Blog de Cheikh Yerim Seck

Arame Thioye, le journaliste, et le journaliste et une partie de l’émission

Cette émission célèbre la problématique de la posture du journaliste et des libertés individuelles et des prescriptions religieuses.
Le professeur comme toujours dans un rôle de confessionnaliste se défroque de son rôle de journaliste et place au banc du jugement religieux le défoulement extrasexy de la dame.
Mais , Arame, tu es musulmane , est-ce qu’il y a lieu de t’habiller ainsi. Iman a fui.
LUI, LE PROFESSEUR n’a pas fui et n’est point foudroyé par les formes généreuses d’Arame. Du moins visiblement.
Elle argue de sa dimension d’artiste et se vautre dans un refus d’entrer dans la convocation religieuse de lecture de son comportement vestimentaire . Elle réclame être musulmane et user de son corps comme son attribut personnel hors d’une prescription extérieure à elle tout en restant dans les limites de femme mariée .
Aujourd’hui, la question n’est pas d’assener des savoirs, des normes aux autres sous la forme d’une terreur ou de la menace voilée de la géhenne ardente.
L’angle d’attaque est l’ouverture d’espace convivial , de confiance pour discuter avec les femmes, et même les hommes sur la marchandisation du corps par le capitalisme qui soumet tout au profit à tirer.
Pour qu’advienne une prise de confiance personnelle délivrée de toute tyrannie extérieure. Pour que nos corps ne soient pas une valeur marchande. Pour que nous ne tombions point dans la vision que la beauté est une construction, une fabrique sous cosmétiques et accessoires vestimentaire.
Dans cet espace, l’iman ne se trouve point dans la peur de l’exhibition et de l’offre au regard du corps d’Arame. Il peut admirer sans aucune mortification de son propre corps, sans aucun refoulement douloureux la beauté simple, non construite sans aucun reniement religieux.La sagesse n’est pas la fuite mais la capacibilité ( mot que j’ai piqué à un autre professeur )à prescrire à son propre corps les normes religieuse ou laïques qu’on s’est décidées.
Le GRAND PROFESSEUR, censeur à l’aune des prescriptions religieuses, de la rigueur morale presque talibane ne semble pas être dans son rôle de journaliste pour presque toujours se vautrer dans la bonne place de détenteur de savoirs encyclopédique, d’inquisiteur pour écraser l’invité (e)(s). Je voudrais qu’on aille ( LE PROFESSEUR et moi le petit étudiant) ensemble apprendre de ce personnage de Marguerite Duras, Ramon Fernandez. La romancière dit qu’il « avait une civilité sublime jusque dans le savoir, une façon à la fois essentielle et transparente de se servir de la connaissance sans jamais en faire ressentir l’obligation , le poids. ». Quelqu’un peut me dire qu’il s’agit que d’un personnage. Mon professeur titulaire ( il est un vrai professeur d’université, il est à l’UCAD) m’a appris sans aucune arrogance, avec une humilité naturelle que le personnage en tant qu’expérimentation textuelle peut renvoyer à une expérience réelle. Et puis, c’est ce que Ramon Fernandez enseigne comme comportement qui est la leçon à vivre.




Mame Atta GUEYE

6 Comments

  1. S’agissant de Tounkara, c’est son style de toujours et même les femmes handicapées y passent. Concernant l’imam M. L. Dramé, ne pensez vous pas qu’il a été bien avisé (sagesse) de partir s’il ne pouvait « baisser le regard » (au moins mentalement) comme le lui commande sa religion ? Ces deux là, sont-ils réellement journalistes ou justes professeur d’université et imam « islamistes » ? C’est bon à savoir afin que les frileux évitent les émissions de Tounkara-le-taquin. De même, les allergiques au rentre-dedans éviteront-ils les émissions de Bijou Ngoné (est-elle toujours dans Tout est là ?)

  2. Cette émission est dévoyée car elle offre un espace de jugements subjectifs de la part des animateurs aux invités. on dirait un cirque où on fait tout pour décrédibiliser l’invité au lieu de le mettre en confiance. parfois ils sont vraiment nuls en se croyant tout savoir.

  3. Ce plateau et tant d’autres donnent une idée de la dangerosité de la laïcité . Ne devaient occuper les plateaux pour un pays à 98% de musulmans que ceux qui savent comme le recommande le Coran, et non ceux veulent justifier leurs salaires en participant à la crétinisation du peuple.
    Mame Ata cite allégrement des penseurs occidentaux en ignorant royalement le Coran et la sounah du Prophète, Sallahu alayhi wa sallam.
    Ignorance ou détachement de son dogme ?

  4. En 2018, l’obesite est encore appelee « forme genereuse » au Senegal?
    Cette starlette khessalisee gagnerait mieux a surveiller son regime. Je ne voit aucune attraction en elle. Elle a juste etait invitee parce que sont mari est le « wollore » de l’animateur. Et surtout, elle ne brille nullement par son art. D’ou la laudation et le clin d’oeil au president en ce moment pre-electoral

  5. Décidément, malgré vos critiques acerbes vous regardez PROFESSEUR et sa bande. Aucun fait ne vous échappe. Pourquoi critiquer TOUT EST LA. A moins que cela soit des concurrents qui ont perdu de notoriété comme Jakarlo de TFM avec cette bande de cobaye.

  6. L’intérêt de l’article n’est pas de remettre en question l’émission comme concept. Il est une façon d’épingler cette arrogance intellectuelle quasi dépressive du PROFESSEUR ( titularisé dans quel département de L’UCAD ou simple vacataire ? Qu’importe d’être là ou ailleurs ? A quoi ça sert de se réclamer de l’UCAD sans y être ou y être ?) écrasant du haut de son cheval l’invité (e) avec des questions du genre : il y a combien de grains de sable ? Je rigole . L’autre aspect évoqué c’est son côté inquisiteur, démasqueur de la mauvaiseté des autres au nom d’un islam que lui seul connaît . Lui, le propre.

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