser quand tout le monde sait que les propositions suivantes reprises dans son livre sont de M. BADJI que M. SONKO aurait quand même eu l’honnêteté de citer ?




– Les conséquences par rapport à l’exploitation des ressources naturelles ;
– La mainmise de l’économie africaine par les pays d’anciens colonisateurs ;
– Le problème du chômage des jeunes ;
– l’alphabétisation ;
– L’ouverture du pays vers le monde ;
– La mise en place d’une monnaie commune.
De plus, une lecture en profondeur de ce livre renseigne, à n’en pas douter, à la fois sur le caractère démagogique du propos d’un homme qui a plus le souci de son image de beau parleur et sur les faiblesses et limites manifestes de sa réflexion cantonnée à la dénonciation et à la critique acerbe sans aucune proposition authentique de solutions concrète. Ce n’est pas la première fois que nous relevons le narcissisme qui caractérise la personnalité de M. SONKO qui ne parle quasiment jamais des mérites des autres. Au cas où il l’aurait oublié, M. SONKO doit se rappeler que les Sénégalais ont déjà choisi les solutions du PSE et leur choix doit être respecté.
Le nationalisme étriqué qu’il prône dans un monde globalisé, où notre pays ne saurait constituer un isolat, est la preuve que M. SONKO est un parvenu en politique qui gagnerait à faire ses classes dans la gestion étatique avant de demander le suffrage des Sénégalais. Pour votre gouverne, cher M. SONKO, aucun pays, fut-il développé, ne saurait vivre en autarcie dans le grand village planétaire qu’est devenu le monde d’aujourd’hui. Le capitalisme ne survivra qu’en dehors de l’Occident et les pays supposés en voie de développement auront plus que jamais besoin de transfert de technologies. C’est un marché ouvert où pays « riches » et pays « pauvres » n’auront d’autres choix que de commercer en mettant sur l’autel du partenariat ce qu’ils ont de meilleurs comme ressources. L’ouverture de Cuba sur le monde et la concurrence entre Européens et Asiatiques sur le continent africain en est une parfaite illustration.
Le protectionnisme économique tient de la « diplomatie économie et financière » d’un « Etat stratège ». Il n’a rien à voir avec la politique de nationalisation dont se gausse M. SONKO.
L’Etat stratège se préoccupe d’ouvrir les marchés extérieurs aux entreprises locales ; d’attirer les Investissements Directes Etrangers (IED) et de s’adapter aux directives et normes internationales.
A travers le PSE, le président Macky SALL ne propose pas autre chose que cela. Vous vous en convaincrez en relisant les trois grands axes de ce programme inédit de développement économique et social. Les aspects suivants y sont bien explicités :



– la transformation structurelle de notre économie ;
– la consolidation des moteurs de la croissance ;
– la création de nouveaux secteurs générateurs de richesses et d’emplois ;
– la mise en œuvre d’une politique encourageant le développement de l’investissement national (public et privé) et étranger ;
– la lutte contre les inégalités sociales.
Que proposez-vous en lieu et place de cet ambitieux programme ?
Est-il besoin de vous rappeler que le président SALL a fait deux fois le tour du Sénégal et le tour de la Diaspora, et qu’il a occupé toutes les hautes fonctions étatiques de notre pays ?
Dois-je vous rappeler que le programme proposé par le président SALL a reçu l’adhésion de plus de 60% des Sénégalais en plus d’être le résultat d’une réflexion scientifique fondée sur les réalités endogènes et pilotée par des penseurs parmi les plus éminents dans ce domaine ?
Qu’en est-il de vos fameuses solutions, cher M. SONKO ?

Quand la victimisation devient pour SONKO une arme pour accéder au pouvoir
Tout a commencé lorsqu’il travaillait aux impôts et domaines. C’est à croire, au regard du déroulé des faits, qu’il avait tout prémédité.
Dès qu’il a songé faire de la politique, le sieur SONKO a pris les devants. Il a subitement refusé certaines indemnités jusque-là perçues et s’est débarrassé de ses terrains situés à la foire de Dakar et d’un immeuble dans un quartier résidentiel.
Le député DIOP SY avait ouvertement dit lors de l’émission « jakaarlo » à la TFM que des terres avaient été négociées entre lui et SONKO alors qu’il dirigeait le syndicat des agents des impôts et domaines.
Depuis lors, aucun démenti de la part de M. SONKO qui avait à l’époque confié à son collègue E.P., devenu cadre de PASTEF, qu’il comptait quitter les impôts et domaines et s’engager en politique.
Toujours dans ses confidences à E.P., M. SONKO soutenait que pour atteindre son objectif seul la victimisation était la voie possible.
M. SONKO dira plus tard : « Tout le monde, y compris mes collègues savaient que j’allais quitter l’administration publique. Je leur avais dit cela et, d’ailleurs, j’avais même fixé un délai pour quitter l’administration de la fonction publique. Et entre le délai que je m’étais fixé et la date de ma radiation le différentiel était environ de six (06) mois. »
Pour mettre en œuvre son plan, M. SONKO commence par fouler aux pieds son obligation de réserve ; ce qui lui a valu la radiation.
Dans le dessein bien prémédité de se donner en victime, M. SONKO fait éditer son livre « Pétrole et gaz au Sénégal : chronique d’une (supposée) spoliation » en France alors que rien ne s’opposait à ce que ce soit le cas au Sénégal. Les raisons d’un tel choix sont à chercher dans la machination monstrueuse qui s’en est suivie. En effet, voulant incliner l’opinion à croire que c’est l’Etat du Sénégal qui a interdit la publication de son livre, M. SONKO crée de toutes pièces cette histoire de censure absurde sortie tout droit de son imagination sans doute très fertile.
Vous semblez adopter la culture du dénigrement, du mensonge, du double discours et de la diabolisation comme moyen de gagner l’estime des Sénégalais. Mais gare à vous ! Le peuple sénégalais est mature et averti.

Ousmane SONKO, nouvel adepte du « Wahhabisme »
« Je suis le seul homme politique sénégalais à qui on pose des questions sur sa foi religieuse » a répondu Ousmane SONKO au journaliste Cheikh Yerim SECK qui lui a demandé s’il était « Ibadou ».
Au lieu de répondre avec précision à la question du journaliste, M. SONKO a préféré y aller par quatre chemins en rétorquant « J’entretiens de bonnes relations avec toutes les familles religieuses. Je suis le prototype abouti et parfait du Sénégalais. Ma conviction personnelle est que je ne suis ni franc-maçon ni homosexuel. »
Les questions qui méritent d’être posées sont les suivantes :
Pourquoi M. SONKO ne dévoile-t-il pas son appartenance religieuse pour lever toutes équivoques ?
Pourquoi déclare-t-il sans humilité qu’il est le « prototype abouti et parfait du sénégalais » ?
Que je sache, au Sénégal, on est soit musulman, soit chrétien soit animiste. Les Sénégalais voudront bien, et à juste raison, connaître l’identité religieuse de la personne qui veut présider à leurs destinées. Alors, par respect pour l’intelligence des Sénégalais, merci de nous éclairer à ce sujet, car, contrairement à une idée reçue, l’appartenance religieuse a bien son importance en politique.
Du reste, comment une religion qui prétend se soucier des âmes peut-elle se désintéresser d’une situation sociale, politique et économique qui peut les affaiblir ?



Sans être trop philosophe et peut-être passéiste, je donne à méditer la proposition de Platon qui, dans « La République », invitait à ce que la gouvernance de la cité soit entre les mains des hommes de culte et des philosophes censés transmettre les valeurs et vertus qui forgent l’âme d’un peuple.
Plus prosaïquement, dois-je encore vous rappeler qu’aux Etats-Unis (sans en faire un exemple parfait), l’identité religieuse des candidats est déterminante dans la course à la présidence et que presque toutes les universités américaines les plus prestigieuses portent le nom d’un pasteur protestant ou catholique ?
C’est le cas de la très prestigieuse HARWARD qui n’est autre que le nom d’un pasteur protestant.
Pensez-vous que ce choix est fortuit ?
La réponse coule de source quand, comme vous devez l’être, on n’est pas censé ignorer le rôle et la place qu’occupent les universités dans le processus de socialisation de la jeunesse.
Pour qui sait que la religion est un appareil idéologique d’Etat, ce qui vient d’être soutenu en faveur de la religion en politique n’est nullement en porta faux avec la liberté de culte que nous encourageons en tant que facteur de stabilité sociale.
L’approche de M. SONKO est bien développé par Hamadi REDISSI dans son livre intitulé « le pacte de NADJD » qui prône l’islam sectaire ou l’islam wahhabite.
Pour les adeptes du « wahhabisme », la naissance hérétique moderne doit être développé et propagé partout dans le monde. C’est pourquoi, lors de la cérémonie de présentation de son livre, un jeune avait par devers lui une pancarte annonçant : « HABEMUS PAPAM » (voir photo en infra).
Le HABEMUS PAPAM est un syntagme très ancien qui signifie « nous voulons un pape » ; ce qui laisse présager l’identité du nouvel élu qui incarne l’homme idéal, l’homme parfait, le sachant…
M. SONKO est assurément trop imbu de sa personne et ce n’est pas étonnant s’il n’apprécie jamais une bonne action du pouvoir ou de l’opposition.




MISSIONNAIRE SARR
sarraly@yahoo.fr

Le Sénégal parmi les pays les plus sales d’Afrique

Au Sénégal, la situation sanitaire est devenue catastrophique et inquiète Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019. Au-delà du manque de moyens et de personnels, noté dans les structures de santé, ajouté aux nombreuses difficultés liées aux médicaments, entre autres, des maladies graves apparaissent dans notre pays. A l’origine de ces problèmes qui risquent de causer d’énormes préjudices aux populations, figure l’absence d’une politique réelle de prévention des maladies, par rapport aux déterminants de la santé. Aujourd’hui, le Sénégal est l’un des pays les plus sales d’Afrique. De Dakar, la Capitale, à Ziguinchor, en passant par Kaolack, Diourbel, pour ne citer que cela, partout ce sont des tas d’immondices qui jonchent les rues et artères principales. Et, parmi les villes les plus sales, Saint-Louis est en bonne place, avec, particulièrement, le long du fleuve, rempli d’ordures, de cadavres d’animaux, mélangés aux eaux de pluie, dégageant des odeurs nauséabondes. Pire, les malades mentaux errants viennent aggraver ce triste spectacle désolent. Jusque devant le Palais de la République, c’est une vieille femme malade mentale qui étale ses baluchons en face de la première institution de notre pays. Pour Ansoumana DIONE, le développement ne rime pas avec le désordre. Combien de marchés ont été ravagés par des flammes, avec plusieurs millions emportés, à cause d’un manque d’organisation ? C’est pourquoi, il invite le chef de l’Etat Macky SALL à bien vouloir prendre ses responsabilités, pour le respect des droits des citoyens, de vivre dans un environnement sain.




Rufisque, le 24 septembre 2018,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019

Macky et Tivaouane, un contrat de Résidence

Percevoir la quintessence d’un discours révèle souvent de la capacité d’une écoute profonde. Souvent nos pensées nous trahissent quand on essaie d’allier sentiment et passion. Mame Cheikh Ahmed Tidiane Sy nous a enseigné que pour éviter d’être nui par le couple Passion et Sentiment il faudra impérativement l’arbitrage de la Logique. La parole est divine et quand on la porte il est important de saisir sa portée et son orientation. Et si la parole est divine celui qui la porte est un prophète car il représente toute une communauté.



Depuis presque 3 ans l’écho selon lequel Macky Sall a fait à Tivaouane mieux que tous les autres présidents retentit au quotidien. Mais cette assertion mérite une profonde réflexion de tout un chacun. Y-a-t-il un possible contrat qui lie le régime et la ville sainte ? La modernisation de la cité religieuse doit-elle être un prétexte pour soutenir le candidat Macky ? Je trouve qu’une assertion peut bien cacher une autre dans la mesure où Tivaouane avait déjà des infrastructures bien avant le régime de Macky. Il est vrai que le Président Macky a fait du palpable mais est-il vraiment une raison de balayer d’un revers de main tout ce que les autres ont fait dans la Cité religieuse ? Il est parfois déplorable de vouloir tout demander à l’Etat. Et nous alors… La main du politicien n’est qu’un appât qui se révèle souvent au grand jour. La triste réalité est que tous ceux qui bénéficient des largesses des gouvernants sont pour la plupart du temps des otages du pouvoir. Aujourd’hui force est de reconnaître que Tivaouane mérite plus de considération car ayant un potentiel intellectuel sans commune mesure. Cette considération ne sera possible que s’il y’a une prise de conscience des enjeux. Seydi Hadji Malick Sy a réussi à bâtir une cité basée sur la spiritualité donc il sera intolérable de voir des gens se laisser manipuler par le pouvoir temporel. Serigne Moustapha Sy nous a enseigné le Cercle du Pouvoir où chacune des trois composantes a hérité des attributs divins. Mame Cheikh avait raison de dire à Serigne Moustapha de ne jamais avoir complexe devant aucun intellectuel. Ce message est fort parce-que dès l’instant que l’on éprouve un sentiment de complexe envers quelqu’un on devient un irresponsable.



La vie ne se limite pas à une simple Résidence aussi belle et moderne soit-elle. Elle ne doit aucunement influencer sur les choix que nous faisons. Il est vrai que l’Etat a l’obligation de garantir la quiétude des populations de quelle que manière que celà puisse être mais souvent la réalité de l’heure doit occulter nos décisions. Tivaoune rayonne et rayonnera même sans la main de l’Etat. Prenons à titre d’exemple les Moustarchidines, avec tout ce dont on leur reproche, ont réussi à éviter les pièges de l’État grâce au concours de leurs seuls moyens. Tout ce qu’ils ont réalisé a été fait à partir de fonds propres sans le soutien d’aucune organisation ni gouvernementale ni non gouvernementale. C’est ça la liberté.

Khalifa NDIAYE

Moussa Touré se déclare fatigué et se retire de la politique

YERIMPOST.COM Il aura tenu huit (8) ans mais la façon dont la politique est pratiquée au Sénégal ne lui dit plus rien. Moussa Touré a décidé de mettre un terme à sa jeune carrière politique. Président du parti Citoyens pour l’éthique et la transparence (Cet/Jarign sama reew), il a été fonctionnaire quarante longues années avant de faire son entrée en politique lors des législatives de 2009. Au quotidien L’As, il confie: « Je suis fatigué ! A 73 ans et demi, je ne tiens plus physiquement. Tout comme Bruno (ndlr: Bruno Diatta), j’ai servi l’Etat pendant 40 ans. » Si il a choisi de raccrocher, c’est aussi et surtout parce que « la politique au Sénégal, c’est l’argent! », a ajouté Moussa Touré.



Le Syndicat des travailleurs de la Justice (SYTJUST) sursoit au mot d’ordre de grève

NOTE A LA PRESSE

Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) sursoit au mot d’ordre de grève qu’il avait annoncé la semaine dernière dans la presse. Cette décision reflète la consternation des travailleurs de la Justice suite au rappel à Dieu de son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Bruno DIATTA, Chef du Protocole de la Présidence de la République.

Le SYTJUST manifeste ainsi la douleur et l’émoi de ses militants face à la disparition de ce patriote, serviteur chevronné de la République, grand commis de l’Etat, maître dans l’art protocolaire et de la diplomatie.




Cette trêve pour la période du deuil est de la part des membres du syndicat de la Justice un dernier hommage bien mérité à son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Bruno DIATTA, figure emblématique de la République et de l’Etat du Sénégal.

En ce moment de recueillement, les travailleurs de la Justice s’inclinent devant la mémoire de ce parfait model de travailleur dont les faits d’arme sont unanimement loués par toute la nation et au-delà des frontières de notre cher pays.

Le SYTJUST présente ses sincères condoléances au peuple sénégalais, à Monsieur Président de la République, aux membres du Gouvernement et des autres Institutions ainsi qu’à la famille éplorée à l’endroit de laquelle il exprime sa profonde compassion et sa solidarité indéfectible.





Fait à Dakar, le 24 septembre 2018

Le Bureau Exécutif National

 

 

 

Me Elhadj Amadou Sall: « Macky Sall veut la guerre, on lui donne le feu ! »

YERIMPOST.COM C’est sans gants que Me Elhadj Amadou Sall s’est attaqué au président Macky Sall qui, selon lui, est l’unique responsable du rejet de Karim Wade sur les listes électorales. Face à ce qu’il est convenu d’appeler un affront de Macky Sall, le chargé de communication du Parti démocratique sénégalais promet le feu. « Si Karim Wade est définitivement disqualifié de la présidentielle, Macky Sall n’a qu’à marcher sur nos cadavres ou nous mettre en prison », a défié Me Sall qui, au cours de l’émission à laquelle il était invité, a balayé toute idée de boycott par le Pds de l’élection. Selon Me Elhadj Amadou Sall, cette question de validation de l’inscription de leur candidat sur les listes électorales est une question politique qui trouvera une réponse politique.







Diffusons les Grandes Oeuvres du Grand Timonier Macky Sall: Son bilan est notre seule et bonne réponse.

En réalité, l’opposition n’a pas de projet de société alternatif et aussi credible que le Pse et les faits le prouvent. Les rares qui s’essaient à la formulation d’une offre politique crédible, n’arrivent vraiment pas à convaincre nos concitoyens. Que sont devenus le Pass de l Malick Gakou et solutions de arrogant Sonko?Face à la pertinence du Pse, ces intentions utopiques sont vite rangées aux calendes grecques ! Les résultats du Pse à Fatick, ziguinchor, kaolack, thies, louga, Matam, saint Louis, Dakar, kedougou, tamba, Diourbel, kolda , Sedhiou et kaffrine ont réduit à néant les utopies révolutionnaires de tous ces leaderons qui aspirent à diriger ce pays. Cette opposition n’a pas non plus une coalition aussi durable et unie que Bby. Ces alliances( Taxawu Dakar, Manko, disparaissent immédiatement au lendemain de conférence de presse de baptême ou d’exécution de manifestation et ou de joutes électorales. Pendant ce temps, Bby demeure plus forte que jamais et s’agrandit pour donner naissance à la majorité présidentielle en perspective de 2019. Parallèlement, les réalisations se multiplient et se diversifient( Pudc, Puma, Prmoville,Dakar Arena, Arène nationale, Ila Touba et le magal 2019 en perspective , le pont de foundiougne, la croissance qui augmente , l’inflation maîtrisée, la ville intelligente Diamniadio qui confirme le savoir-faire sénégalais , le train express régional et Afrique Dem Dikk dont les bus sont en route et le tout couronné par le pont senegambien inauguré en Décembre prochain.
On ne peut pas se prévaloir d’un bilan aussi elogieux, reconnu par tous les sénégalais et suivre cette opposition dans des querelles de personne. Diffusons les Grandes Oeuvres du Président Macky Sall partout , en toute circonstance et en tout lieu , et dans tous les domaines de l’activité économique, politique ,culturelle et sociale et refusons le débat de faits divers qui nous éloignent des préoccupations du peuple. Opposons aux invectives et autres attaques déplacées des opposants, le redoutable bilan du Pse et le débat sera clos.




Cheikh NDIAYE Conseiller Technique Présidence de la République
Responsable politique Apr Grand yoff
Conseiller Municipal

L’hommage de Gorgui Sy Dieng à Bruno Diatta

YERIMPOST.COM Gorgui Sy Dieng a écrit un message sur sa page Instagram pour présenter ses condoléances suite au décès de Bruno Diatta :

« Le Sénégal vient de perdre un de ses plus fidèles serviteurs. Je présente mes sincères condoléances à toute sa famille et au peuple sénégalais… ».



Exclusif! Les commentaires en off de Sonko sur la cérémonie de lancement de son livre-programme

YERIMPOST.COM Le leader de Pastef-Les Patriotes n’est tombé ni dans l’autosatisfaction du plus grand nombre ni dans le nihilisme de certains de ses partisans après le lancement, le 16 septembre de « Solutions pour un Sénégal nouveau », son livre-programme.




Voici, tels qu’ils nous ont été rapportés, ses premiers commentaires…

« Cheikh Yérim Seck, c’est moi qui l’ai invité à faire partie du panel. Je sais que c’est un journaliste teigneux qui n’allait pas me ménager. Le but de l’exercice n’était d’ailleurs pas de réunir des panélistes pour me flatter. Ses questions ont été dures et brutales mais il m’a tendu la perche pour me permettre de répondre à des interrogations de certains Sénégalais à mon propos… »

« L’organisation n’a pas été parfaite. Nous avons péché sur le nombre de panélistes. Ils auraient dû être au maximum trois pour permettre à chacun d’entre eux de prendre plusieurs fois la parole. Cela nous aurait permis d’aborder plusieurs questions thématiques de fond et de montrer plus de dimensions du programme. Si Babacar Justin Ndiaye et Yoro Dia, invités comme panélistes, ne s’étaient pas désistés à la dernière minute, la situation aurait été pire… »

« L’autre regret, c’est que le livre aborde des questions économiques et institutionnelles cruciales qui n’ont pas pu être développées compte tenu de la durée et du format de la cérémonie. De sorte que beaucoup de commentateurs ont pu nous reprocher de ne pas avoir traité des thèmes qui existent bel et bien dans le livre… »

« Cet exercice était une première. Il y a eu du bon là-dedans. Nous devons nous réjouir d’avoir innové et relevé le niveau du débat. Il y a eu toutefois quelques erreurs de début à corriger… »



Banda Diop émet des doutes sur l’avenir de son compagnonnage avec Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Banda Diop n’est pas dans l’émotionnel. Il se veut réaliste. C’est le maire de la commune de Patte d’Oie qui le révèle dans l’émission «Rfm Matin». Ce conseiller municipal, membre de la coalition de Khalifa Sall, Taxawu Dakar, a réitéré sa candidature pour remplacer le maire révoqué par le président de la République. Même si les gens interprètent de différentes manières cette candidature, Banda Diop veut rester droit dans ses bottes. «J’assume ma participation à la réunion des conseillers municipaux de la Ville de Dakar qui s’est tenue chez Ousmane Tanor Dieng. Il faudrait que les gens quittent l’émotion et acceptent le réalisme», s’est-il justifié.

Toutefois, le maire de la Patte d’Oie dit avoir parrainé Khalifa Sall pour la présidentielle de février 2019, tout en restant dubitatif sur l’avenir de son compagnonnage avec le maire de Dakar.







Pénurie d’insuline à Dakar: Panique chez les malades

YERIMPOST.COM Le marché pharmaceutique est en rupture totale d’insuline depuis bientôt 2 mois. Une situation qui plonge les diabétiques dans une peur bleue. Une question de vie ou de mort qui a poussé le diabétologue Dr Jean Michel Dione à réagir pour alerter les autorités sur la situation sans précédent qui risque de se produire si les choses restent en l’état.



Benno Bokk Yaakaar réagit au décès de Bruno Diatta

Le ministre Bruno DIATTA, chef du protocole de la Présidence est parti… sur la pointe des pieds, le vendredi  21 septembre 2018, Consternation dans la République affectée par la disparition brutale d’un monument, un baobab de la diplomatie sénégalaise.




Le SEP-BBY présente ses condoléances attristées au Président de la coalition BBY Macky SALL, président de la république, à la nation sénégalaise, à la famille éplorée et prie pour que le Bon Dieu l’accueille en son paradis.

Le retentissement de la mort de cet homme d’État qui a consacré 40 ans de sa vie à servir dans un dévouement total est à la fois national, africain et international, tant il a été fidèle à son poste, dans n’importe quel coin du monde que le Président de la République du Sénégal, de Léopold Sédar SENGHOR à Macky SALL en passant par Abdou DIOUF et Abdoulaye WADE, visitait.

Dès qu’il a appris la triste nouvelle, au moment où son avion s’apprêtait à décoller pour Bamako, le chef de l’Etat a décidé d’annuler son voyage pour se rendre auprès de la famille du défunt. Geste élégant et symbolique, exprimant toute la compassion de l’Etat pour l’homme qui l’a servi durant des décennies, sans discontinuer, dans la rigueur avec une compétence reconnue.

Les témoignages sont unanimes. Ils composent un hymne à l’honneur de cet homme au port impeccable qui s’est donné entièrement pour la nation, sans murmure, dans une loyauté sublime et une abnégation sans bornes.





Fait à Dakar, le 22 septembre 2018                                                            Le SEP/BBY

 

A propos d’une offre maraboutique de réélection de Macky Sall

De Touba à Tivaouane en passant par d’autres cités « religieuses », des voix autorisées sortent du bois pour magnifier les travaux que le président Macky Sall a réalisés dans ces différentes contrées en vue de les réhabiliter ou mieux de leur doter de nos nouvelles infrastructures routières ultra modernes.
A Touba, le porte parole du khalife général des mourides, Serigne Bass Abdou Khadre se réjouit des travaux que le président Macky Sall y a entrepris et surtout de la nouvelle autoroute ILA Touba, non sans oublier de mentionner à l’attention de ses détracteurs que les marques de gratitude prononcées par ci et là sont au demeurant une tradition dans la hiérarchie mouride en vue de témoigner leur reconnaissance à toutes les autorités qui œuvrent pour le rayonnement de la Cité de Cheikhoul Khadim. Le président Macky Sall n’y échappe pas. Soit !
A Tivaouane aussi, le porte parole de la famille Sy, le marabout Serigne Malick Sy s’est également félicité des nombreuses réalisations du régime du président Macky Sall en des termes élogieux : « Depuis Senghor en passant par Diouf jusqu’à Wade, ce que le président Macky Sall a fait à Tivaouane, aucun autre président de la République n’a pu le faire. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de le soutenir pour qu’il puisse terminer ses chantiers. Toutefois, je continuerai de recevoir l’ensemble des membres de l’opposition ….. ».



Cette déclaration du porte parole de la famille Sy a le mérite d’être très claire sur sa volonté de cheminer avec la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar. Toutefois, le « Nous » renvoie t – il aux différents membres de la famille qui ont en collégialité et de manière souveraine exprimé leur volonté de soutenir publiquement le président Macky Sall à l’élection présidentielle du 24 Février 2019 à cause uniquement des travaux réalisés à Tivaouane ou est – ce seulement une volonté de quelques uns ?
Pourquoi, par ailleurs le changement de perspective dans la dernière phrase de son énoncé avec l’utilisation du Je à la place du Nous ? Est-ce une manière de se démarquer sur la forme en soutenant sa volonté de recevoir encore et toujours les membres de l’opposition sénégalaise et ce malgré son ancrage dans la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar et de garder le silence sur l’attitude des autres ?
Et dans d’autres cités « religieuses », c’est le même refrain qui est servi à bout de champ pour justifier le choix de Macky Sall à la tête du pays.
A tous ces choix circonstanciels dictés par des considérations partisanes, la question qui sied la mieux et qui mérite d’être posée de manière objective à tous ces souteneurs assumés ou non du président Macky Sall est la suivante : où en êtes vous avec la problématique de la gestion éthique des affaires du pays ou mieux avec le choix du peuple et la défense de l’intérêt général ?
Vos positions du moment ne reflètent pas du tout les attentes légitimes de meilleures conditions de vie nos compatriotes voire les inquiétudes de larges pans de la société qui ne se reconnaissent pas dans les politiques du président Macky Sall ou qui constatent avec effroi que le régime n’arrive pas à trouver des solutions idoines à leurs problèmes existentiels ou mieux des voies de sortie de crise au chômage endémique de nos jeunes compatriotes, l’appauvrissement du monde rural, la fuite de ces mêmes jeunes du pays en quête d’un hypothétique meilleur lendemain pour leurs familles.
Que faites vous alors de ces situations catastrophiques ? Ne méritent – elles pas d’attirer votre attention sur leur caractère violent et injuste ? Ou bien ne pèsent elles pas du tout à côté des nombreuses réalisations du président Macky Sall dans vos cités ? Face à ces drames existentiels insupportables, rien ne saurait justifier vos soutiens au régime présidentiel Benno Bokk Yakaar. En effet, une appréciation honnête, critique et responsable de la gestion du pays ne doit pas faire l’impasse sur ces différentes considérations et ne doit pas se limiter aux seules réalisations du président Macky Sall dans vos cités respectives.



De plus, vous sortez de vos positions de régulateurs sociaux en vous érigeant en partisans. Vous semblez oublier que votre devoir s’inscrit indubitablement dans le champ religieux ou maraboutique en indiquant avec discernement et responsabilité à vos fidèles disciples ou talibés la voie de la droiture, l’amour de la patrie, le don de soi et le respect du bien public ou mieux la poursuite voire la défense de l’intérêt général afin que ces derniers s’imprègnent des enseignements éthiques et moraux de nos illustres prédécesseurs pour devenir de meilleurs citoyens et de choisir eux-mêmes le ou la candidat ( e ) le plus crédible pour présider aux destinées de notre cher pays. La quête de l’intérêt général doit primer dans un Etat de droit sur toutes autres considérations.
Vouloir s’ériger par effraction en acteurs politiques en indiquant à vos communautés vos choix personnels pour tel ou tel candidat à l’élection présidentielle ne relève pas de la sagesse, si par ailleurs cette vertu est encore d’application dans les discours des uns et des autres aussi bien dans le champ politique que dans le champ maraboutique pour ne pas dire religieux.
De telles postures sont incompatibles avec vos charges liées à la croyance de vos disciples et qui peuvent entrer en conflit légitimement sur le champ politique avec des positions différentes basées sur d’autres considérations de bien être social, de justice, du respect de la parole donnée, de la protection des valeurs de la République.
Vos choix politiques posent un réel problème de cohésion sociale. Ou est-ce, en tant que simples citoyens, nous pouvons nous pas avoir la même lecture objective de la situation socio-économique du pays et de la volonté manifeste du président Macky Sall de piétiner les règles qui fondent notre volonté de vivre dans un Etat démocratique et républicain ? Personne ne vous demande d’être pour ou contre le régime politique au pouvoir. Mais, d’être uniquement du côté de la vérité et de pouvoir l’affirmer avec courage et responsabilité.
Portez vous des œillères qui vous empêchent de constater les dérives et les affres de gestion scabreuse du président Macky Sall ? Ou êtes vous seulement intéressés par les travaux du régime dans vos cités peu importe la souffrance de nos compatriotes ? Beaucoup de nos compatriotes ne mangent pas à leur faim, éprouvent toutes les peines du monde pour assurer à leurs enfants une éducation de qualité, une vie saine et ne sont exposés à la cupidité voire à la corruption de nos politiciens professionnels en raison même de leur détresse. Ainsi, comment un guide religieux peut – il prendre le risque de soutenir un homme, le président Macky Sall qui passe son temps à renier ses engagements, à mentir froidement au peuple et qui permet voire favorise l’instrumentalisation de la justice en vue d’écarter des adversaires politiques et mieux tolère de fait la corruption et la prévarication de nos ressources publiques ?



Mieux, qu’est ce qui vous empêche de tenir un langage de vérité au président Macky Sall et à ses hommes afin qu’ils respectent les lois et règlements de la République et qu’ils dirigent le pays dans la loyauté et dans la défense des intérêts supérieurs de la nation sénégalaise ?
Je reconnais certes que le fait juste d’insinuer de telles questions suscite chez beaucoup de nos compatriotes de la colère voire de l’indignation à l’encontre de n’importe quel citoyen qui s’aventurerait à dénoncer une certaine connivence coupable de l’aristocratie maraboutique du pays de la Teranga avec les fossoyeurs de nos valeurs de justice et de cohésion sociale.
Cependant, l’indignation et la colère de nos compatriotes qui vivent au quotidien les pratiques despotiques du pouvoir du président Macky et les privations qui vont avec, valent plus que la colère de quelques mystificateurs enturbannés ou de disciples manipulés voire désorientés et incapables d’appréhender la réalité sociale. Aujourd’hui, si les marabouts sont critiqués au pays de la Teranga, c’est en grande partie à cause de leur volonté mercantiliste de s’allier à tout nouveau pouvoir au détriment de la défense des sans voix du peuple et de l’intérêt général.
Vos positions partisanes vous empêchent de prendre la défense des causes du peuple et de les placer au dessus de toutes autres considérations. Pourtant, une appréciation honnête, critique et responsable de la gestion du pays ne peut faire l’impasse sur les maux qui secouent de toutes parts la société et ne peut nullement se focaliser sur les travaux réalisés ou en cours dans vos différentes cités.
Dites – nous , pourquoi vous vous estimez redevables au président Macky Sall alors que son rôle en tant que chef de l’Etat est de satisfaire les besoins de l’ensemble du corps social peu importe l’allégeance des uns et des autres ou non à son régime Benno Bokk Yakaar ? Par ailleurs, les travaux ( par exemple la construction de nouvelles routes en vue de faciliter la mobilité de nos concitoyens ) que son gouvernement réalise par ci et là dans vos différentes cités ne sont pas des cadeaux ou je ne sais quoi ….. des privilèges. Ils rentrent tout compte fait dans le registre des obligations de nos autorités publiques dans l’exercice de leurs missions : s’assurer que nos compatriotes vivent dans les meilleures conditions possibles. Et pour cette raison, lui et son équipe ne méritent pas tous ses éloges. Nos compatriotes doivent être sensibilisés sur ces questions de politiques publiques afin qu’ils comprennent qu’ils ne doivent absolument rien à nos gouvernants lorsque que ces derniers s’acquittent de leurs tâches en respectant les règles d’une gestion efficiente et équitable de nos ressources publiques. Cependant, il y a un réel problème d’éthique lorsque les moyens de la puissance publique sont détournés en vue de satisfaire une élite maraboutique et que l’immense majorité de nos compatriotes vivent dans un dénuement total.
Le délabrement du tissu social n’intéresse personne. En quoi consiste le fait de réhabiliter les cités maraboutiques ou leurs lieux de résidence alors que les populations locales ne parviennent pas à satisfaire leurs besoins primaires ou mieux tirent le diable par la queue ?
Nos autorités publiques doivent revoir l’ordre des priorités des besoins de nos concitoyens. Une personne qui manque de tout, ne doit – elle pas être la priorité absolue de nos gouvernants afin qu’elle puisse sortir de la misère et de pouvoir jouer pleinement son rôle de citoyen ?
Les investissements de prestige du président Macky Sall dans les foyers maraboutiques ne militent pas du tout en faveur d’un développement socio-économique endogène profitable à l’ensemble du corps social. Le président Macky Sall et sa bande de thuriféraires zélés ont tort de penser que ses bijoux architecturaux dans les cités maraboutiques peuvent impressionner nos compatriotes jusqu’à ce qu’ils oublient l’essentiel de ce qui fait la dignité d’un être humain : un travail voire une occupation en vue de subvenir honnêtement aux besoins de leur progéniture. Et ce travail rémunéré est introuvable au pays de la Teranga sauf pour les obligés du président Macky qui ont dû renoncer pour l’essentiel aux vertus en vue de goutter aux délices d’un compagnonnage de complaisance.
Titiller la fierté des marabouts en lançant en grande pompe dans leurs résidences des travaux tout en mobilisant toute la République en vue de magnifier la grandeur voire la fibre religieuse du chef de l’Etat Macky Sall, constitue au demeurant une pratique ou une volonté de politicien professionnel visant à généraliser la corruption à toutes les souches de la population professionnel et qui n’a que faire d’une amélioration substantielle des conditions de vie de nos compatriotes les plus démunis.



Le pouvoir peut et doit investir dans les cités maraboutiques, mais autrement en se focalisant sur le cadre de vie de nos populations. La Cité de Touba est un exemple édifiant pour un changement de paradigme dans les politiques de développement local. Les récents remous de la population de Touba, un fait inédit dans la Cité de Cheikhoul Khadim contre les inondations récurrentes, l’insalubrité et l’insécurité qui dénaturent la ville, sont la preuve tangible que les fidèles ont plus besoin d’une cadre de vie adéquat qui répond aux normes urbanistiques d’une grande ville que d’une autoroute sous exploitée et moins rentable financièrement.
Ainsi, construire l’autoroute ILA Touba n’est pas une priorité pour les populations mêmes de la Cité de Cheikhoul Khadim. Utiliser principalement l’autoroute pour les besoins du grand Magal de Touba est un gâchis, un aveu d’échec et une incompétence notoire du régime du président Macky Sall. Les milliards de francs CFA engloutis dans ces travaux pouvaient permettre de résoudre une bonne fois pour toute tous les problèmes d’aménagement, d’assainissement et d’accès à l’eau de la Cité de Touba, mais également de santé publique pour la deuxième ville la plus peuplée du pays.
Et puis , le Sénégal ne se limite pas aux seuls foyers maraboutiques. Le citoyens sénégalais habitant dans les villages les plus reculés du pays et dont les noms ne figurent dans aucune carte géographique, ont droit aux mêmes égards de la République que nos concitoyens des contrées maraboutiques. La République n’a pas vocation à privilégier la satisfaction des besoins d’une certaine élite politico-maraboutique. Elle a le devoir de traiter équitablement tous les citoyens sénégalais. Il n’est pas tolérable dans un Etat de droit que les autorités publiques laissent la majorité de ses membres dans un dénuement total et ne prennent en compte que les demandes d’une minorité agissante au grand dam du reste de la population.
Une certaine élite maraboutique se complaît de cette situation alors la voie de la mesure milite en faveur d’une distribution efficiente de nos ressources publiques et qui ne laisse personne, je dis bien personne dans la précarité voire dans la misère.
En réalité, seule une distribution juste de nos ressources publiques à l’ensemble du corps social est gage de paix et de solidarité intergénérationnelle. Construire une nation requiert du tact, une certaine intelligence à dépasser les clivages en vue de réunir les différentes composantes de la société à partager les mêmes valeurs et à œuvrer ensemble en vue d’assurer le bien être de toute la population sans discrimination ni favoritisme. Le gouvernement du président Macky Sall est à mille lieues de cette exigence éthique. Il est profondément ancré dans le sectarisme, la division et la confrontation.
Nous devons rompre au clientélisme politique entretenu par une certaine élite politico-maraboutique en vue d’asservir nos compatriotes pour se partager entre alliés des privilèges sur le dos du peuple. Ces discours opportunistes d’une certaine aristocratie maraboutique font le jeu des politiciens et accentuent davantage la division au sein de la société.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

Sénégal 2019: Un si grand besoin de Idrissa Seck

Alors que les échéances de 2019 approchent, faisant croître chez les citoyens le désir de mettre fin à ce septennat perdu, le Sénégal a besoin de prendre avec force mais avec intelligence le virage du changement d’un changement systémique, pour le bien de sa si jeune population.



Le besoin de Idrissa Seck n’est en rien assimilable à celui d’un messie. Il est plutôt le produit d’un contexte social qui requiert aussi bien le courage de se libérer du système, ce qu’il a maintes fois prouvé sous Wade et sous Macky, mais aussi une large expérience. Cette expérience ne se limite pas juste à celle de l’État et de la diplomatie, mais surtout une expérience de vie, si importante pour diriger ce pays.

Inspirer le peuple pour en libérer l’énergie créatrice et transformationnelle

Le plus grand échec du président Macky aura été son incapacité de produire une adhésion populaire autour d’une vision qui rassemble tous les Sénégalais et mobilise leur énergie pour transformer ce pays. La faillite morale de son régime, produite par des multitudes de promesses jamais tenues, par un traitement inéquitable des opposants, par une incapacité de produire la gouvernance sobre et vertueuse tant attendue, l’empêche de générer un leadership inspirationnel, tellement important dans les processus de changement en Afrique. Le président Macky Sall n’a pas pu inspirer les Sénégalais en étant lui même porteur du changement qu’il veut créer.

Malgré les critiques que l’on peut lui faire, Idrissa Seck est doté de cette capacité formidable d’inspirer, de mobiliser les énergies. Il ne s’agit point de le présenter comme un messie, puisque le contexte actuel n’en requiert point, mais plutot de mettre en avant sa faculté à regrouper les énergies et les consciences autour d’un projet commun, et de coordonner avec efficacité le déploiement efficient des moyens nécessaires à sa réalisation. Les multiples témoignages recueillis auprès de personnes ayant collaboré avec lui dans le cadre des politiques publiques, ainsi que son passage à la Primature le prouvent à suffisance.




Défendre avec force et intelligence l’intérêt vital du Sénégal

L’autre échec de Macky Sall c’est son incapacité à défendre les intérets du Sénégal dans un contexte international ou notre pays, pour de multiples raisons, devient l’épicentre de plusieurs offensives étrangères. Cette opportunité qui devrait permettre au pays de mieux se vendre, d’imposer ses conditions et de choisir ses partenaires a été manquée, à la fois par manque de vision et aussi pourrait-on dire par un déficit de leadership. De ce point de vue, on peut affirmer, avec force, qu’Idrissa Seck a raflé la plus grande part de l’héritage politique wadien de refus et de guem sa boopp. Son attitude d’un politique qui défend avec force, mais aussi avec intelligence, les intérêts vitaux de sa nation en font le plus grand héritier du Pape du Sopi.

Fédérer les forces du changement au delà de toute logique de système et d’appareil

Dans le contexte d’effritement de l’opposition, Idrissa Seck offre les garanties d’être le leader pouvant regrouper les différentes dynamiques qui œuvrent pour le changement. Son opposition au système qui lui vaut d’en être éjecté presque toujours dès le début, et d’entamer courageusement une marche dans l’opposition auprès du peuple, combinée a son expérience de l’Etat et sa maturation personnelle font de lui le candidat pouvant fédérer la multitude d’acteurs du changement, aussi bien les nouveaux que ceux qui le sont moins. Il offre aussi bien la garantie de l’expérience, tellement importante dans la gestion d’un pays comme le Sénégal, qui ne demande pas que des aptitudes techniques, que celle de la capacité à s’opposer au système comme le montrent son attitude face aux régimes de Wade et de Macky.

L’exemple de Talla Sylla à la mairie de Thiès, le ralliement derrière Khalifa Sall lors des législatives prouvent à suffisance ses capacités de s’élever au delà des appartenances partisanes et d’appareil et de la dictature de l’égo, pour une gouvernance partagée, très différente d’une gouvernance de partage.

Sa compréhension des enjeux géopolitiques et technologiques actuels en font un dirigeant en lien avec son temps, capable de saisir les opportunités qu’offre le système international pour permettre au bateau sénégalais de voguer dans les eaux troubles d’une mondialisation qui requiert du dirigeant la faculté de garder toujours le cap des intérêts vitaux de sa nation.




Saliou Dione

Consultant international

sdione1960@gmail.com

Visite à Doha: Me Madické Niang face à Me Wade

YERIMPOST.COM L’invitation a finalement été acceptée. Me Madické Niang est depuis la nuit du dimanche à lundi à Doha où il a été accueilli par Me Abdoulaye Wade. Au retour du président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, le Parti démocratique sénégalais (Pds) sera définitivement fixé sur le sort à donner à la présidentielle. Me Madické Niang, qui avait exprimé dans une lettre au Pape du Sopi la nécessité pour le Pds d’un plan B vu l’hypothèque sur la candidature de Karim Wade, s’était attiré les foudres de me Wade. L’ancien chef de l’Etat, qui n’a d’yeux que pour son rejeton Karim pour faire face à Macky Sall, avait traité Me Madické Niang de traître avant de revenir à de meilleurs sentiments et de lui présenter ses excuses. D’où cette invitation au Qatar. Le retour de Me Madické Niang à Dakar est prévu au courant de la semaine.







Bruno Diatta: les détails de son inhumation

YERIMPOST.COM L’inhumation de Bruno Diatta aura lieu le jeudi 27 septembre. Le chef du protocole de la Présidence sera enterré à Dakar. A la même date, le chef de l’Etat a décidé qu’un hommage national lui soit rendu au palais. Ce 27 septembre, le président Macky Sall va décréter une journée de deuil national. Une messe est également prévue pour le défunt à la Cathédrale de Dakar.







Réplique d’Aliou Sow: « Ouza est simplement pitoyable et malhonnête. »

YERIMPOST.COM Aliou Sow a du répondant et ce n’est pas Ouza Diallo qui dira le contraire. Dans ces mêmes colonnes, nous relations les propos de l’artiste-musicien qui demandait à ce qu’on éradique les politiciens de l’espèce de l’ancien ministre des Collectivités locales qui n’ont aucune éthique. Le président du Mouvement patriotique pour le développement (Mpd/Liggey) a aussitôt répliqué à Ouza Diallo à la hauteur de l’attaque. « Ouza est simplement pitoyable et malhonnête. Eminent pigeon-voyageur de la politique sénégalaise et un des pionniers de la transhumance politique dans notre pays, Ouza, qui a souvent traîné dans mes bureaux pour des problèmes personnels, n’est ni bon père ni modèle en matière d »éthique, encore moins de constance pour me juger… Symbole de l’échec dans son art, il n’est ni brillant chanteur ni un cas de réussite dans la société et pitié à ce faux rastaman au coeur qui saigne… Pour te laisser continuer à amuser la galerie, je ne souhaite pas ton éradication du champ musical, encore moins de l’espace politique où tu t’illustres par de minables incursions. Va, pauvre chanteur qui chante faux ! Voix rauque, voix fausse ! »







Ces propos de Serigne Mansour Sy Djamil qui contredisent le porte-parole de Tivaouane

YERIMPOST.COM «Macky Sall ne bénéficie que du soutien d’une infime partie de Tivaouane. Ils ont le droit de soutenir le président Sall pour le parrainage. (…) Tout Tivaouane n’est pas avec Macky. C’est juste une partie minoritaire de Tivaouane. C’est une scission minoritaire des Moustarchidines et cela n’a point d’impact. Je suis candidat et je dois bénéficier du soutien de Tivaouane. (…) La sortie de Pape Malick Sy va créer un malaise jusqu’au prochain Gamou», soutient le leader Bes Du Niakk.

Serigne Mansour Sy Mansour Sy Djamil animait une conférence, ce weekend, dans la commune de Wakhinatt Nimzatt.







Ouza Diallo: « Des politiciens comme Aliou Sow doivent être éradiqués de la scène politique »

YERIMPOST.COM Son engagement patriotique n’étant plus contesté, Ouza Diallo s’est autorisé une sortie pour parler politique. Invité sur la 2Stv par Pape Alé Niang, qui lui a servi une vidéo-archive où l’on voit l’ancien ministre des Collectivités locales, Aliou Sow décrier le parrainage, Ouza Diallo s’est déchaîné sur le leader du Mouvement Patriotique pour le développement (Mpd/ Liggey). « Des politiciens comme Aliou Sow doivent être éradiqués de la scène politique ! », a asséné le père d’Adiouza. Avant de poursuivre: « Il faut juste regarder ce qu’il a dit sur le parrainage le 7 avril 2018 et, aujourd’hui, il revient nous dire qu’il va réélire Macky Sall avec 70%. Où est l’éthique dans tout ça ? Les Sénégalais doivent ouvrir les yeux sur certains hommes politiques. »







Mondial de basket: Les Lionnes arrachent difficilement une victoire historique…

YERIMPOST.COM C’est historique ! Les Lionnes du basket viennent de remporter leur première victoire en Coupe du monde. Après leur défaite face aux Etats-Unis, hier, les joueuses du coach Cheikh Sarr se sont imposées difficilement (70 – 69) au forceps contre les Lettones. Ainsi, Astou Traoré et ses coéquipières se relancent dans cette compétition. Une victoire, mardi prochain, face à la Chine, les qualifierait au 2ème tour.



Comparer les élections au Mali et au Sénégal ou la recherche d’un plan B pour voler la présidentielle 2019

Tout le monde sait que le pouvoir libéral de Macky/APR/BBY fait l’objet d’un rejet populaire massif comparable au rejet dont son « père » libéral A. Wade avait fait l’objet le 23 juin 2011.

Les dérives de la gestion familiale patrimoniale, clanique et ethnique sont venus se surajouter à la distribution de l’argent du contribuable sénégalais via les « fonds spéciaux et caisses noires », aux cessions monnayées du pétrole et du gaz aux firmes transnationales impérialistes, à la mise sous coupe réglée de quasiment tous les secteurs économiques du pays, à la défense du maintien dans le CFA, de la signature des APE, etc.




Toutes les populations, tous les travailleurs ont tour à tour manifesté leur mécontentement contre les terribles souffrances endurées du fait des politiques néocoloniales libérales subies .

A. Wade avait déclaré que « les libéraux garderont le pouvoir pendant 50 ans ». Il pensait à son fils biologique comme l’a démontré sa tentative avortée grâce à la mobilisation populaire d’inscrire dans la constitution le « ticket présidentiel à l’américaine ». La bourgeoisie néocoloniale est congénitalement condamnée à singer ses maîtres impérialistes. Le régime présidentiel, frère jumeau de la Véme République Française, est né du coup d’état de LS Senghor contre le président du conseil Mamadou Dia, autre institution imitatrice de la IVéme République Française. C’est la même histoire institutionnelle qui continue sous l’actuel président libéral né à l’ère des indépendances néocoloniales. Les deux « fils politiques » du vieux libéral A. Wade, I. Seck et M. Sall, se sont rebellés contre la dynastie biologique libérale Wade, mais rêvent que « les libéraux gardent le pouvoir pendant 50 ans ». Ils n’ont fait que substituer à la dynastie biologique la dynastie politique. L’équation fondamentale posée au « fils politique » qui a été élu président en 2012 est : à l’ère de la découverte du pétrole et du gaz, comment obtenir un second mandat ?

Plan A : gagner au premier tour comme en 2007

C’est ce que traduit l’annonce de Macky Sall lui même : « il n’y aura pas de second tour ». A ses courtisans inquiets du rejet exprimé par le peuple tant au référendum constitutionnel du waxeet et aux législatives de la magouille chaotique, il s’est même permis de fanfaronner : « vous avez fait du bon travail, la présidentielle j’en fais mon affaire ».

Tous les ingrédients sont mis en place pour faire le coup d’état électoral présidentiel annoncé : distributions et rétentions sélectives des cartes d’identité nationale et d’électeurs, éliminations totalitaires des concurrents pour la présidentielle 2019 par la soumission de la justice à l’exécutif, parrainage autre moyen d’éliminer des adversaires politiques, interdictions et répressions de l’exercice du droit de manifester inscrit dans la constitution, achat de la presse mise au pas, corruption à coup de milliards de Marabouts, chaise musicale ethnique partisane dans les commandements de l’armée, de la gendarmerie, de la police, maintien de la CENA à la place de la CENI, reniement honteux de l’engagement de l’Etat signataire de respecter des décisions de la cour de justice de la CEDEAO, et bien entendu faire des courbettes à l’impérialisme Français pour obtenir son soutien, etc.

Mais tout ceci ne suffit pas à rassurer ses courtisans qui se relayent pour tenter de voiler les viols liberticides autocratiques du régime libéral de tous les droits et conquêtes démocratiques hautement gagnés par les luttes du peuple Sénégalais.





Plan B : un second tour à la malienne

La crainte que le peuple Sénégalais brise par sa révolte le plan A amènent certains des courtisans de la mafia libérale APR/BBY, en particulier des renégats de la gauche historique, à suggérer un plan B qui serait de reporter au second tour pour le rendre plus crédible le vol de l’élection présidentielle.

C’est ce qui transparaît dans un article de Ibrahima Séne du bureau politique du PIT, ci-devant ex-marxiste communiste et courtisan PCA au service du régime libéral néocolonial de Macky/APR/BBY. Fustigeant l’appel à manifester du perdant contre les résultats de l’élection présidentielle du Mali, la seule « preuve » de « fake news » que le sieur analyste à trouver est que « l’accusation de « fraude massive » n’est pas confirmée par « les observateurs maliens, africains, européens et onusiens, n’ont eu connaissance » (Par le mouride le 4 septembre 2018).

Et le voilà, contre le fait que Macky « doit savoir perdre le pouvoir », qui assène « qu’il est donc temps en Afrique que les gens sachent perdre dans une élection! » avant de ce contredire en disant « C’est le coup d’Alassane Ouattara contre GBagbo en Côte d’Ivoire, que Soumaïla Cissé rêvait de rééditer au Mali ». Or en Côte d’Ivoire contre Gbagbo, ce sont justement les « observateurs, africains, européens, onusiens » qui ont couverts de leur « confirmation » le coup d’état Français dont Alassane Ouattara a été bénéficiaire.

Sène n’ose pas dire ouvertement que l’impérialisme Français est derrière Soumaïla Cissé, car il sait bien que l’impérialisme Français soutient son mentor Macky Sall, mais il susurre que c’est l’impérialisme US qui protège IBK contre l’impérialisme Français. C’est ce qui transparaît dans ses propos suivants : « les USA et la Minusma, ont rejeté immédiatement cet appel, et ont exigé le respect des Institutions du Mali chargées du processus électoral, tandis que la France, malgré son mécontentement officiellement proclamé de la gestion d’IBK de l’Accord de paix d’Alger, et ses accusations « d’incompétence et de corruption de son régime », s’est abstenue prudemment ».

On dit que « quand l’hyène se cache, c’est sa mauvaise haleine qui le démasque ». C’est ce qui arrive à ce courtisan devenu avocat-griot du libéralisme néocolonial.

La mauvaise haleine ici réside dans le fait de chercher à camoufler que ce qui caractérise fondamentalement l’élection présidentielle du Mali, c’est le rejet massif tant du « gagnant IBK que du perdant SM ». Le peuple Malien l’a montré non seulement par l’abstention record, mais par l’effondrement en voix de chacun des protagonistes. Un autre élément est aussi le fait que chacun, « gagnant et perdant », a bénéficié d’une coalition au second tour à l’exception de nos camarades de SADI, dont le candidat Oumar Mariko a fait 2,5 %, qui se sont opposés au faux choix entre « la peste IBK et le choléra SC ».

I. Sène est effrayé par l’appel à manifester à Bamako lorsqu’il reconnaît que le « perdant » avec « 34,54% du suffrage exprimé au second tour, 879235 maliens ont voté pour lui, principalement de la Capitale ». C’est donc là que réside la frousse de la manifestation à Bamako tout comme on avait vu au Sénégal, l’an dernier lors des législatives, la peur bleue de perdre Dakar. Il n’a aucun scrupule de continuer à se réclamer du 23 juin et du M23 tout comme des Assises Nationales sans lesquels il ne serait certainement pas aujourd’hui PCA.

Au delà de l’affolement honteux de Sène, le peuple malien Bamakois, fatigué de l’impotence des gouvernants néocoloniaux tous libéraux qui se sont succédé depuis la révolution inachevée contre l’autocratie moussaïste en 1991, n’est pas sorti parce que c’était politiquement « le cancer milliardaire IBK contre le sida milliardaire SC ».

L’haleine étouffante de « Sène l’hyène » se déplace ainsi de Bamako à Dakar dans la perspective de la présidentielle de 2019. En fait c’est cela la vraie grille pour comprendre cette énième sortie de ce thuriféraire du libéralisme depuis qu’il en a goûté les délices dégoulinant du sang du peuple. Ce putschiste électoral suggère donc, sans le dire ouvertement, un vol électoral au second tour et non au premier au Sénégal en 2019 pour plus de crédibilité.

A y réfléchir le scénario d’un second tour Macky Sall et Idrissa Seck ou Hadjibou Soumaré ou tout autre libéral qui a gouverné sous l’égide de A. Wade/PDS, même si comparaison n’est pas raison, permet de faire un parallèle avec le Mali.

Cette hypothèse qui risque d’entraîner un rejet massif comme au Mali n’est envisageable aujourd’hui que si le libéral Macky/APR/BBY intègre dans son plan B le fait de choisir son adversaire au premier tour.

Ce n’est pas nouveau du tout. Rappelons ici que dans l’analyse du premier tour de 2012, nous avions, nous Ferñent, suggéré que nous n’excluions pas que A. Wade ait choisi Macky comme adversaire au second tour pour éviter tout procès visant Wade père lui même et pour que « les libéraux gardent pour 50 ans le pouvoir ».

Hypothèse analytique qui ne fut pas entendue à l’époque en raison de l’explication selon laquelle la troisième place de Moustapha Niasse avait été la conséquence de la trahison du processus démocratique du choix du candidat de BSS par Tanor du PS, lequel vient de récidiver en abandonnant Khalifa Sall.




Dans ce plan B possible, il est clair que Macky, après avoir éliminé Khalifa Sall, fera tout pour choisir son adversaire pour se maintenir au pouvoir. C’est en tout cas ce que préconise son courtisan plénipotentiaire renégat de la gauche historique I. Sène.

Alors tenons en compte dans la bataille pour dégager Macky/APR/BBY par le vote O. Sonko.

23 septembre 2018

Diagne Fodé Roland

Présidentielle 2019 au Sénégal: Quelle candidature pour une alternative au néocolonialisme libéral ?

Nous sommes à 7 mois de la Présidentielle du 24 février suivie des élections municipales. La scène politique du pays grouille déjà de prétendants anciens et nouveaux qui tous, à différents niveaux, se sont enrichis en participant aux pouvoirs néocoloniaux libéraux soumis à la domination impérialiste.




Quels sont les enjeux qui se posent aux antilibéraux, aux patriotes, aux panafricanistes, internationalistes et plus généralement à la gauche saine et non corrompue ?

Le pouvoir libéral APR/BBY prépare un coup d’état électoral

Confirmant le flagrant délit du putsch électoral chaotique des législatives 2017, Macky Sall a dès le lendemain rassuré son camp libéral en déclarant « vous avez fait du bon travail, la présidentielle j’en fais mon affaire ». Conscient qu’il lui faut coûte que coûte éviter un second tour qui lui serait fatal même contre un banc et ayant en mémoire le vol au premier tour de la présidentielle de 2007 au profit de son mentor d’alors A. Wade qui avait mis KO l’opposition, Macky Sall s’apprête donc à imposer son second mandat par tous les moyens imaginables.

Le référendum constitutionnel du waxeet des Assises Nationales, le parrainage, l’emprisonnement pour éliminer son concurrent social-libéral Khalifa Sall, la non prise en compte des décisions de la cour de justice de la CEDEAO, la honteuse grâce puis l’empêchement illégal de la candidature de Karim Wade, le refus de satisfaire les exigences de transparence sur l’ensemble du contentieux électoral, le renforcement des forces de l’ordre et les renouvellements des commandements, la mainmise renforcée sur la Justice et la presse, les difficultés d’obtention des cartes d’identité et d’électeurs, le rejet d’une Commission Nationale Indépendante à la place de la CENA, les déclarations sans gêne du ministre de l’intérieur annonçant la victoire avant le vote, la multiplication des candidatures sorties de nulle part sont les éléments du dispositif du coup d’état électoral pour pérenniser son pouvoir honni par le peuple.

L’opposition toutes tendances confondues a constitué le Front de Résistance Nationale (FRN) pour contrer les desseins malveillants de l’APR/BBY. Nous devons continuer et développer ce combat pour la transparence électorale en ne nous laissant pas divertir par les agissements confusionnistes des libéraux et sociaux libéraux qui tendent à réduire cette exigence démocratique à la bataille pour la « candidature » du condamné pour malversation du libéral Karim Wade ou du social-libéral Khalifa Sall.

Nous combattons la confusion entre le droit à être candidat et le blanchiment d’un condamné pour détournement de deniers publics par la Justice tout comme nous exigeons que le fait que Khalifa Sall doive rendre compte sur les « caisses d’avance » n’autorise pas de l’empêcher à être candidat sans oublier que tous les épinglés par les différents rapports dont certains sont ministres doivent aussi rendre compte à la Justice.

Continuer à frayer la voie à l’alternative antilibérale et patriotique contre l’alternance libérale




Deux alternances libérales PDS/APR/BBY et 40 ans de pouvoir social-libéral PS/AFP ont édifié le peuple que « changer les hommes au pouvoir, ce n’est pas changer la politique du pouvoir » et que finalement changer les hommes sans changer de politique condamnent au non-développement, à la pérennisation de la corruption, de la mal-gouvernance, des politiques libérales et du système néocolonial.

Ces expériences dans la douleur sont à l’origine d’un début de prise de conscience que « l’alternance » ne suffit pas et qu’il faut une alternative. Une partie de plus en plus importante de la jeunesse et du peuple est rentrée en rébellion contre la mal gouvernance libérale, c’est ce qui a produit les mouvements citoyens et politique comme Y en Marre, le M23, Pastef, France/APE/CFA/Auchan dégagent, et la mise en place pour les législatives de l’an dernier de la coalition Ndawi Askan Wi qui est donc un jalon de la jonction en cours entre la rébellion de la jeunesse éthique et techniquement experte dans la critique factuelle de la gestion patrimoniale libérale du pouvoir et la gauche saine en démarcation avec l’opportunisme vénal de ses chefs historiques. Cette expérience nouvelle est porteuse d’avenir.

Un certain engouement éthique se propage dans le pays et la diaspora pour l’alternative antilibérale, patriotique, panafricaniste et même anti-néocoloniale. « Moom Sa Reew », ce slogan historique lancé par le PAI et son Manifeste fondateur reprend progressivement le dessus sur les chimères de la « réussite » individuelle affairiste libérale dans un monde dominé par l’impérialisme prédateur et spoliateur. Même les commerçants subissent actuellement l’offensive des Firmes Monopolistes du secteur de la grande distribution qui se réorganisent en Europe et aux USA pour y développer la vente en ligne et délocalisent les grandes surfaces alliant vente en gros et au détail en Afrique. C’est le cas de Auchan et Carrefour.

Depuis la dévaluation du franc CFA en 1994 et en attendant la prochaine probablement vers 2020, les privatisations à un coût divisé par deux ont mis à la disposition des Firmes Monopolistes impérialistes tous les secteurs économiques de nos pays qui ne laissent à nos bourgeoisies locales au mieux que la place de sous-traitants exactement tout comme à l’époque colonial avec les « nègres sous-traitants » intermédiaires entre les paysans contraints à produire les cultures d’exportation au détriment des cultures vivrières.

Toutes les classes et couches sociales du pays sont confrontées aux effets dévastateurs de la servitude volontaire néocoloniale des libéraux et sociaux-libéraux qui gouvernent depuis 1960. Les bases politiques d’un large front patriotique pour l’alternative aux alternances libérales sont en train d’être réunies avec l’effondrement progressif des illusions idéologiques libérales et néocoloniales que le « développement est possible » avec la soi-disant « aide » des capitalismes-impérialistes étasuniens, européens, israéliens et japonais.

Toutes les classes et couches sociales commencent à toucher du doigt l’exigence de compter d’abord et avant tout sur ces propres forces et donc de la souveraineté nationale que la gauche historique a toujours combinée avec la souveraineté populaire. C’est là que gisent les bases sociales de l’alternative anti-libérale et patriotique contre le néocolonialisme prédateur qui féconde les milliardaires gestionnaires de l’appareil d’Etat et le pillage françafricain, eurafricain et usafricain.

Ecarter tous les candidats qui ont goûté aux délices de l’indignité vénale des pouvoirs libéraux successifs

Les candidats prétendants sont de plus en plus nombreux, la majorité d’entre-deux sont là pour faire diversion. Certains sont mêmes des agents doubles envoyés pour tenter de crédibiliser avec la multiplication des candidats le vol électoral que préparent l’actuel président libéral de l’APR/BBY.




En effet il faut écarter tous ceux et celles qui sont sortis des limbes de la prévarication après avoir baigné dans le marais nauséabond monnayé souvent en milliards de francs CFA des postes ministériels, de PCA, des nominations de sinécures, de conseillers, de secrétaires généraux, du foisonnement d’agences, des « transhumants » individuels et « partis transhumants-sédentaires » de la gauche historique selon l’expression pertinente d’un camarade de la LD Debout !? etc.

IL FAUT DONC DEJOUER LE PIEGE LIBERAL DES CANDIDATS DE LA VINGT CINQUIEME HEURE OU DES MEDECINS APRES LA MORT. SUIVEZ DONC MON REGARD CAR IL N’EN RESTE PLUS QU’UN QUI A LABOURE SON CHAMP PRESIDENTIEL POUR PORTER L’ESPOIR DE L’ALTERNATIVE AUX ALTERNANCES LIBERALES QUI FONT TANT DE MAL AU PAYS ET AU PEUPLE.

A bon entendeur salut.
DIAGNE Fodé Roland

8 août 2018

Résolution de Yoonu Askan Wi sur les élections de 2019

Se fondant sur les orientations et décisions arrêtées et mises en œuvre  depuis le 1er congrès de Yoonu Askan wi et régulièrement mises à jour par les différentes sessions du Conseil Général, -Actualisant et prolongeant les élaborations systématisées dans les documents présentés lors de la 13ème session du Conseil Général de Novembre 2017 dans la perspective du 2ème congrès, notamment : « Situation globale, contexte et nouveaux chantiers »,  « Parcours autocritique de Yoonu Askan Wi, dix ans après », actualisés par les documents de la 14ème session, notamment « Analyse résumée de la conjoncture et implications tactiques »,

-Considérant la volonté affichée et assumée du pouvoir de Macky Sall, en tant que représentant des intérêts de la bourgeoisie politico-bureaucratique et comprador, d’organiser, non pas des élections en bonne et due forme mais plutôt un chaos sans précédent destiné à paver la voie à un putsch électoral des plus cyniques, dans le but évident de s’octroyer une vraie fausse victoire dès le 1er tour, pour un hypothétique second mandat aux appétits encore plus aiguisés par l’odeur du pétrole et du gaz ainsi que par la peur de devoir rendre compte de sa gestion autocratique et prédatrice du pays,

-Considérant les luttes, les mouvements sociaux et de masse qui s’amplifient en milieu urbain comme rural, en cherchant leurs voies dans une situation générale d’incertitudes et de complexité,

-Considérant la faillite et la capitulation des partis classiques de gauche (PIT, LD, AJ, RTAS…) tout comme de « la social-démocratie » institutionnalisée (PS, AFP…) et leur embourbement dans les marécages de l’Etat- Parti APR- BBY, sans identité ni perspectives propres,

-Considérant l’opposition libérale milliardaire incarnée par les Karim Wade, Idrissa Seck et consorts, engagés, par delà ses divisions, dans la bataille tous azimuts pour la reconquête du paradis perdu, malgré sa perte de crédit et d’influence du fait des boulets de sa gestion désastreuse du pays jonchée d’actes multiples de gouvernance antidémocratique, de prédation, de malversation et autres crimes impunis,

-Considérant l’inopportunité et la non viabilité d’une candidature issue des rangs propres de Yoonu Askan Wi ou des parties prenantes du  projet de fusion en cours, ce au regard des particularités et vicissitudes de  nos trajectoires respectives ainsi que de nos limites organisationnelles actuelles,

-Considérant la relève montante patriotique, anti-impérialiste, antilibérale et panafricaniste, incarnée par des organisations et leaders comme le FRAPP, PASTEF, Ousmane SONKO, entre autres, bénéficiant d’un écho favorable auprès de l’opinion, des jeunes en particulier, et ayant fait la preuve de sa détermination à défendre courageusement les intérêts du peuple et de la nation,

 

-Considérant d’une part, la multiplicité de candidatures souvent de diversion ou de positionnement individuel, d’autre part l’opportunité présente de réussir  le passage de témoin arrivé à maturité entre générations encore debout de la gauche historique révolutionnaire et relève militante montante apte à assurer l’indispensable renouvellement de la politique dans le discours comme dans les actes, loin de toute attente d’un messie ou d’un quelconque homme providentiel surgissant de la cuisse de Jupiter pour régler les problèmes du Sénégal à la place du peuple sénégalais mobilisé et prenant son destin en mains dans l’optique de l’autonomie populaire,

 

-Considérant les vrais enjeux et défis, pour aujourd’hui et demain, qui ont noms rupture  avec le système présidentialiste des alternances dans la continuité néocoloniale, alternative populaire pour  l’indépendance nationale effective, la souveraineté du peuple sur les ressources et destinées de notre pays et de notre continent, développement endogène au service des larges masses des villes et des campagnes,

-Considérant l’exigence de lisibilité et de cohérence de notre conduite politique et électorale en rapport notamment avec notre participation aux législatives de juillet 2017 dans le cadre de la Coalition Ndawi Askan Wi, l’évaluation critique, les perspectives et les leçons qui en ont été tirées dans ses aspects positifs comme négatifs,

Le Secrétariat Permanent de Yoonu Askan Wi, conformément aux orientations et mesures dégagées par le Conseil Général réuni les 1er et 2 septembre 2018 à Dakar, a reçu mandat de ladite instance pour finaliser, publier et mettre en œuvre les décisions ci-après :

1) contribuer au maintien et au renforcement du Front de Résistance Nationale  en tant que cadre d’unité d’actions pour les batailles nécessaires à mener sur le champ démocratique et social, la défense des libertés publiques et la transparence des élections, y compris la surveillance du scrutin, tout en veillant à affirmer en même temps et progressivement, dans la lutte et le corps à corps, la visibilité et l’identité du projet alternatif ainsi que des hommes et des femmes qui l’incarnent,

2) œuvrer avec lucidité et maturité au rassemblement patriotique pour l’alternative de rupture, la souveraineté, la refondation de l’Etat et de la société, rassemblement autour de la volonté de matérialisation effective des Conclusions des Assises nationales et Recommandations de la CNRI, révisées et actualisées dans le sens indiqué par le document :  «Axes programmatiques pour une alternative de rupture citoyenne et souveraine », systématisé par le Noyau RND-T TEMM-YAW + LDD et TEKKI, soumis à l’Initiative Politique et Citoyenne FIPPU et  co-validé par l’initiative ‘’Mobilisation pour une Alternative Souveraine- Senegaal bu Moom Boppam dëgg’’  (MAS), tout en prêtant attention aux hésitations et à  l’instabilité caractéristiques de la petite bourgeoisie intellectuelle qui prédomine dans les rangs de l’opposition patriotique sénégalaise,

3) sensibiliser les partenaires potentiels sur le souci de limiter les candidatures crédibles à deux ou trois pôles, ne serait-ce que pour des raisons de faisabilité et de viabilité liées au parrainage piégé version Macky Sall,

4) engager tout le parti, du sommet à la base et en concertation étroite avec les partenaires parties prenantes du projet de fusion pour, de préférence, constituer une  équipe de coalition soudée autour de la   candidature de Ousmane Sonko, fondée sur des convergences claires, ou à défaut pour appeler, sur des bases autonomes et indépendantes préservant sa liberté d’appréciation et de critique,  à voter Sonko pour autant qu’il garde fondamentalement le cap du combat pour l’alternative populaire anti-néocoloniale,  anti-impérialiste et antilibérale,

5) s’organiser en conséquence en vue d’engager, malgré le caractère scélérat, antidémocratique et de pur calcul électoraliste de la révision opérée par Macky Sall,   la bataille pour le parrainage du candidat SONKO, en prenant en charge au passage les réglages politiques et dispositions pratiques nécessaires,

6) se mobiliser et appeler tout le peuple à se mobiliser dans l’optique de lutte suivante: ou la mobilisation populaire et citoyenne impose l’organisation d’élections régulières et transparentes, ou la confiscation autocratique du suffrage universel par le pouvoir de Macky Sall installe la crise, stimule inexorablement la révolte populaire et citoyenne en vue du renversement de la dictature, frayant la voie, dans un bloc soudé avant, pendant et après les élections, à l’alternative de rupture pour la refondation de l’Etat et de la société,

7) œuvrer avec détermination et persévérance  pour que le camp des patriotes véritables impose un second tour déterminant à la présidentielle de 2019, parvienne à conquérir  une présence significative dans les communes et au parlement et donnes le signal d’un nouveau départ du combat pour la libération nationale et l’émancipation sociale effectives, afin de peser de façon décisive sur les choix du pays en 2019 et au delà de l’horizon 2019.

 

Fait à Dakar le 15 septembre 2018

                                                                

Pour le Conseil Général :

    Le Secrétariat Permanent

Il faut arrêter l’ethnicisme politique de Macky Sall

Nous savons par Wikileaks que le 03 décembre 2008, le conseiller politique et PolOff de l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal ont rencontré le président, à l’époque, récemment déchu de l’Assemblée nationale, Macky Sall. Le câble de l’ambassade yankee conclut ceci :

« 12. (C) Enfin, la base ethnique de soutien à Sall, qui compte sur le soutien des Alpular et des Serer en raison de sa filiation et de celle de sa femme, pourrait constituer un signe inquiétant. En combinaison avec la gestion ethnique des circonscriptions électorales par Wade et son influence dans le processus politique, cela pourrait être le début d’un rôle plus actif de l’ethnicité dans la vie politique sénégalaise. En outre, Sall compte sur le soutien du groupe religieux des Mourides, comme Wade l’a fait. Cette implication manifeste des chefs religieux et la manipulation de l’identité religieuse à des fins politiques pourraient potentiellement représenter une érosion de la tradition de tolérance du Sénégal. Fin du commentaire. BERNICAT ». La pratique politique du président Macky Sall de 2012 à nos jours n’a fait que confirmer la place de plus en plus importante au Sénégal de l’ethnisme politique. Le premier et principal responsable est : l’homme de l’impérialisme – particulièrement de l’impérialisme français – au Sénégal. S’il y a des dérives à condamner, à arrêter, ce sont les dérives ethnistes sérieuses et graves du président de la république.





Rwandisation ou ivoirisation du Sénégal ?

 

Que le président de la république du Sénégal soit d’une ethnie est tout à fait normal.

Qu’il n’arrête pas de montrer ses penchants pour celle-ci, la constitution le lui interdit.

Qu’il persiste dans ce sens anticonstitutionnel dans notre Sénégal où coexistent plusieurs ethnies relève d’une tentative de manipulation aussi irresponsable qu’inacceptable. C’est une dangereuse provocation. Et les patriotes de toutes les ethnies doivent le condamner énergiquement. En faisant ouvertement allusion à son appartenance ethnique, et régulièrement, le président de la république rame à contre courant de l’interdiction constitutionnelle et progressiste de l’ethnicisme politique.

Toute l’Afrique avec ses Etats multinationaux est un potentiel Rwanda ou une potentielle Côte d’Ivoire minée par le concept de « l’ivoirité ».

Le président de la république lors de son audience avec les membres de l’APR de Matam a déclaré : « Si ma réélection ne dépendait que du département de Matam, je n’aurais même pas à battre campagne. Vous êtes un exemple dans le parti et je sais que, avec votre unité, vous pouvez gagner vos communes à 100%. Ce sont des zones comme Dakar qu’il faudra renforce ». Et la presse d’ajouter que le président de la république pense gagner à« 90% » à Fatick. Sur quoi compte le président pour annoncer que le 24 février prochain, date de l’élection présidentielle, que tous les sénégalais de Matam qui iront voter ce jour, voteront pour lui ? Mais surtout, le président en dit au sénégalais de Matam qu’ils doivent voter pour lui car il est de la même ethnie qu’eux. Il dit aussi à la délégation de 300 membres en provenance de Matam qu’il a rencontré : quand vous rentrerez à Matam, faîtes campagne pour moi en jouant sur la fibre ethnique.

En diffusant sur les réseaux sociaux une photo du couple présidentiel avec le khalife général des tidianes recevant une valise de l’épouse du président, l’objectif de manipulation confrérique est flagrant.

 

Re-mondialisation capitaliste : ethnisme politique ou anti-impérialisme ?

 

Le Sénégal va mal. Très mal même.

300.000 nouveaux demandeurs d’emploi chaque année auxquels le président de la république et son gouvernement n’offrent même pas 30.000 emplois. Taux de préscolarisation de 17,5%. Taux d’échecs au baccalauréat supérieur à 60%. Au 29 juin 2018, 3 millions 203 mille 977 Sénégalais risquaient la crise alimentaire et nutritionnelle. 64% des PME meurent avant d’avoir trois ans. 54% de taux d’analphabétisme…

Cette situation est le résultat des politiques de recolonisation qui passent par les diktats du Fmi et de la Banque mondiale, le franc CFA néocolonial, l’accaparement des ressources (pétrole, zircon, ressources halieutiques…), le retour des comptoirs commerciaux coloniaux (Auchan, Leclerc…), la marginalisation du patronat sénégalais, la cannibalisation des commerçants sénégalais, la signature de l’APE…

Quand un président, homme de main de l’impérialisme, veut être réélu alors qu’avec ses politiques anti-nationales il ne fait qu’opprimer son peuple, ses options ne sont pas nombreuses. Soit il vole les élections (empêcher des adversaires de participer à l’élection en les emprisonnant, en les passant au filtre du parrainage, en retenant les cartes d’électeurs…). Soit il fait dans la manipulation des sentiments religieux, confrériques et ethniques. Soit (en réalité c’est ce qui se passe) il combine les deux.

L’utilisation des sentiments religieux et ethniques est une arme que tous les oppresseurs utilisent pour diviser les peuples et les travailleurs afin de mieux les opprimer. L’impérialisme et ses valets usent beaucoup de ces manipulations.

 

Les démocrates et anti impérialistes de toutes les ethnies et confréries religieuses du Sénégal doivent condamner fermement les dérives du président-candidat. L’ennemi ce n’est pas le Peulh, le Bassari ou le Wolof mais les politiques de pillage du Sénégal par l’alliance de la bourgeoisie bureaucratique actuellement au pouvoir et de l’impérialisme. Le mal du Sénégal ce n’est ni le tidiane, ni le mouride ni l’animiste mais les politiques de recolonisations qui déroulent le tapis rouge à Orange, Auchan, Africom, les bases militaires étrangères, Necotrans, Bolloré…

Il est de la responsabilité des démocrates et progressistes sénégalais d’expliquer cela au peuple afin d’édifier un rapport de force qui permet de chasser les apprentis sorciers qui invoquent des puissances inflammables qui met en danger le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest.

Ce n’est pas l’ethnisme mais la libération nationale qui nous sortira du drame de la re-mondialisation capitaliste que vivent tragiquement les peuples et travailleurs opprimés.

Dakar, le 09 septembre 2018

BILLETS DE GUY MARIUS SAGNA

1) Certains sénégalais ne connaissent pas leur pays. D’autres sénégalais le connaissent parfaitement mais préférent ignorer certaines réalités.

En zone rurale, même en zone urbaine, il arrive souvent qu’on entende dire :

-ceux de telles ethnies sont ainsi

-celles de telles ethnies sont ainsi

Et ce n’est pas toujours beau à entendre.

Dans un pays comme celui-là, où le processus endogène de nationalisation a été interrompu par des interventions exogènes, on ne joue pas avec les ethnies, ni avec les religions et confréries d’ailleurs.

Un journaliste me racontait aujourd’hui qu’un militant bien connu de l’APR avait dénoncé une « halpularisation de l’APR ». Qu’est-ce que cela traduit ? Ce qui est sûr c’est que jamais il n’avait été aussi question au Sénégal, dans les débats, de la question ethnique.

Mon point de vue est : aucune ethnie n’est en cause.

Ce qui est en cause ce sont des femmes et hommes politiques, des « kilifa aada »…qui instrumentalisent ethnie, religion, confrérie… à des fins politiciennes.

Or ces matières sont inflammables.

C’est pourquoi tous les démocrates doivent faire face à ces politiciens.

Or, le Sénégal n’a rien de plus que le Rwanda ou la Côte d’Ivoire. Mais les Sénégalais peuvent apprendre de ces deux pays pour s’éviter ce qu’ils ont vécu comme drame du fait de ces manipulations.

2) Le président Macky Sall a reçu une délégation de ANDS/ Burabe. Il s’agit de l’organisation politique du maire de Sindian. Celui-ci était dans la coalition Ndawi Askan Wi qui, avec près de 40.000 sénégalais, a amené Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.

Quand le président a reçu cette délégation, il a dit plusieurs choses dont deux que les citoyens doivent retenir .

1- ce qui m’a le plus fait mal quand tu m’as quitté c’est ton compagnonage avec Ousmane Sonko. Comment as-tu pu t’allier avec le plus virulent et radical de mes opposants ?

2-les « lak kat » doivent faire bloc autour de moi car les wolofs ne veulent pas de moi.

Quand un président appauvrit son peuple car il a fait l’option de vendre son pays à l’impérialisme, maintenant de ce fait ce pays dans le sous-développement, s’il veut être réélu, il ne lui reste pas grande chose.

-soit il vole les élections

-soit il fait dans la manipulation des sentiments religieux et ethniques

-soit il fait les deux à la fois

Le président Macky Sall est prêt à tout pour se faire réélire. Même à jeter Wolof contre Pulaar, Sérère contre Diola. S’amuser avec cette matière inflammable qu’est l’appartenance religieuse et ethnique des Sénégalais juste pour ne pas avoir à rendre compte au peuple sénégalais !?

Nous devons faire face.

Macky maquille. Préparons le maquis.

Continuité libérale aggravée par les libéraux A. Wade et Macky Sall

Marabouts et Politique au Sénégal,

une étape sérieuse et grave vient d’être franchie!

par DIAGNE Fodé Roland

 

L’information est sérieuse et grave: « le Khalife de Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride, Serigne Saliou Mbacké, tête de liste du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) dans la Communauté rurale de Touba-Mosquée » (Sud Quotidien du 13/03/02). Puis le Khalife annonce son retrait en désignant son remplaçant sur la dite liste. L’effet est atteint, c’est à l’occasion des élections locales, municipales et rurales la nouvelle version du ndiguël.





Marabouts, colonialisme et lutte du peuple pour l’indépendance

 

L’histoire retient que l’implication directe ou indirecte des Marabouts dans les luttes politiques remonte à la période coloniale. Le point 3 du programme du RTA-S intitulé « caractéristiques de la société sénégalaise » explique: « La colonisation a engendré une bourgeoisie nationale marchande et usuraire intermédiaire entre les monopoles impérialistes et les paysans. Elle a donné naissance aussi à une couche d’intellectuels formés par l’école coloniale dont la vocation était d’être les commis subalternes de l’administration coloniale. De ces deux couches sociales sont issues les deux fractions actuelles de la bourgeoisie nationale: la bourgeoisie compradore d’Etat et la bourgeoisie compradore privée. Au contraire du mensonge de la « mission civilisatrice du colonialisme », les classes sociales oppressives pré-coloniales, les notabilités traditionnelles ont été soumises puis intégrées au système colonial par l’administration coloniale qui a su aménager aux confréries religieuses une place spirituelle et une fonction économique, dans le cadre de la propriété foncière coloniale, pour l’expansion des cultures de rentes (arachide) ». C’est cela qui est à la base du long bail des élites bourgeoises et petites bourgeoises avec les guides religieux au Sénégal. Tous, Blaise Diagne, Galandou Diouf, Lamine Guèye, L. S. Senghor, A. Diouf et A. Wade, ont puisé dans ce vivier d’influence politique. L’administration coloniale a eu historiquement d’abord une attitude de méfiance vis à vis des chefs religieux, tout particulièrement vis à vis de Serigne Touba. Mais elle a très vite perçu l’intérêt qu’il y avait à en faire un allié pour faire du Sénégal sa colonie de l’arachide en asservissant ainsi les paysans. La définition donnée par le programme du RTA-S du système colonial est : « 1. L’annexion économique par la puissance colonisatrice s’est caractérisée dès le départ par la destruction de l’économie pré-coloniale d’autosubsistance et l’introduction de l’économie agricole de rente. L’économie coloniale de traite a détruit l’équilibre interne du territoire de chaque nationalité pour faire du bassin arachidier et de Dakar le centre économique de la colonie et le lien du pays avec le marché métropolitain. Cet héritage colonial est un des fondements oppressifs du régime semi-colonial. 2. L’économie monétaire de rente a été introduite sans transformation des instruments et modes de production pré-coloniaux. Les rapports coloniaux d’exploitation ont engendré la monétarisation des rapports sociaux sans changement fondamental des structures, des outils et des modes de travail dans nos pays. L’économie coloniale a été un façonnement de l’économie africaine en fonction des besoins en matières premières agricoles et minières de la métropole. La colonie est ainsi un appendice économique intégré à l’économie métropolitaine et à l’économie capitaliste mondiale pour leur fournir les matières premières indispensables. C’est aussi un marché pour les produits manufacturés de la métropole. L’impérialisme soumet l’économie coloniale à ses propres intérêts prédateurs. La métropole colonisatrice est par rapport à la colonie un parasite qui suce les richesses naturelles et surexploite la force  de travail des populations opprimées ». L’alliance politique entre les chefs religieux, l’élite politique et l’administration coloniale ou l’Etat semi-colonial a donc un fondement économique et social historique qui est à la base du fait que les Marabouts sont intervenus contre les partisans de l’indépendance dans la période 1945 et 1960 au profit de Senghor, lequel avait utilisé la formule incroyablement anti-nationale « d’indépendance immédiate mais pas immédiatement ». Et une fois l’indépendance obtenue, la conjonction entre les intérêts de la couche maraboutique et la bourgeoisie compradore d’Etat et privée s’est poursuivie à travers les Ndiguëls. La rupture semble s’être opérée lors des élections de 1988. Le Ndiguël a butté sur la détermination du peuple, surtout dans les villes, à en finir avec le régime prédateur PS d’A. Diouf. Mais la trahison du parti libéral de A. Wade conduisit à la mise en place du « gouvernement de consensus national autour du président A. Diouf ». C’était un signe précurseur de la crise de régime qui va entraîner la chute électorale du PS et de A. Diouf en 2000. L’autre manifestation majeure de cette crise du régime Dioufiste sera le départ auparavant précipité des « vrais-faux repentis PS », Djibo Kâ (URD), puis Moustapha Niasse (AFP). A la base le pouvoir aux abois a été miné par les conséquences économiques, sociales et politiques des plans d’ajustement structurel successifs et de la dévaluation, plans ultra-libéraux que continuent d’appliquer les gouvernements libéraux de l’alternance affublés de la gauche historique petite bourgeoise.

 

Séparation de la religion et de l’Etat ou Etat théocratique confrérique?

 

« La candidature de seize personnalités (…) présentée par Serigne Saliou Mbacké (…) n’en obéit pas moins à une certaine orthodoxie mouride puisqu’une partie de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba envers ses semblables est la défense de la paysannerie » (Moussa Paye dans Sud Quotidien du 13 mars 02). Drôle de « défense des paysans » qui consiste à être candidat sur la liste du parti dont le gouvernement a fait baisser les prix aux producteurs paysans conformément au diktat du FMI et de la Banque Mondiale. Moussa Paye qualifie même l’ingérence directe dans la vie politique des chefs religieux « d’aubaine du PDS qui abrite cette société civile inattendue ». Plus grave, Il incite les chefs religieux « à l’émulation pour que les confréries religieuses participent à la gestion de la communauté selon les valeurs dominantes qu’elles véhiculent » (idem). Selon ce thuriféraire de l’islamisme politique « nul danger ne peut en naître pour la cohésion du Sénégal ». Pas si sûr de lui, il propose comme par « précaution » la mise en place « d’un conseil supérieur islamique » (idem). Sentant confusément le nœud de contradictions inextricables dans lequel il s’englue, Moussa Paye suggère que « la sauvegarde du pays tient aussi des relations paisibles que les confréries religieuses doivent entretenir non seulement entre elles mais aussi avec le pouvoir temporel. Cette incursion du religieux dans son domaine n’offense aucune autre confrérie ». Le fond de la pensée réactionnaire et dangereuse de ce partisan à peine déguisé de l’Etat théocratique confrérique est ainsi dévoilé: « l’évolution de nos sociétés est plus tributaire de l’Islam que des apports et contraintes extérieurs », car voyez-vous «  bien au contraire, une foi de construction nationale ne peut prospérer qu’avec les valeurs du terroir qui unissent Touba à tous les autres centres religieux » (idem).  Moussa Paye est en parfaite harmonie avec l’appréciation suivante d’Ibar der Thiam telle que résumée par Malick Rokhy Ba: « la singularité de l’Etat sénégalais réside tout simplement dans le fait d’avoir adopté le concept de laïcité sans l’évaluer par rapport à son histoire et à sa culture » (idem). Objectivement, il y a au sein d’une partie de l’intelligentsia sénégalaise une dérive islamiste dangereuse qui conduit tout droit le pays vers un conflit ou une guerre civile religieuse confrérique. En effet, « l’émulation confrérique » sur le terrain politique dont il est question ne peut aboutir qu’à une terrible tragédie nationale. Déjà on peut observer que dans l’immigration sénégalaise en France, les « dahiras » mourides sont de plus en plus concurrencés par les « dahiras » tidjanes. A. Wade a personnellement une très grave responsabilité dans cette dérive vers l’islamisme politique. A. Wade est une incarnation présidentielle de « Moor Ndaje » (celui qui se mêle de tout sans aucun égard pour l’avenir) de la chanson de notre « You national ». En effet, que le Président de la République ait une religion et appartienne à une confrérie, c’est une affaire strictement personnelle et privée. Que ce dernier utilise l’Etat dans tous ses démembrements (Exécutif, Législatif, etc) et les médias d’Etat pour propager publiquement son penchant religieux et confrérique lui est strictement interdit. La constitution en fait foi. Agir autrement dans un pays où coexistent toutes les religions et de multiples confréries est irresponsable et relève d’une provocation que tous les patriotes religieux ou pas doivent condamner fermement. Le délire de certains prétendus intellectuels sur une soi-disant « société Africaine inapte à la science sociale » reflète tout simplement la propagande historique du colonialisme, des esclavagistes et de leurs émules africains mentalement colonisés tendant à maintenir l’Afrique et ses peuples dans les « marécages de l’histoire » selon la formule du conseiller du département d’Etat américain Francis Fukuyama. Il est théoriquement et pratiquement faux et dangereux de présenter l’ethnicisme ou l’islamisme comme le propre des sociétés africaines. L’Islam tout comme le christianisme ont été exportés en Afrique par le feu, le sang et la domination culturelle et religieuse. Cela n’est absolument pas à confondre avec l’imprescriptible droit à la croyance et au culte privé et personnel de chaque africain. L’interdiction constitutionnelle des partis religieux ou ethniques est un refus progressiste et légitime de l’islamisme et de l’ethnicisme politique. De même, le droit à la non croyance, à l’athéisme et au polythéisme doit être absolument respecté. Le Sénégal est composé de populations, de nationalités et d’individus qui ont le libre droit dans le respect de chacun à avoir une religion, une confrérie ou à ne pas en avoir du tout. Le critère d’appartenance au Sénégal ou à l’Afrique ne peut reposer sur le fait ethniciste ou religieux. Faire cela, c’est agir contre le Sénégal et les sénégalais, contre l’Afrique et les africains.

 

Remondialisation du capitalisme, Djihad, Ethnicisme ou Libération Nationale?

 

Le ciel ne cesse de s’assombrir sur le Sénégal et sur l’Afrique. Les catastrophes ne sont pas seulement la mortalité infantile, le sida, la pauvreté, la misère et la faim, etc. Tous ces fléaux découlent de l’asservissement impérialiste avec la complicité des gouvernements dictatoriaux civils ou militaires. Tous ces malheurs qui s’abattent sur le continent noir résultent de la recolonisation en cours à travers les plans d’ajustement structurel, le maintien de la zone coloniale cfa et la dévaluation du franc cfa, la privatisation-bradage des entreprises stratégiques et le système inique de la dette usurière. Tous ces maux sont aussi utilisés par l’impérialisme pour conduire les peuples et les pays africains à l’abattoir des guerres civiles religieuses ou ethnicistes. L’alternance a exprimé la volonté du peuple sénégalais d’en finir avec un régime PS repéré par tous comme responsable des souffrances colossales du peuple. Mais l’alternance a substitué au pouvoir de la social-démocratie un pouvoir libéral tout aussi incapable de s’attaquer à la racine du mal qui ronge le Sénégal et l’Afrique: la domination impérialiste. La social-démocratie hier et les libéraux aujourd’hui n’ont pas de solutions aux maux du peuple. Ils appliquent les mêmes recettes dictées par les bailleurs de fonds et qui conduisent aux résultats catastrophiques qui sévissent partout en Afrique.

La défaite temporaire de l’URSS, du socialisme réel a été utilisé par l’impérialisme pour accréditer l’idée selon laquelle il n’y a pas et ne peut y avoir d’alternative au capitalisme et à l’oppression impérialiste des peuples. Pire, certains politiciens de la gauche historique se sont même mis à théoriser la terrible illusion du « développement dans la soumission à l’impérialisme devenu incontournable ». Et l’on a assisté à ce spectacle incroyable: ceux qui historiquement se sont réclamés de la gauche se sont mis à chercher l’inexistante « troisième voie » dans le cadre de la domination impérialiste. Leur recherche les a conduit d’abord à la remorque de la social-démocratie et des libéraux, puis dans les bureaux feutrés qui leur ont été offerts gracieusement en postes et portefeuilles gouvernementaux.

Pendant ce temps, profitant de la crise économique et sociale, les forces obscures pré-coloniales alliées au pouvoir semi-colonial et aux maîtres impérialistes « travaillent » la société dans le sens de la réaction pure et totale. La vague toujours plus amplifiée des compromissions et la capitulation de la gauche conduisent tout droit le pays vers un Rwanda, une Mauritanie de 89, une Côte d’Ivoire de « l’ivoirité » ou une Algérie menacée par l’islamisme politique. C’est cela les « marécages de l’histoire ».

Il faut recommencer la lutte, il faut reprendre le flambeau pour stopper la re-mondialisation du capitalisme arrogant et criminel. C’est cela le projet du RTA-S pour le Sénégal et l’Afrique.



L’Afrique n’est pas un continent a-historique !

 

Dans le Soleil du 07 septembre 2004, PAYE Moussa revient sur notre texte paru le 27 mars 2002 intitulé « Marabouts et politique au Sénégal, une étape sérieuse et grave vient d’être franchie » ! Il s’agissait alors de réagir à l’annonce de la vraie fausse ( !?) candidature du « khalife de Serigne Touba … Serigne Saliou Mbacké, tête de liste du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) dans la communauté rurale de Touba-Mosquée » (Sud Quotidien du 13/02/02).

En effet dans l’article de Sud Quotidien du 13 février 2002, Moussa Paye affirmait que « la candidature (…) présentée par Serigne Saliou Mbacké (…) n’en obéit pas moins à une certaine orthodoxie mouride puisqu’une partie de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba envers ses semblables est la défense de la paysannerie ». Ce postulat lui permettait de qualifier cette ingérence directe dans la vie politique du religieux « d’aubaine du PDS qui abrite cette société civile inattendue » et d’inviter « à l’émulation pour que les confréries religieuses participent à la gestion de la communauté selon les valeurs dominantes qu’elles véhiculent » (idem, 13 février 02).

Moussa Paye ajoutait péremptoirement que « nul danger ne peut en naître pour la cohésion du Sénégal » avant de se rassurer lui même en suggérant que « la sauvegarde du pays tient aussi des relations paisibles que les confréries religieuses doivent entretenir non seulement entre elles mais aussi avec le pouvoir temporel. Cette incursion du religieux dans son domaine n’offense aucune autre confrérie »(Idem, 13 février 2002).

Moussa Paye finissait par annoncer ainsi son adhésion à peine déguisée à l’Etat théocratique : « l’évolution de nos sociétés est plus tributaire de l’islam que des apports et contraintes extérieurs », car voyez vous « bien au contraire, une foi de construction nationale ne peut prospérer qu’avec les valeurs du terroir qui unissent Touba à tous les autres centres religieux » (idem, 13 février 2002).

En taillant à la religion, voire à une confrérie une place structurante de notre société, certains intellectuels, parfois inconsciemment, ne font que répéter les grilles de lecture idéologiques dominantes des tenants impérialistes de la reprise actuelle de la mondialisation capitaliste.

 

Confusion entre luttes d’expansion religieuse, résistances à la pénétration coloniale

et soumission à la colonisation !





La nouvelle contribution de Moussa Paye en date du 7 septembre 2004 est caractérisée fondamentalement par une approche confuse, culturaliste et antiscientifique de l’histoire sociale et nationale. C’est ainsi qu’il s’évertue à décrire la place et le rôle des chefs et hommes d’Etats religieux dans les luttes politiques des royaumes, Etats pré-coloniaux. Ce rappel est fait à dessein pour nous reprocher la datation de « l’implication directe et indirecte des marabouts dans les luttes politiques du Sénégal à la période coloniale ». La confusion est ici totale, car la question posée est celle des dangers de division et de conflits religieux, confrériques et ethniques qui planent aujourd’hui sur l’Afrique en général et le Sénégal en particulier. Il s’agissait pour nous d’analyser et de donner du sens à la gravité des actes politiques électoralistes irresponsables de l’actuelle bourgeoisie libérale au pouvoir, flanquée de ses laquais de la gauche historique.

Moussa Paye n’a tout simplement pas remarqué qu’il s’agissait dans le texte « Marabouts et politique, une nouvelle étape vient d’être franchie » du 27 mars 2002 d’une dénonciation claire et nette de la politique d’instrumentalisation partisane de la religion et de la confrérie mouride par le président A. Wade lui même. Nous disions : « A. wade a personnellement une très grave responsabilité dans cette dérive de l’islamisme politique. (…) En effet, que le Président ait une religion et appartienne à une confrérie, c’est une affaire strictement personnelle et privée. Que ce dernier utilise l’Etat dans tous ses démembrements (Exécutif, Législatif, etc.) et les médias d’état pour propager publiquement son penchant religieux et confrérique lui est strictement interdit. La constitution en fait foi. Agir autrement dans un pays où coexistent toutes les religions et de multiples confréries est irresponsable et relève d’une provocation que tous les patriotes religieux ou pas doivent condamner fermement » (Le Soleil du 27 mars 2002).

Moussa Paye peut-il nier que l’utilisation des marabouts comme « grands électeurs », en les confinant dans leur rôle de « chefs spirituels » par le système « électoral » colonial, a perduré jusqu’à l’expulsion du pouvoir social libéral de A. Diouf par le peuple ? Moussa Paye peut-il nier qu’A. Wade rompt en pratique cette instrumentalisation politique tendancieuse, mais « équilibrée » des marabouts en les jetant littéralement, et de la pire des manières, dans l’arène politique ? Moussa Paye n’élude t-il pas le retour en force des « nègres traitants » de l’ère coloniale, suite aux plans d’ajustement structurel du FMI et de la BM déjà sous le règne du PS, notamment suite à la liquidation dès 1986 des protections tarifaires et douaniers de la fragile industrie du pays ? Moussa Paye ne ferme t-il pas les yeux sur le sens politique véritable de l’attribution d’une partie des terres du Ranch de Doly à Serigne Saliou et une autre à l’impérialiste Mimran par A. Wade ? Moussa Paye ne voit-il pas les germes de la division religieuse, confrérique et ethnique miner notre équipe nationale depuis la dernière coupe du monde ?

En fait n’en déplaise à Moussa Paye, comme l’analyse le programme du RTA-S, la réalité est qu’une fois la résistance à la pénétration coloniale défaite, « les classes sociales oppressives pré-coloniales, les notabilités traditionnelles ont été soumises puis intégrées au système colonial par l’administration coloniale qui a su aménager aux confréries religieuses une place spirituelle et une fonction économique, dans le cadre de la propriété foncière coloniale, pour l’expansion des cultures de rentes (arachide) ».

 

De la lutte des classes au « choc des civilisations » !

 

« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire des luttes de classes » ont enseigné K. Marx et F. Engels. Toutes les luttes, tous les progrès et toutes les révolutions au cours des 19éme et 20éme siècles ont été engrangés grâce à ce paradigme fondamental moteur de l’évolution des sociétés humaines. A la faveur de la défaite de la première expérience d’édification d’une société débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme, l’URSS et le camp socialiste, l’impérialisme tente de lui substituer un paradigme idéaliste, métaphysique et réactionnaire.

C’est ce que le théoricien idéologue Huntington dénomme « choc des civilisations » : « Le temps est venu pour l’occident, dit-il, d’abandonner l’illusion de l’universalité et de promouvoir la force, la cohérence et la vitalité de sa civilisation dans un monde de civilisations ». Pour Huntington c’est la religion qui distingue intrinsèquement les différentes civilisations. L’incompatibilité, entre religions dont certaines sont perçues comme a-historiques et homogènes, devient ainsi la seule et véritable « contradiction principale » surdéterminant tout le reste.

A l’approche culturaliste, née des révolutions bourgeoises des 18éme et 19éme siècles de « l’universalisme » occidentale s’imposant au reste du monde sous la forme du colonialisme, Huntington substitue l’approche culturaliste d’un « the west unique, not universal » (la civilisation occidental est unique et non universelle ).

Cette grille de lecture culturaliste présente les rapports entre Etats, pays, nations, mais aussi les rapports à l’intérieur de chacune de ces entités comme un affrontement inévitable, permanent et incontournable entre les « civilisations » réduites aux religions.

Cette théorie culturaliste raciste conduit au conflit ou à la cohabitation-soumission (« communautarisme »), voire à l’alliance avec les régimes théocratiques et intégristes dans la mesure où les « cultures ou civilisations » sont « immuables et éternelles ». C’est ainsi que l’impérialisme hégémonique états-unien se soumet les théocraties islamistes, les féodaux, les émirs milliardaires Saoudiens, des Emirats Arabes, etc. pour autant qu’ils fournissent le pétrole aux conditions des multinationales, et paupérisent leurs travailleurs et leurs peuples. C’est ainsi que Ben Laden et tout le réseau « El Quaïda » sont des fabrications de la CIA à l’époque de la subversion impérialiste contre « l’empire du mal soviétique ». Rappelons que les « moujahidines » islamistes ont été recrutés et formés par milliers par les agences de subversion impérialistes, comme troupes de choc dans la lutte contre l’URSS et le camp socialiste. Ces mêmes forces fascistes rétrogrades servent aujourd’hui aux projets impérialistes de désintégration des Etats Nations et Multinationaux.

En fait « le choc des civilisations » est aux guerres de reconquêtes coloniales états-uniennes d’aujourd’hui ce qu’a été la « mission civilisatrice » aux conquêtes coloniales de la fin du 19éme siècle.

C’est ce que précise Huntington dans son ouvrage « Troisième vague » en 1991 : « Les Etats-Unis sont le premier pays démocratique du monde moderne et leur identité nationale est inséparable de leur défense des valeurs libérales et démocratiques » (p. 28). Le postulat émis pour justifier les politiques hégémoniques de l’impérialisme yankee est que « seule la culture occidentale fournit une base suffisante au développement d’institutions démocratiques et que, par conséquent, la démocratie est, dans l’ensemble, inadaptée au fonctionnement des sociétés non occidentales »( idem p.298).

C’est ce piège idéologique que reprend en écho Moussa Paye quand il susurre qu’« avec l’irruption de la religion dans la lutte des peuples : la théologie de la libération en Amérique Latine puis l’intégrisme musulman comme élément majeur de contestation de l’hégémonie américaine, son assertion me semble vaine » (Le Soleil du 7 septembre 04).

En effet, d’abord la « théologie de la libération en Amérique Latine » n’est pas aussi progressiste que l’insinue sans aucune distinction Moussa Paye. En Amérique Latine les tenants de la théologie de la libération sont venus appuyer les luttes sociales, ouvrières, paysannes et populaires contre les dictatures bourgeoises de droite inféodées à l’impérialisme états-unien. Mais il faut le dire, certains théologiens de la libération étaient manipulés par les impérialistes et la hiérarchie papale à son service: « Avant 1965, écrit Huntington, l’Eglise catholique s’accommodait généralement des régimes autoritaires et les légitimait même fréquemment. Après 1965, l’Eglise se trouva presque invariablement en conflit avec les régimes autoritaires ; et, dans certains pays tels que le Brésil, le Chili, les Philippines, la Pologne et les pays d’Amérique centrale, elle joua un rôle crucial dans les efforts entrepris pour changer le régime » (Troisième vague, p.76) .

Si Moussa Paye n’a toujours pas compris, Huntington ajoute : « le pape jean XXIII en fut l’auteur …Vatican II mit l’accent sur le besoin et la légitimité du changement social, sur l’importance de l’action collégiale des évêques, des prêtres et des laïcs, sur le dévouement à la cause des pauvres, …sur les droits des individus… des communautés de base formées de prêtres et de laïcs se répandirent …partisans d’un type de démocratie sociale à la fois anti-impérialiste et anticommuniste…, on assista à ‘une politisation des militants de base de l’église’ » (idem, Troisième vague, p.77, 78).

C’est le même stratagème qui a conduit les impérialistes à soutenir Savimbi contre le MPLA en Angola, les Contras contre les Sandinistes au Nicaragua, Buthelezi contre l’ANC en Afrique du Sud, les Talibans contre le régime laïc Afghan, etc. A ce propos, au moment même de l’arrivée au pouvoir du renégat Gorbatchev en 1985, Schultz, chef de la diplomatie US formulait l’analyse suivante : « Alors qu’il fut un temps où les Soviétiques pouvaient penser que tout mécontentement était susceptible de se transformer en insurrection communiste, nous voyons apparaître une nouvelle forme de lutte, celle des gens, qui partout dans le monde risquent leur vie contre le despotisme communiste » (le Monde Diplomatique 1986).




Ensuite, Moussa Paye se méprend totalement sur « l’intégrisme » fasciste qui n’est en réalité qu’une instrumentalisation de la religion musulmane à des fins politiques. Depuis 1988 le peuple algérien, peuple phare de la lutte de libération nationale en Afrique dans les années 54/62, se trouve coincé à la fois entre une dictature militaro-civile et l’islamisme politique criminel. Des millions d’Algériens, notamment des jeunes n’ayant d’autres perspectives de vie que le chômage, la misère, la hogra (humiliation), ont été un moment attirés par la démagogie politique religieuse des leaders islamistes qui se sont érigés nouveaux « prophètes seuls détenteurs du coran ». Mais qui donc leur a donné ce droit ?

Ali Belhadj, un des leaders fascistes intégristes d’Algérie, déclarait ainsi que « la démocratie est kofr, contre Allah ». Ali Belhadj ajoute pour bien se faire comprendre : « le multipartisme est inacceptable du fait qu’il résulte d’une vision occidentale. Si le communiste s’exprime, le berbériste s’exprime, ainsi que tous les autres, notre pays va devenir le champ de confrontations d’idéologies diverses en contradiction avec la religion de notre peuple. Il n’y a pas de démocratie parce que la seule source du pouvoir c’est Allah à travers le Coran et le peuple. Si le peuple vote contre la loi de Dieu cela n’est rien d’autre qu’un blasphème. Dans ce cas, il faut tuer ces mécréants pour la bonne raison que ces derniers veulent substituer leur autorité à celle de Dieu » (journal Horizons du 23 février 89 cité dans Algérie, les racines de l’intégrisme, Saïd Bouamama, édition EPO). Et Abassi Madani, le principal leader du FIS, de menacer : « Nous sommes prêts à sacrifier les deux tiers de la population pour permettre au tiers restant qu’il réussisse dans la voie de Dieu » (idem).

En décembre 1997, le bilan des attaques terroristes islamistes en Algérie établi par des syndicalistes algériens était de « 400 syndicalistes assassinés, 930 classes primaires et secondaires, 1020 administrations, 630 entreprises, 8 instituts et 3 centres universitaires détruits. Au total, c’est 350.000 salariés mis au chômage et une perte pour l’Algérie de 2 milliards de dollars, ce qui est l’équivalent d’une année de nourriture pour le peuple algérien »(idem). La destruction des infrastructures industrielles par les terroristes fondamentalistes participe du plan d’ajustement structurel imposé par le FMI et la Banque Mondiale à l’Algérie, en ce sens que les entreprises publiques dynamitées sont tout de suite remplacées par des entreprises privées importatrices.

Cette terrible tragédie macabre et dévastatrice est à l’origine de la protestation de cette mère de famille contre la loi d’amnistie de Bouteflika pour les assassins islamistes : « Depuis l’assassinat de mon enfant âgé de vingt ans par les islamistes terroristes des FM/AIS/GIA, …, j’attendais de vous…plus de courage…pour achever de détruire ces monstres. (…) Au lieu de cela, vous vous tournez vers les égorgeurs d’enfants, de bébés, de femmes et d’hommes…Hier l’ex-président nous sort le décret de la « honte » dans lequel il nous met à égalité avec les familles de nos bourreaux. Aujourd’hui votre projet d’amnistie nous met déjà sous les pieds des ‘trévistes, aux mains noyées de sang’ ». (idem, tiré de Algérie, les racines de l’intégrisme, édition EPO).

L’Egyptien Samir Amin, originaire du pays des théoriciens « frères musulmans », dans la préface du livre de notre camarade Saïd Bouamama, clarifie la nature politique de l’intégrisme islamiste comme suit : «  l’islam politique ne s’intéresse pas à la religion qu’il invoque et ne propose dans aucun domaine aucune réflexion théologique ou de nature sociale. Dans ce sens, il n’est pas une « théologie de la libération » … l’islam politique exige le retour de la société à l’ensemble des règles de droit public et privé telles qu’elles étaient pratiquées il y a deux siècles – dans l’Empire ottoman, au Maroc, en Iran et en Asie Centrale – par les pouvoirs de l’époque. (…) toute personne dotée d’un minimum de sens de l’observation et de capacités critiques ne peut pas ignorer que derrière le discours de légitimation se profilaient des systèmes sociaux réels qui ont une histoire. (…) En ce sens, l’islam contemporain n’est qu’une idéologie passéiste qui propose aux peuples auxquels il s’adresse un retour pur et simple au passé, plus précisément au passé récent, aux époques qui ont précédé immédiatement la soumission du monde musulman à l’expansion du capitalisme et de l’impérialisme occidental » (idem, les racines de l’intégrisme, p.11, 12). N’est ce pas ce que fait Moussa Paye par sa référence hors contexte aux royaumes et Etats religieux pré-coloniaux de la sous région au nom de la dénonciation de « l’européocentrisme » ?

Samir Amin attire fort justement l’attention aussi sur le fait que « l’association du libéralisme économique et autocratie politique convient à la perfection à la classe dominante compradore chargée de la gestion des sociétés de la périphérie capitaliste contemporaine. Les partis islamistes sont tous des instruments de cette classe. (…) organisations clandestines qui pratiquent « le terrorisme » ….sont parfaitement instrumentalisées par l’islam politique dirigeant et le partage des tâches est clair entre les uns – chargés d’utiliser la violence – et les autres – chargés d’infiltrer les institutions de l’Etat …L’objectif est unique : prendre le pouvoir » (idem, les racines de l’intégrisme, p.13). C’est ainsi que « les Etats-Unis, en assurant le leadership, ne voient donc guère d’inconvénients à l’exercice du pouvoir par l’islam politique. (…) Le soutien à l’islam politique a pu prendre la forme extrême de l’entraînement de ses agents, de la fourniture d’armes et de moyens financiers, comme cela a été le cas en Afghanistan. Le prétexte était évidemment de combattre le communisme … L’islam politique n’est donc en rien l’adversaire de l’impérialisme, mais tout au contraire son parfait serviteur. Cela n’empêche qu’on fasse semblant de croire qu’il s’agit là d’un ennemi engagé dans la « guerre des cultures », comme veulent le faire croire Samuel Huntington et les services de la CIA qui l’emploient. Une guerre …dont les seules victimes réelles sont les peuples que les culturalismes en question (l’islam politique) placent sous leur coupe. Une guerre idéologique qui, de surcroît, procure un prétexte facile d’intervention…On ne sera pas étonné que les Etats-Unis se réjouissent des services que l’islam politique rende à leur projet d’hégémonie mondial »(idem, Samir Amin dans les racines de l‘intégrisme, p.15).

Dès 1935 au 7éme Congrès de l’Internationale Communiste, Van Min du Parti Communiste Chinois avertissait à juste raison : « dans les pays coloniaux et dépendants, les organisations fascistes sont toutes liées à une puissance impérialiste ; elles sont des organisations vendant leur propre nation et des instruments de l’asservissement impérialiste de leur peuple. Elle représentent les forces les plus réactionnaires, les plus contre révolutionnaires et les plus sombres dans leurs pays » (idem, Algérie, les racines de l’intégrisme).

Moussa Paye perd tout sens des réalités et enjeux politiques historiques, quand il considère que « l’actualité de ce débat » sur l’islamisme politique, c’est rappeler que « dès le premier jour la révolution bolchevik, … a produit une troisième proclamation d’urgence : ‘Appel aux peuples musulmans d’Extrême-orient’. Staline l’homme de fer fit mieux….après l’invasion allemande de juin 1941, il invoqua Dieu,… et tous les saints de la Russie » (Le Soleil du 07 septembre 04). Mobiliser les peuples coloniaux dans le cadre de l’unité du front anti-impérialiste en 1917 et mobiliser tous les peuples de l’URSS contre le déferlement des hordes barbares nazies en 1941 devient par le « miracle » de l’interprétation abusive et erronée de Moussa Paye : « ce n’est pas avec le marxisme-léninisme que nous allons mobiliser le peuple » (idem). Moussa Paye peut-il nous expliquer ce que signifie « mobiliser le peuple avec le marxisme-léninisme ?» et devrait arrêter de s’abreuver des mensonges de la littérature de la bourgeoisie anticommuniste. En 1917, c’est le programme et la stratégie de la révolution socialiste qui ont mobilisé le prolétariat et les peuples d’URSS contre le tsarisme et la bourgeoisie. En 1941, c’est le programme antifasciste de l’URSS et sa stratégie de front unique et de front populaire, y compris avec les sections non fascistes de la bourgeoisie, qui ont sauvé l’humanité de la bête immonde nazie et favorisé le développement des luttes de libération anti-coloniales.

 

Ne pas confondre lutte légitime contre « l’européocentrisme »

et science de l’émancipation sociale et nationale !

 

« Faut-il insister sur le fait que la plupart des luttes d’émancipation nationale, sociale et politique dont notre pays a été le théâtre sont antérieures à celles qui seront menées en occident et auxquelles un certain « européocentrisme », en leur donnant un retentissement mondial, les posera définitivement en références universelles » déclare Moussa Paye dans le Soleil du 7 septembre 2004. Il y a là un souci partagé de dénoncer la propagande impérialiste, de droite et de gauche social-démocrate, tendant à s’ériger comme modèle universel en soi. Il y a là un souci partagé d’en finir avec les théories culturalistes chauvines impérialistes présentant « les civilisations, les cultures africaines comme naturellement barbares, despotiques ». Nous avons à ce propos notamment les excellents travaux du savant égyptologue Cheikh Anta Diop sur l’antiquité pharaonique qui démasquent la supercherie historique des esclavagistes et colonialistes européens, y compris de la social-démocratie, pour justifier les premières formes de la mondialisation capitaliste que sont la traite des noirs et le système colonial.

Devons nous pour autant fermer les yeux sur la nécessité de l’analyse des classes sociales et des rapports des classes dans les sociétés et les Etats pré-coloniaux africains qui perdurent sous l’actuelle domination de nos pays ? Rendons d’ailleurs au moins sur ce point hommage à Majhmout Diop qui a légué à la jeune génération un essai sur ce sujet.

Devons nous pour autant nous contenter d’un illusoire « retour en arrière » apologétique de « la glorieuse » évolution historique de l’Afrique jusqu’à l’arrivée des blancs esclavagistes et colonialistes ?

Devons nous pour autant, comme le fait Moussa Paye, mettre entre parenthèse l’histoire coloniale et semi coloniale et la mondialisation capitaliste actuelle qui façonne de manière déterminante l’évolution des sociétés africaines, de ses réalités de classes et partant de la problématique fondamentale du pouvoir de classe ?




Devons nous pour autant capituler, comme le fait une partie de l’intelligentsia africaine, devant les théories culturalistes impérialistes relayées à souhait par les classes bourgeoises et féodales compradores nationales, selon lesquelles « le socialisme scientifique, le matérialisme dialectique et historique est étranger à l’Afrique » ?

Devons nous défendre pour autant sans aucune distinction, ce que certains bourgeois et petits bourgeois panafricanistes « noiristes » appellent « la culture, la politique, la pensée propre africaine » parce que l’impérialisme criminalise certaines pratiques ancestrales de nos populations ?

Concrètement, considérer que la science est universelle et n’est la propriété exclusive d’aucun peuple, d’aucune nation, d’aucune race et dénoncer des pratiques ou rapports sociaux tels que la polygamie, l’excision, les castes, n’est-ce pas là succomber devant les agressions multiformes de l’impérialisme contre les peuples africains, n’est-ce pas succomber à l’assimilationnisme ou l’européocentrisme impérialiste ?

Ce curieux raisonnement de certains intellectuels africains reflète la terrible réalité d’une dimension particulière de la colonisation : à savoir l’aliénation mentale de l’intelligentsia colonisée. En effet, que l’impérialisme tente de désarmer les peuples opprimés idéologiquement, psychologiquement, et que pour cela il utilise les aspects réactionnaires de certaines traditions comme prétexte à sa politique d’asservissement des peuples africains, le procédé est aussi vieux que l’esclavage, le colonialisme et se poursuit encore aujourd’hui sous le semi-colonialisme.

Le programme du RTA-S/COP démontre que « la nature discriminatoire et raciste du capitalisme sert à maintenir et pérenniser son système d’asservissement des populations noires. Les peuples africains vivent ainsi dans une atmosphère d’apartheid historique et planétaire, que l’impérialisme a propagé pour maintenir le point de vue selon lequel la main d’œuvre noire est « semblable aux animaux », comparable « aux bêtes de somme ». Que c’est donc soi-disant « l’ordre naturel et divin des choses » qui fait que c’est à « l’homme blanc qu’incombe la mission civilisatrice » d’exploitation et d’oppression de l’Afrique et des africains. Il s’agit tout simplement de perpétuer l’esclavage multiforme des travailleurs noirs, mais aussi de diviser les travailleurs du monde sur une base raciale et nationale afin d’affaiblir la lutte commune du monde du travail et des peuples opprimés contre le système capitaliste  ». Le but de cette propagande impérialiste est « d’organiser des rapports d’oppression entre, d’une part, des états, pays, nations, peuples, races et nationalités qui dominent et, d’autre part, des états, nations, peuples, races et nationalités qui sont opprimés. (…) il a édifié une hiérarchie raciale et nationale à l’échelle du globe qui met au bas de l’échelle sociale et nationale les prolétaires et paysans noirs, les peuples noirs, les nations noires, la race noire et les nationalités noires ».

Ceux qui rejettent la nécessité de s’approprier la science de la transformation révolutionnaire de la société et toutes revendications démocratiques et laïques contre l’excision, la polygamie, les castes, etc., n’ont pas compris que « l’impérialisme est un frein au développement des forces productives dans les colonies et semi-colonies » comme le dit le programme du RTA-S/COP. En effet, l’essence de la domination impérialiste sur nos pays consiste dans le fait non de supprimer les classes sociales exploiteuses pré-coloniales, mais plutôt « de se les subordonner, de se les soumettre ». C’est ce que explique le programme du RTA-S/COP : « Le système colonial est au fond une intégration, en position subordonnée et complémentaire, de l’économie pré-coloniale africaine au mode de production capitaliste devenu mondial. Au contraire de ce qu’il a réalisé au centre de l’impérialisme, le capitalisme n’a détruit ni les modes de productions pré-capitalistes en Afrique, ni les classes exploiteuses esclavagistes, moyenâgeuses, médiévales et féodales. Le capitalisme se les a associés en se les subordonnant par l’introduction de l’économie monétaire, les cultures de rentes et l’exploitation minière. Les populations laborieuses africaines sont ainsi tombées sous le joug des monopoles, des multinationales impérialistes ».

Dès lors il devient clair que refuser tout travail de maîtrise du socialisme scientifique ou « défendre » des traits caractéristiques du patriarcat pré-colonial au nom de la soi-disant « défense des cultures africaines », c’est en réalité défendre l’asservissement impérialiste des masses laborieuses africaines. S’arcquebouter sur une prétendue et inexistante « Afrique éternelle immuable », qui n’invente rien d’autre que l’incessante complainte sur un passé lointain, c’est ajouter de l’eau au moulin de la vision anthropologique imposée par les impérialistes à l’Afrique.

Cette partie de l’intelligentsia africaine devrait méditer le fait que l’Afrique est le seul continent colonisé où les bourgeoisies nationales ont abdiqué aussi ouvertement sur l’ambition de conquérir un jour le « marché national ». Il n’y a qu’en Afrique, particulièrement chez nous les noirs, que des supposés intellectuels mettent tant d’ardeur à faire de l’Afrique une « exception anthropologique » sur la chaîne de l’évolution historique des sociétés humaines. Ceux qui disent que le « marxisme est étranger à l’Afrique » doivent en tirer toutes les conséquences à savoir que le « capitalisme est étranger à l’Afrique ». Or, il n’y a pas plus monumentale absurdité mensongère que ce paradigme anthropologique impérialiste et bourgeois.

Une telle approche « culturaliste », on la retrouve aussi chez le savant Egyptologue Cheikh Anta Diop, lequel présente même Karl Marx et Friedriech Engels comme des « racistes »(sic!) pour avoir utiliser, par exemple, dans l’ouvrage magistral « Origine de la famille, la propriété privée, et de l’Etat » le concept de « peuples arriérés ». Cheikh Anta Diop, qui a par ailleurs oeuvré à décoloniser l’histoire africaine, indépendamment de la valeur scientifique indéniable de ses travaux, tombe ici dans une confusion totale entre définition culturaliste et matérialiste du concept de « civilisation ou de barbarie ». En effet, du point de vue du matérialisme dialectique et historique, « l’arriération » ou le niveau de « civilisation » d’un peuple, d’une nation, d’un pays n’est pas culturel, mais est déterminé par le mode de production, le niveau de développement des forces productives, de l’économie de la société considérée. C’est Lénine qui nous enseigne comment aborder scientifiquement la problématique culturelle. Lénine nous apprend que « dans toute culture, il y a deux cultures »: celle des classes exploiteuses et celle des classes exploitées.

Cheikh Anta Diop est aux scientifiques révolutionnaires prolétariens africains en matière d’histoire ce que Hegel, Feuerbach ou Ricardo ont été à K. Marx et F. Engels en philosophie et en économie politique.

Oui, l’Afrique a eu historiquement un niveau de développement économique, politique, social et culturel comparable à celui de l’Europe et des autres continents jusqu’à l’avènement de la société bourgeoise. C’est le mode de production capitaliste qui va faire la différence, laquelle va se traduire notamment dans la traite « négrière », le colonialisme et puis le système de domination semi colonial que nous subissons actuellement.

C’est l’impérialisme qui est parvenu à imposer cette approche théorique subjective métaphysique qui analyse la superstructure sans chercher la base matérielle (l’infrastructure) où elle trouve sa source en dernière instance. C’est ainsi que l’impérialisme intoxique les populations, la classe ouvrière des grands pays capitalistes pour tuer chez eux tout esprit internationaliste et « crétiniser » sur la base du complexe d’infériorité certains intellectuels africains mentalement colonisés.

En Afrique ce sont les classes bourgeoises impérialistes, les capitalistes nationaux et les forces sociales exploiteuses pré-coloniales qui ont intérêt à ce que le socialisme scientifique soit considéré comme « étranger ». C’est elles qui s’évertuent à pérenniser l’oppression, la soumission obscurantiste patriarcale des femmes, et partant de toute la société.

Mais les scientifiques révolutionnaires internationalistes africains doivent, pour élaborer les revendications démocratiques révolutionnaires, partir de la réalité telle qu’elle est objectivement en utilisant le scalpel du matérialisme dialectique et historique. Seule cette méthode, qui découle de « l’analyse concrète de la réalité concrète » selon la juste expression de Lénine, permet de formuler les réponses précises qui vont dans le sens de briser tous les freins, toutes les entraves à la mobilisation des ouvriers et ouvrières, des masses populaires et leur implication totale dans la lutte pour l’émancipation nationale et sociale. C’est cela la voie de la libération réelle de l’Afrique, des travailleurs et peuples africains.

septembre 2004




Fodé Roland Diagne, chargé des relations internationales de Ferñent/Mouvement des Travailleurs Panafricains – Sénégal

 

LA « MONDIALISATION » NEE DE LA FIN DU MONDE BIPOLAIRE CONDUIT A LA RECOLONISATION ET/OU

A L’IMPLOSION DES ETATS-NATIONS OU DES ETATS MULTINATIONAUX

Par Diagne Fodé Roland

 

Combien avaient compris la signification réelle pour les travailleurs et les peuples de la chute du mur de Berlin en 1989? Francis Fukuyama, ex-responsable au département d’Etat américain déclarait « La fin de l’Histoire ». Mais peu ont retenu qu’il ajoutait aussi que l’humanité connaîtrait « les marécages de l’histoire ». Les réjouissances et festivités monstres d’alors initiées par les impérialistes, lesquels célébraient à coups de champagne « le nouvel ordre mondial », ont été d’abord écorchées avec l’agression de l’Irak par une coalition militaire aux ordres de Washington (près d’une centaine de nos soldats furent utilisés comme chair à canon), puis la blessure s’est agrandie avec la guerre de l’OTAN poursuivant le dépeçage de la Yougoslavie, ensuite la plaie est devenue béante avec l’attaque armée des occidentaux contre l’Afghanistan et sa mise de fait sous protectorat, et enfin la gangrène commence à se généraliser avec la barbarie colonialiste du sionisme israélien contre le peuple désarmé de Palestine.

En ce début du 3éme millénaire, l’opinion la plus répandue est que d’abord « mal partie », l’Afrique est plongée dans une catastrophe qui hypothèque son avenir : génocide ethno-fasciste au Rwanda en 1994, guerres civiles au Libéria et en Sierra Léone, guerres qui s’étendent à la Guinée Conakry, occupation, guerre et pillage au Congo de Lumumba, menace de l’islamisme politique en Algérie, xénophobie et menace d’implosion de la Côte d’Ivoire, ravage du sida, appauvrissement mortel des populations par les plans d’ajustement structurel du FMI et de la Banque Mondiale, dévaluation du franc cfa en 1994, une seconde est en route à terme avec le passage à l’Euro, privatisation des entreprises nationales stratégiques, chute continue du prix des matières premières; bref la recolonisation du continent africain est en marche. La diaspora africaine n’échappe pas non plus à l’exploitation et l’oppression, enfermée qu’elle est dans une Union Européenne (UE) barricadée, qui a de plus en plus de mal à crédibiliser son « modèle démocratique européen ». L’Afrique et les africains sont donc plongés dans « les marécages de l’histoire » selon le mot tristement célèbre de Fukuyama, « marécages » dans lesquels se débattent les populations laborieuses africaines et la diaspora africaine à travers le monde.

Peu à peu les travailleurs et les peuples prennent conscience que « le monde du marché libre » a été libéré de la bride qui le retenait relativement et empêchait ainsi relativement l’étalage au grand jour de sa véritable nature prédatrice, spoliatrice, voire criminelle.

 

L’Etat désastreux du monde actuel est une conséquence de la défaite du socialisme, de l’URSS

 

Il faut prendre toute la mesure des effets désastreux de la disparition de l’URSS. Cette dernière faisait contrepoids dans le monde entier à la domination de l’impérialisme. Cette contradiction première avec l’URSS a en quelque sorte surdéterminé les contradictions inter-impérialistes, mais aussi relativement la contradiction entre l’impérialisme et les peuples opprimés. C’est ce qui a conduit les USA à aider à la reconstruction des économies européenne et japonaise après la seconde guerre mondiale; c’est aussi ce qui a conduit aux délocalisations des entreprises à faibles compositions organiques du capital qui ont permis une relative industrialisation des « nouveaux pays industrialisés », notamment de l’Asie du sud-est. La disparition de l’URSS produit la fin de cette surdétermination, c’est-à-dire le retour à l’antagonisme “ pur ” entre les USA et ses “ alliés ” de l’Union Européenne en construction et du Japon. Désormais les USA comptent faire valoir entièrement leurs intérêts et leur hégémonie totale.

La disparition des pays socialistes débouche sur l’élimination des équilibres issus de la seconde guerre mondiale. L’histoire nous apprend que la disparition d’un équilibre entre puissances conduit toujours à une nouvelle guerre visant à instaurer un nouvel équilibre. Ce fut le cas avec la guerre impérialiste 1914-18 née de la rupture du rapport des forces entre les puissances coloniales lors du partage colonial de la conférence de Berlin en 1884-85. Contrairement au discours sur le “ nouvel ordre mondial ”, nous sommes entrés dans une période lourde de menaces pour les peuples, une période de guerres et d’agressions impérialistes contre les peuples annonciatrices, à terme, d’une conflagration entre puissances impérialistes, notamment entre les USA et l’Europe supranationale impérialiste en construction.

 

La crise générale du capitalisme accroît les rivalités inter-impérialistes pour la conquête des sources de matières premières et des marchés

Depuis la décennie 70, la bourgeoisie impérialiste est confrontée à une crise de surproduction, précisément à une crise profonde de valorisation de son capital du fait de la baisse tendancielle du taux de profit. Pour y répondre le capital monopoliste accélère les processus de concentration et d’internationalisation du capital financier et des profits. La loi absolue du capitalisme à son stade suprême est la recherche du profit maximum. Le résultat est l’exacerbation des contradictions entre impérialismes, une attaque sans précédent contre les niveaux de vie des masses populaires sur l’ensemble de la planète et une recolonisation des peuples opprimés. Cette crise aurait pu être mortelle et déboucher sur une situation révolutionnaire inédite si les pays socialistes et le Mouvement Communiste International n’avaient pas été gangrenés par le révisionnisme, le réformisme et la trahison gorbatchévienne.

La disparition du camp socialiste a constitué une bouffée d’air pour un système impérialiste mondial en crise parce que surchargé en capitaux en quête de valorisation. La perspective de nouveaux marchés à l’Est s’est traduite par une lutte sans merci entre les différents impérialismes avec comme conséquence le retour de la guerre en Europe. Mais elle a été précédée par les plans d’ajustement structurel du FMI et de la Banque Mondiale dont le but est de faire payer les dettes et les intérêts par les peuples. Elle se poursuit par les guerres successives contre les peuples, principalement contre les Etats qui résistent à l’hégémonie impérialiste. C’est dans ce cadre que l’impérialisme a besoin de substituer à « l’empire du mal » soviétique d’hier le nouvel ennemi dénommé « terrorisme », « le bien contre le mal », « la civilisation contre la barbarie ». Ce qui est le plus commode, le plus avantageux pour l’impérialisme, c’est la recolonisation pur et simple des pays, régions ou zones où se concentrent les matières premières, surtout stratégiques comme le pétrole ou le gaz naturel. C’est pourquoi les peuples re-subissent, comme à la fin du 19éme siècle lors de la conquête coloniale, la politique de l’asservissement par le canon, le feu et le fer. C’est pourquoi, les pays indépendants, à l’instar de l’Afghanistan, de l’Irak ou la Yougoslavie, redeviennent en partie ou en tout des protectorats. C’est pourquoi l’ethnisme ou l’islamisme politique deviennent des facteurs d’implosion des Etats multinationaux et de recolonisation. Et, à l’instar de la Côte d’Ivoire, aucun pays n’est à l’abri.

Illustrons concrètement notre propos par un exemple précis qui interpelle tout être pensant qui a suivi la propagande de l’impérialisme français de 1960 jusqu’à très récemment encore. Retenons, avant d’examiner le cas ivoirien, que le Sénégal et la Côte d’ivoire ont été et sont encore des pièces maîtresses dans le dispositif du pré-carré français en Afrique : Le Sénégal en est le pilier politique et la Côté d’Ivoire le pilier économique.

 

Côte d’Ivoire : Menace de partition ou/et d’un Rwanda bis

L’espoir suscité par la « révolution de palais » qui avait chassé Henri Konan Bédié du pouvoir en décembre 1999 s’est dilué dans un bain de sang, qui a porté Laurent Gbagbo à la Présidence et dans les  massacres récurrents des ressortissants du nord et des immigrés, suite à l’exclusion d’Alassane Ouattara des élections législatives. Des Mosquées et des Eglises ont été brûlées. Un affrontement ethnico-religieux et régionaliste menace de faire éclater le pays.





Les principales causes économiques de la crise ivoirienne

Pour la Côte d’Ivoire comme pour toute l’Afrique et le Tiers Monde, les années 80 sont celles des Plans d’Ajustement Structurel (PAS) dictés par le FMI et la Banque Mondiale. Présentés comme des « plans de redressement des équilibres macro-économiques, financiers et budgétaires », ils se sont révélés catastrophiques pour les économies et les populations laborieuses. Les résultats chiffrés ont été pour le soi-disant « bon élève du FMI et de la Banque Mondiale » qu’est la Côte d’Ivoire: la baisse des cours du cacao de 37% en 98/99, la dévaluation du franc Cfa en 1994 qui a « conjoncturé » le peuple, la paupérisation dramatique de la paysannerie base sociale du régime Houphouétiste et du PDCI, l’élevation de la dette à 16 milliards de dollars, la privatisation par le bradage des secteurs stratégiques de l’économie nationale, de la santé, de l’éducation et une prétendue croissance de 6,5% artificiellement gonflée par la dévaluation.

Toute la classe politique ivoirienne s’est alignée sur les recettes prédatrices des Institutions de Bretton Woods. Or, les plans d’Ajustement Structurel ne servent qu’à enfermer les peuples dans le système usurier de la dette et des intérêts de celle ci, qu’à organiser le pillage des matières premières et la force de travail sous payée des masses laborieuses africaines.

 

La responsabilité des dirigeants politiques africains et de l’intelligentsia

En 1994, lors du génocide dans lequel l’impérialisme français s’était impliqué jusqu’au cou au Rwanda, le RTA-S avait déclaré: toute l’Afrique est potentiellement un Rwanda. Car nous avions compris que le phénomène dit de la « mondialisation » signifiait à la fois un processus d’unification au centre du système capitaliste et une recolonisation comprenant en plus l’implosion de certains Etats multinationaux et/ou multiconfessionnels à la périphérie, notamment dans les pays dominés.

Le conflit politico-judicaire sur la question absurde et dangereuse de « l’ivoirité » reflète l’incapacité de toute la classe politique ivoirienne a solutionné la crise économique, sociale et politique née des diktats du FMI et de la Banque Mondiale. Des dictatures militaires ou civiles des années 60/70 en Afrique, on est passé au « multipartisme des gestionnaires et technocrates » dans les années 80/90, puis maintenant on en arrive au « multipartisme ethnique, religieux et/ou régionaliste ». Quel recul !!

Le projet initial « de libération nationale dans l’unité africaine » du Rassemblement Démocratique Africain (RDA), lors de la lutte pour l’indépendance, entre 1945 et 1960, a été saboté par les Houphouët et les Senghor. Houphouët disait: « la Côte d’Ivoire ne sera pas la vache laitière de l’Afrique ». Résultat: elle est devenue la « vache caféière » des Multinationales françaises. En 1963, au moment de la fondation de l’OUA, les mêmes Senghor et Houphouët, soutenus par leurs maîtres impérialistes français, ont combattu la position panafricaine de Kwamé Nkrumah d’un « gouvernement africain unique, un parlement unique et une armée unique ». Résultats: le Sénégal est confronté depuis 1982 à un mouvement indépendantiste Casamançais dont le fondement historique et politique est incontestable et la Côte d’Ivoire est menacée par une scission nord/sud.

 

Rivalités entre l’impérialisme français et américain

« Comme le général Gueï, Paris avait pourtant contribué à installer Henri Konan Bédié dans le fauteuil vacant de Félix Houphouët Boigny…parce qu’il risquait de faire voler en éclats la « vitrine » de son pré-carré en Afrique; parce que l’instabilité politique croissante à Abidjan commençait à porter préjudice aux importants intérêts économiques tricolores dans le pays. La Côte d’Ivoire est le deuxième client de la France en Afrique Noire (5,3 milliards de francs d’achats en 1998). L’Hexagone y détient une part de marché de près de 30%… ». Voilà comment le journal patronal français Les Echos du 27/12/99 explique le coup d’état de « Noël 99 ».

Beaucoup avaient cru que ce coup d’état servait le dauphin, Alassane Ouattara, de l’ex-directeur français du FMI, M. Candessus. Mais c’est le troisième « larron », membre de l’Internationale Socialiste, Laurent Gbagbo qui, finalement, va être le vrai bénéficiaire de toute la mise en scène macabre qui endeuille le peuple ivoirien.

Pendant que le socialiste français Guy Labertit avouait que « le concept de l’ivoirité est venu de certaines institutions internationales qui ont trouvé cette formule tristement géniale pour répondre à une situation de crise économique en Côte d’Ivoire » et proclamait que « l’Internationale Socialiste (en fait les socialistes européens) a réaffirmé toute sa solidarité avec le FPI » (le Nouvel Afrique Asie, décembre 2000), les socialistes africains (d’Afrique du sud notamment) et les « amis » de la droite française comme Eyadéma et Bongo cherchaient à remettre en selle le RDR de A. Ouattara. Pendant que Chirac et Jospin en France s’entendaient pour conserver le « pré-carré » contre la pénétration américaine en Afrique et que le FPI et le PDCI en Côte d’Ivoire se partageaient, sur des bases ethniques, religieuses et régionalistes, les sièges de l’Assemblée Nationale, les impérialistes américains, qui avaient choisi A. Ouattara, « boudaient » la proclamation présidentielle de Laurent Gbagbo. Il apparaît que les impérialistes français et américains rivalisent à travers leurs valets interposés sur le continent africain et utilisent les idéologies et politiques les plus réactionnaires, notamment l’ethnisme et l’utilisation politique de la religion, pour maintenir l’Afrique dans leurs griffes en n’hésitant pas à faire éclater les Etats multinationaux nés de la lutte pour l’indépendance.





L’Afrique de l’Ouest va t-elle devenir l’Afrique des Grands lacs?

L’option répressive régionaliste, ethniste et religieuse du socialiste Gbagbo contre les populations du Nord conduit inévitablement, à terme, à des affrontements armés. L’accalmie apparente d’aujourd’hui ne doit pas nous cacher la persistance des contradictions. Or, au Libéria, en Sierra Léone, des guerres civiles ethniques manipulées par les impérialistes s’y déroulent depuis de nombreuses années. Des foyers de concentration d’armes pullulent dans toute cette région d’Afrique de l’Ouest.

Ainsi, si l’égalité des droits et la citoyenneté de tous les Ivoiriens de toutes les régions, de toutes les confessions, de toutes origines, de toutes nationalités et le respect des droits des minorités nationales immigrées ne sont pas reconnus, toute guerre civile peut entraîner une guerre dans laquelle les Etats frontaliers de la Côte d’Ivoire peuvent être entraînés. C’est là une conséquence inévitable des frontières nées de la « balkanisation » coloniale du continent africain.

 

Pour un projet panafricain fondé sur l’union libre des peuples libres d’Afrique

La première phase de la lutte des peuples africains contre la colonisation a engendré des Etats semi-coloniaux multinationaux. L’Afrique indépendante et unie a échoué, parce que les leaders petits bourgeois et bourgeois africains « voulaient chacun leurs Etats propres » pour s’enrichir.

Il faut maintenant que les classes laborieuses africaines prennent leur sort entre leurs mains pour libérer l’Afrique et l’unifier. Dans cette nouvelle phase, la diaspora africaine, comme lors de la première phase entre 1945/60, doit s’organiser pour contribuer par son implication et sa solidarité active à ce nouveau projet émancipateur tout en luttant pour faire respecter ses droits d’immigré(e)s et l’égalité des droits pour tous dans les grands pays développés. Telle est la ligne défendue par le Rassemblement des Travailleurs Africains- Sénégal (RTA-S).

Mars 2002

Par Guy Marius Sagna

Le Conseil municipal de Yeumbeul Nord approuve les projets-phares financés par le Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen)

Communiqué

Chers amis journalistes,
***

A Saly Portudal: A Saly Portudal s’est tenu deux jours d’Atelier de Formation des conseillers municipaux de la commune de Yeumbeul Nord sur les procédures de mise en oeuvre du Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (PACASEN).




Le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (PACASEN) doté d’une enveloppe de 130 milliards de FCFA est un programme très novateur qui vise à rendre opérationnel l’acte 3 de la décentralisation.

Ce nouveau programme, cofinancé par l’Etat du Sénégal, la Banque mondiale (BM) et l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 130 milliards de FCFA, va couvrir 123 communes et villes pilotes dont la Commune de Yeumbeul NORD éligible au programme pour 3 ans.

Pour contribuer au renforcement de capacités des Conseillers Municipaux sur les procédures de mise en œuvre du PACASEN et de partager les rôles et missions de la femme conseillère municipale dans les Collectivités Territoriales, la commune de Yeumbeul Nord a organisé du 21 au 23 septembre 2018 à l’Hôtel BOUGAINVILLEES à Saly un ATELIER DE RENFORCEMENT DE CAPACITES DES CONSEILLERS MUNICIPAUX SUR LES PROCEDURES DE MISE EN ŒUVRE DU PACASEN.

Une occasion pour la Commune d’annoncer les projets phares de la Commune de Yeumbeul Nord dans le Cadre du PACASEN.
Dans un délai record, la Commune va lancer la construction d’infrastructures de dernière génération au bénéfice de la Population locale.




Projet 1: Construction d’un stade municipal
Projet 2: Construction et Équipement d’une école publique moderne
Projet 3: Construction et Équipement d’un Poste de santé et d’une maternité moderne
Projet 4: Installation de lampadaires solaires
Projet 5: Construction de Plateaux multifonctionnels
Projet 6: Construction d’un Parc artisanal
Projet 7: Extension du Réseau électrique
Projet 8: Construction et Équipement d’une médiathèque communale

Le conseil municipal nourrit ainsi une ambition d’un meilleur avenir pour faire de Yeumbeul Nord un territoire viable et compétitif.

Le Conseil Municipal de la commune de Yeumbeul Nord

Résolution du conseil général sur la fusion RND-Taxaw Yemm-Yoonu Askan Wi

Considérant la faillite de la CDS quant à son objectif d’unir la gauche sénégalaise en vue de « la construction d’une grande force d’alternative populaire », en tant que «  gauche attractive, porteuse d’un projet alternatif au libéralisme et au néolibéralisme, en même temps qu’une force d’initiative, audacieuse et déterminée dans la lutte pour la transformation et le changement de paradigme, afin de contribuer à la libération nationale et à l’émancipation sociale en Afrique », faillite illustrant nettement la rupture, de sa part, entre la théorie et la pratique de gauche dans notre pays, ainsi que son incapacité à transcroitre de la forme confédération à celle de la fédération voire de la fusion, conformément aux attentes des militants et militantes,

-Considérant, sur la lancée des orientations et décisions du 1er congrès, les  Résolutions issues des 7ème, 8ème et 9ème sessions du Conseil Général de 2015 à 2016 consacrant la définition et la mise en œuvre de la tactique dite ‘’C3F’’       (Convergence Fusion-Fédération-Front),

-Fort de l’expérience antérieure de fusion- intégration en 2013 avec Ferñent/MTPS et les Doyens du PAI historique, ainsi que du lancement, sans avoir cependant expérimenté la forme Fédération, du projet de fusion- fondation, d’abord à 02 en 2014 avec le Front National de Salut Public/ Moom Sa Réew, puis à 05 incluant PASTEF, RND et T.TEMM à partir de Juillet 2016, soit un an avant  les législatives de 2017, ensuite à 04 après ces mêmes législatives avec la défection du FNSP/MSR, enfin présentement à 03 suite au blocage noté avec PASTEF sur la dénomination, blocage resté non surmonté avant comme après les législatives, malgré les avancées notables enregistrées avec l’adoption de la Plateforme et du Manifeste  promus par Sàmm Li Nu Bokk/Alternative Solidaire, du Contrat de Législature et de la Charte du Député, portés par la Coalition Ndawi Askan Wi,   

-Considérant que l’enjeu de notre projet de fusion se trouve dans notre capacité, d’une part, à donner le signal fort de la rupture d’avec la culture d’émiettement des organisations patriotiques au Sénégal, d’autre part à bâtir ensemble les fondations solides d’un bloc politique crédible, incarnant l’exigence de l’alternative populaire de rupture au service des peuples africains,

-Considérant nos tâches incontournables de critique et d’autocritique, dans le feu de la pratique et de la lutte, pour notre propre éducation et celle de nos partenaires politiques et sociaux,   mettant le doigt sur nos propres erreurs, insuffisances et défaillances, tout en capitalisant et en valorisant pleinement nos acquis ainsi que l’ensemble de notre potentiel éthique et militant ,

-Mettant en avant les principes suivants: Unité-critique-nouvelle unité, confiance et complicité dans l’action militante, esprit d’ouverture et d’initiative, mais aussi vigilance accrue et soutenue à l’égard de toutes manœuvres ou déviations contraires à la cause et aux aspirations des masses,  dans la longue marche du combat multiforme de notre peuple pour son émancipation et son épanouissement,

Le Conseil Général de Yoonu Askan Wi, réuni les 1er et 2 septembre 2018 à Dakar,

DECIDE :

-de tirer à présent toutes les conséquences du comportement politique pratique de la CDS, passant par une position publique de démarcation et de rupture d’avec une telle Plateforme qui refuse de s’inscrire dans une voie de redressement et de recentrage à partir de ses propres orientations et objectifs,

-de poursuivre résolument jusqu’à son terme le projet de fusion à travers la matérialisation de la nouvelle Feuille de route adoptée en mars 2018 et devant déboucher sur la tenue du congrès de fusion les 3 et 4 novembre 2018 à Thiès, à l’initiative des 03 parties prenantes RND, T. TEMM et YAW, lesquelles continuant de réaffirmer leur ouverture et disponibilité à l’égard de toute autre composante partageant les mêmes valeurs, vues et objectifs,

-de faire de ce congrès un espace de mobilisation et de travail, impliquant l’ensemble des militants du sommet à la base, y compris les camarades de la diaspora, et devant adopter les documents fondateurs tels que  la Plateforme, le Manifeste, les Principes d’organisation et les  Statuts, la  dénomination finale du parti ainsi que diverses Résolutions, avant d’élire la Direction du nouveau parti, laquelle devrait assurer la promotion réelle des femmes et des jeunesses montantes en tant que garanties de la relève militante,

-d’engager le congrès à adopter des principes et un  schéma organisationnels fondés sur la démocratie et la collégialité, simples, souples et efficaces, ouverts à l’adhésion d’autres entités ou personnalités, y compris des patriotes africains vivant au Sénégal,

-de jumeler ce congrès avec le congrès de dissolution de Yoonu Askan Wi, conformément aux Articles 40 de ses Statuts et 88 de son Règlement Intérieur, à travers la décision politique de dissolution des entités individuelles existantes, et leur fusion dans une nouvelle entité plus large, avec toutes les mesures d’accompagnement requises au plan juridique et administratif, lesquelles pourraient être facilitées par le biais du récépissé officiel de Yoonu Askan Wi et la mise à la disposition du nouveau parti de l’ensemble de nos propositions et productions sur les diverses tâches post congrès, notamment dans les domaines de la formation et de l’animation, de la communication diversifiée, de l’élargissement des rangs, de la liaison aux masses et à leurs luttes, de la modernisation et de l’innovation dans les démarches, ainsi que de la mobilisation des ressources financières et logistiques nécessaires, entre autres,

-de s’inscrire  clairement dès le départ et avec les parties prenantes, dans l’ambition de construire ensemble une force et une organisation qui transcendent les frontières limitées de nos micro-Etats, conformément aux principes suivants : ‘’bey ci sa wewu tànk’’ (cultiver d’abord son jardin) et ‘’prouver le mouvement en marchant’’, en vue de positionner notre congrès de fusion- fondation comme une initiative-déclic devant faire tilt et susciter d’autres émulations dans notre pays et notre sous- région, en vue de la constitution du bloc soudé des forces crédibles de rupture et d’alternative au service du Sénégal et de l’Afrique toute entière, avec pour credo : « Changeons nous-mêmes pour changer le Sénégal et l’Afrique » !     

Fait à Dakar le 02 septembre 2018                                                                      Le Conseil Général                     

Ces attaques directes de Me El Hadji Amadou Sall contre Macky Sall

YERIMPOST.COM Me El Hadji Amadou Sall a remis ça. L’avocat, qui ne rate jamais l’occasion de tirer sur le régime de Macky Sall, est revenu à charge. Invité à l’émission « Objection », à la radio Sud Fm, l’ancien ministre de la Justice de Me Wade a accusé directement le chef de l’Etat d’être responsable du rejet de l’inscription de Karim Wade des listes électorales. Une pilule que les « Libéraux » ne comptent pas avaler. Macky Sall « marchera sur des cadavres » si le fils de Wade, candidat du Pds, est définitivement disqualifié de la prochaine présidentielle. Me Sall d’ajouter : « Macky Sall est à la manœuvre d’une justice aux ordres. Karim Wade n’a pas un problème avec la Justice mais il en a avec Macky Sall ».



Koulibaly et Naples rejoignent Juventus

Lorenzo Insigne (4e, 59e) et Simone Verdi (20e) ont trouvé l’ouverture pour les Azzurri, contre une réalisation piémontaise d’Andrea Belotti (51e sur penalty). Avec douze points, le Napoli rejoint la Juventus Turin en tête du classement, dans l’attente de la prestation de la Vieille Dame à Frosinone (18h30). Le Torino se retrouve treizième avec cinq unités.



Pourquoi Me Babou parraine Samuel Sarr

YERIMPOST.COM Samuel Sarr a un soutien de taille. L’ancien de ministre de l’Energie sous le règne de Me Wade, candidat déclaré à l’élection présidentielle de février 2019, peut compter sur Me Abdoulaye Babou. C’est ce dernier lui-même qui l’a révélé au grand public. « Je parraine Samuel Sarr », a-t-il déclaré, à l’émission Le Grand Jury. Me Babou n’a pas tari d’éloges pour son candidat. « Samuel est un modèle de fidélité. Il connait l’Etat. En plus, c’est un condisciple », a-t-il laissé entendre.



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